Son bâtiment voyageurs est situé au no320 bis de la rue de Charenton, adossé au mur de soutènement surplombant les voies de la gare de Lyon, au croisement de la ligne de Petite Ceinture. Il forme ainsi un belvédère sur le faisceau de voies[2].
La station de métro Porte de Charenton et la station de tramway homonyme de la ligne T3a sont situées à proximité.
Histoire
Ancien bâtiment voyageurs, devenu un club d'arts martiaux.
À l'occasion de la mise à quatre voies de la ligne entre Paris-Gare-de-Lyon et la gare de Villeneuve-Saint-Georges, il est prévu dans les années 1880 de modifier les installations, et aussi de mettre fin à la traversée à niveau des voies par les voyageurs[6], situation encore dénoncée en 1894[7], en construisant un escalier entre les ponts parallèles de la ligne de Ceinture[6].
Finalement, la gare est encore déplacée après 1919[9], cette fois contre la rue de Charenton, l'éloignant de plusieurs centaines de mètres de la gare de La Rapée-Bercy, et la plaçant à équidistance de la gare suivante de la Petite Ceinture, la gare de la rue Claude-Decaen, au nord-est, ouverte, quant à elle, le dans le cadre de l'Exposition universelle et accessible aux seuls voyageurs sans bagages[10]. La correspondance, d'environ 400 m dans les deux cas, n'est alors possible qu'en utilisant la voirie pour se rendre à l'une ou l'autre gare. Cet allongement avait déjà été dénoncé dès 1913 après la publication du projet[11].
La correspondance est définitivement suspendue avec la fermeture de la Petite Ceinture aux voyageurs le [12].
La nouvelle gare est composée d'un bâtiment adossé au mur de soutènement de la rue de Charenton, relié à un quai central par deux passerelles superposées, l'une au même niveau que les voies de la Petite ceinture et servant de jonction à plusieurs escaliers, et celle du sommet au niveau de la rue, reliées entre elles par une tour abritant également un ascenseur.
La gare reste en activité jusqu'à sa fermeture le à la suite de l'ouverture le même jour du prolongement de la ligne 8 du métro de Paris jusqu'à la nouvelle station terminus de Charenton - Écoles[13].
L'ancien bâtiment voyageurs, longtemps à l'abandon, accueille l'association des cheminots de Paris Sud Est (CSPSE)[15], spécialisée dans les arts martiaux, regroupant dix sections sportives.
En 1996, la section aïkido, créée par Patrice Reuschlé, regroupe d'autres associations de cheminots parisiens d'aïkido sous le nom de Aïkido clubs cheminots (ACC)[16].
12Jules Michel, «La tête de ligne du PLM, les gares de Paris et de Villeneuve-Saint-Georges», Revue Générale des Chemins de fer et des Tramways, , p.15 (lire en ligne).
↑«Décret déclarant urgents des travaux à exécuter sur la ligne de Paris à Lyon, entre le boulevard de Bercy et la gare de Charenton», Bulletin des lois, , p.64 (lire en ligne).
↑Bruno Carrière, La saga de la Petite Ceinture, p.117.
↑«Déplacement de la station de Bercy-Ceinture», Bulletin de la Chambre de commerce de Paris, , p.855 (lire en ligne).
↑Bruno Carrière, La saga de la Petite Ceinture, p.172.
↑«À partir du 5 octobre le métro fonctionnera de la porte de Charenton à Charenton Écoles», L'Œuvre, , p.3 (lire en ligne).
↑Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, p.46.