La station de Meix-devant-Virton est mise en service le [1] par l’Administration des chemins de fer de l’État belge lorsqu'elle ouvre à l’exploitation la section de Signeulx à Florenville (gare provisoire)[2], prolongée vers Bertrix et Gedinne l’année suivante[3].
Dans les années 1910 débute une campagne de travaux pour mettre à double voie la section de Virton à Saint-Vincent-Bellefontaine, dont le profil montant constitue un obstacle aux trains de marchandises lourds. Il faudra attendre le début des années 1920 pour que la seconde voie soit achevée. À Meix-devant-Virton, la voie de croisement devient la voie principale dédoublée.
Endommagé par la catastrophe ferroviaire de 1947, le bâtiment est partiellement démoli. L’aile des voyageurs est conservée jusqu’à la fin du trafic voyageurs le à la suite de l'entrée en vigueur du Plan IC-IR, puis sert de bâtiment de service. Ce dernier vestige est finalement rasé dans les années 1990[réf.souhaitée].
Une sous-station 25 kV est installée à proximité de là où se trouvait la halle aux marchandises.
Le , un train de marchandises de Latour (Virton) à Merelbeke (Gand) effectue un long arrêt à l'entrée de la gare de Saint-Vincent - Bellefontaine au cours duquel la pression des freins automatiques chute. Au moment de manœuvrer sur une voie de garage pour laisser la voie libre à l’autorail Virton-Gedinne, l’attelage se rompt et 21 wagons, principalement chargés de poutrelles, redescend la pente sans que le chef-garde présent dans le fourgon de queue ne parvienne à l’immobiliser. Voyant passer le convoi hors de contrôle à 100km/h, le signaleur de la halte de Lahage prévient en urgence son collègue de la gare de Meix. Ce dernier, vétéran de la Première Guerre mondiale, ne parvient pas à empêcher le départ de l’autorail de voyageurs (type 551 à deux essieux) qui a démarré quelques secondes auparavant de Meix-devant-Virton. La collision entre les deux trains survient près du passage à niveau sur la route de Croix-Rouge, tuant quatre voyageurs et le conducteur, avant que les véhicules ne déraillent 800 m plus bas, finissant leur course contre le bâtiment de la gare. Le garde à bord du fourgon survit par miracle mais le conducteur du train de marchandises d’où se sont détachés les wagons, se sentant responsable, ne conduira plus et décède peu de temps après[5],[6].
Notes et références
↑ (nl) Jean-Pierre Schenkel et al., «Meix-devant-Virton», sur spoorweggeschiedenis, (consulté le ).
↑ Paul Pastiels, «Les origines des chemins de fer en Lorraine belge», Le Rail: Mensuel des œuvres sociales de la SNCB, Bruxelles, SNCB, (lire en ligne).