La gare d'Herve est ouverte le par les Chemins de fer de l'État belge, quelques jours avant la mise en service de la deuxième section le , de Micheroux à Herve, de la ligne 38 dont l'origine est la gare de Chênée. La gare est le terminus de la ligne jusqu'au , jour de l'ouverture de la section suivante d'Herve à la gare de Battice[3],[4].
Elle possédait un bâtiment de gare et une halle à marchandises[1]. Cette dernière datait de 1897[5].
Durant la Première Guerre mondiale, les troupes allemandes incendièrent la gare de Herve qui fut remplacée par un bâtiment provisoire en bois[1]. La deuxième gare fut construite en 1926; l'architecte Putters réalisa les plans en 1924[6].
Après la Seconde Guerre mondiale, la ligne 38 subit le déclin des lignes secondaires. Le trafic des trains de voyageurs est d’abord supprimé entre Hombourg et Plombières, en 1952, et définitivement arrêté en 1957[7]. La gare de Herve resta utilisée pour le transport des marchandises jusqu’en 1983 et des trains de marchandises desservirent la ligne jusque 1986 pour desservir Battice[4].
Après le démontage des voies, un RAVeL a été installé sur la ligne 38 entre Vaux-sous-Chèvremont et Plombières. Il est encore incomplet sur sa partie sud au-delà de Soumagne.
Le bâtiment de la gare a été réhabilité par la commune pour servir de maison du tourisme. Le reste du bâtiment accueille un restaurant et le logement du chef de gare est devenu une habitation.
À Battice, la gare est constituée d’un bâtiment à deux étages de cinq travées sous bâtière longitudinale. Les deux travées extrêmes faisaient très légèrement saillie côté rue et étaient surplombées d’une corniche en mitre.
Toutes les travées étaient munies d’arcs en plein cintre, surplombées par de petits arcs de brique, la façade était en briques et la toiture en zinc[1].
Ce bâtiment fut détruit pendant le saccage de la ville le [8], et sera remplacé par une construction temporaire en bois. La halle à marchandises est resté debout.
Un bâtiment définitif remplace cette gare en bois dans les années 1920-1930. Il est constitué d'une longue aile basse de dix travées à linteau droit (dont une triple) sous bâtière longitudinale avec un porche sous pignon faisant saillie côté rue.
Un logement de fonction à deux étages en L ayant un aspect différent est accolé à la gare, légèrement en retrait. Il est construit avec d’autres sortes de briques, les étages sont plus bas et l’aspect est celui d’une petite maison bourgeoise.
La rénovation entraîne la couverture du toit et du pignon latéral par un revêtement métallique.