Gambämark
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| Gambämark | |
| Lyrics | KAJ |
|---|---|
| Musique | KAJ |
| Chorégraphie | Ida Holmlund |
| Première | 2018 Wasa Teater |
| Langue d’origine | Suédois d'Ostrobotnie et Fenno-suédois |
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Gambämark est une comédie musicale écrite et interprétée par le groupe finno-suédois KAJ. L'histoire se déroule dans le village finlandais fictif nommé Gambämark, en Ostrobotnie, qui proclame son indépendance de la Finlande et devient un État souverain, fondé sur un principe « C'était mieux avant ». Le récit est centré sur Josua Byman, fils du chef du village, Kurt Byman, qui décide de se rebeller contre son père et son idéologie ultra-conservatrice. La comédie musicale est créée au Wasa Teater en 2018 et s'y joue jusqu'en 2019. Avec plus de 23 000 billets vendus, elle est devenue le quatrième spectacle le plus populaire de l'histoire du théâtre, après Botnia Paradise, Colorado Avenue et La Mélodie du bonheur[1].
Il s'agit de la première comédie musicale créée par KAJ[2] Janne Hyöty (sv) est le producteur de musique[3].
Acte 1
La comédie musicale commence avec une journaliste qui rapporte que le village de Gambämark déclare son indépendance de la Finlande pour former son propre État souverain fondé sur le principe « C’était mieux avant » la Russie, la Corée du Nord et l’Association du Patrimoine Culturel de Maxmo ont reconnu le nouveau État formé. Un mur a été érigé autour du village et personne n’est autorisé de rentrer ou sortir
Quinze ans plus tard, Gambämark est devenu une société agraire désuète largement fondé sur le travail communal (« talko »), où les danses publiques sur de la musique folklorique sont courantes et l’alimentation de la population consiste prIncipalement de viande et de pommes de terre (« Hitton litton »)
Le chef du village, Kurt Byman, reçoit un rapport journalier des travaux des habitants du village. (« For Gambämark) et introduit différentes régulations pour le villageois, comme l’interdiction de voleurs de baies.
Josua, le fils de Kurt, doute du l’économie planifiée de son père, l’ordre ultra-conservateur qui interdit tout changement, il s’interroge sur l’époque exacte du passé à laquelle les gens font référence lorsqu’ils la mentionnent quand ils disent « C’était mieux avant », puisque, à terme, le présent deviendra inévitablement, lui aussi du passé.
Josua rêve de quitter le village et de découvrir le monde extérieur (« Dehär e min by »), et rencontre Mäskis-Gunnar, un étrange mais gentil homme qui lui offre des biscuits de dehors et lui promet de lui apprendre la vie.
L'isolement de Gambämark du reste du monde a entraîné une chute drastique de la population d'élans. Alors que les villageois les chassent toute l'année, les murs du village empêchent les élans du reste de la Finlande de migrer vers Gambämark. De ce fait, il ne reste plus qu'une seule femelle élan, Gunilla, et les gardes du village, Klas et Kenneth, ont pour mission de la protéger et de la maintenir en vie afin qu'elle puisse donner naissance à de nouveaux élans qu'ils pourront chasser et manger (« Gunilla »). Une situation critique survient lorsque Klas et Kenneth trouvent un emballage de biscuit (jeté par Josua après que Mäskis-Gunnar lui en a offert un) par terre. En plus d'être un objet interdit par le monde extérieur, l'emballage plastique aurait pu être fatal pour Gunilla si elle l'avait ingéré. Pendant ce temps, Mäskis-Gunnar explique sa philosophie de vie à Josua, l'encourageant à suivre son instinct plutôt que les normes sociales, et lui assurant qu'il n'y a aucune honte à être différent (« Mäskis-Gunnar »). Josua est ravi d'avoir rencontré Mäskis-Gunnar, qui va lui apprendre à fabriquer de l'alcool de contrebande et à souder, et avec qui il construira une machine à cueillir des baies (« Jag har en vän »). Mais à son insu, Kurt fait arrêter Mäskis-Gunnar et l'exile du village pour possession de biscuits venus d'ailleurs et pour avoir mis en danger la vie de Gunilla avec l'emballage jeté (« Ut ur byggden »).
Quand Josua apprend que Mäskis-Gunnar a été banni du village, il est anéanti, se sentant coupable d'avoir jeté l'emballage par terre. Josua confie à Kurt que Mäskis-Gunnar était son ami, ce qui ne fait que conforter Kurt dans l'idée que son bannissement était justifié, car Mäskis-Gunnar aurait eu une mauvaise influence sur lui. Kurt se moque de Josua, le traitant de « faible », et lui promet de l'envoyer chasser l'élan pour « faire de lui un homme ». D'autres villageois tentent de l'encourager, lui répétant en substance : « Tiens bon et garde le sourire même dans les moments les plus difficiles » (« E jöutas ti lev »), mais cela ne fait qu'aggraver sa dépression. Il est alors recueilli par Berit, la responsable du cercle de couture locale, qui le présente aux autres membres. Une fois sur place, il exprime sa frustration face au régime autoritaire et à l'ultra-conservatisme de son père, et Berit révèle que le cercle de couture est en réalité une junte militaire [note 1] qui prévoit de renverser Kurt et de s'emparer du pouvoir à Gambämark, et Josua se joint joyeusement à eux (« Juntton »).
Acte 2
Josua utilise la machine à cueillir les baies de Mäskis-Gunnar pour récolter toutes les myrtilles et airelles de Gambämark, les distribuant plus équitablement aux villageois que ne le fait le régime de Kurt (« Bäriking »), ce qui commence à les retourner contre lui. Cependant, Josua est frustré par le manque d’action du reste de la junte : alors qu'il souhaite agir directement contre Kurt en attaquant le congélateur où il entrepose ses réserves de baies, les femmes de la junte préfèrent des méthodes plus passives, qu'il juge ridicules et insuffisantes (« Tä va he tå »). La junte utilise un talkie-walkie que Kurt avait oublié lors d'une conversation avec Berit pour écouter ses échanges avec Klas et Kenneth, et décide d'agir en déplaçant le bloc de sel de Gunilla dans la zone forestière où Klas et Kenneth sont postés en faction. Josua s'y oppose d'abord, trouvant une fois de plus la solution ridicule et insuffisante, mais elle s'avère efficace : après que Klas et Kenneth se sont déclarés leur amour (« Tå vi e på pass ») pendant leur service, Gunilla erre dans les bois pour lécher le bloc de sel. À ce moment-là, Klas tire accidentellement, et la balle atteint Gunilla, la tuant sur le coup.
Après la mort de Gunilla, Kurt est furieux contre Klas et Kenneth. Il comprend alors que, puisque le bloc de sel a été déplacé à leur poste, quelqu'un a forcément écouté leurs communications et savait qu'ils seraient là. Il leur tend un piège en leur donnant de faux ordres : laisser le congélateur à baies sans surveillance, car il a besoin d'eux pour « une réunion importante qui pourrait durer toute la nuit ». Frustré par l'inaction de la junte, Josua décide de partir seul en mission de sabotage. Apprenant cela, Berit comprend qu'il s'agit d'un piège tendu par Kurt et part à la recherche de Josua pour le prévenir. Alors qu'elle le rejoint au congélateur, ils sont pris en embuscade par Kurt, Klas et Kenneth, qui arrêtent Berit. Josua parvient à s'échapper.
Kurt décide de bannir Berit du village, mais en attendant, elle est contrainte de trier des baies. Suite à cela, Kurt renforce son emprise sur le village, décidant de transformer le travail communautaire des villageois en esclavage pour s'enrichir (« Talkokraft »). Kurt interdit également à Klas et Kenneth de monter la garde ensemble, ce qui sème le doute chez Klas. Ce dernier tente de convaincre Kenneth de désobéir à Kurt afin qu'ils puissent être ensemble. Kenneth hésite d'abord, mais finit par se dire que son amour pour Klas est plus fort que sa peur de la colère de Kurt et décide de rester à ses côtés.
Lors du moment de l'exil de Berit du village, on découvre que Josua a remplacé le livre de lois de Kurt par son propre journal. Il confronte son père, expliquant que Kurt a violé les lois les plus fondamentales du village par ses actes tyranniques et son égoïsme, et que « [Josua] pourrait passer la journée à lire les lois du village, [Kurt] serait reconnu coupable de les avoir toutes enfreintes ». Josua utilise cet argument pour destituer son père et prendre le contrôle de Gambämark, ordonnant à Klas et Kenneth d'arrêter Kurt et de le faire trier des baies. Cette situation amène Kurt à réfléchir à son comportement et à réaliser qu'il a été un piètre chef et « un idiot qui ne fait que tout gâcher » (« Ässol »). Alors que Klas et Kenneth s'apprêtent à emmener Kurt, Berit intervient et dit à Josua qu'il traite Kurt comme Kurt traitait les autres villageois, et qu'il est temps que cela change; sinon, Josua ne fera que renforcer les structures sociales corrompues et perpétuer le cycle d'oppression.
Josua accepte, décidant de pardonner à son père, et prononce un discours où il affirme que les villageois ne doivent pas craindre l'inconnu, qu'il n'y a aucune honte à être « bizarre » et que chacun devrait oser l'être un peu. Il décide qu'il est temps d'abattre les murs de Gambämark, mais concède que les choses étaient mieux avant – « avant qu'on ne commence à croire que tout était mieux avant ».
Après son discours, Josua décide d'organiser un référendum pour que les habitants de Gambämark puissent voter sur la démolition des murs. Mais il est interrompu en plein milieu d'une phrase par Mäskis-Gunnar qui défonce la porte du village à la tronçonneuse. Mäskis-Gunnar explique qu'il a parcouru le monde pendant son exil et qu'il s'est rendu compte que tout le monde est aussi bizarre que lui. Il suggère alors aux villageois de « se taire et de danser le boogie-woogie de Mäskis-Gunnar » (« Hald käftan (no dansar vi) »). La comédie musicale s'achève sur les villageois qui acceptent la proposition de Mäskis-Gunnar et se mettent joyeusement à danser ensemble, désireux d'accepter leurs différences et de ne plus craindre l'inconnu.