Gare de Montenau
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| Montenau | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | Belgique |
| Commune | Amel |
| Section | Montenau |
| Coordonnées géographiques | 50° 21′ 19″ nord, 6° 07′ 31″ est |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | 48, Stolberg (D) à Saint-Vith |
| Voies | 0 (anc. 3) |
| Quais | 0 (anc. 2) |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | (voyageurs) (marchandises) |
| modifier |
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La gare de Montenau est une ancienne gare ferroviaire belge de la ligne 48, de Stolberg à Saint-Vith située à Montenau, village de la commune d'Amblève dans la province de Liège en Région wallonne.
La gare de Montenau se trouvait au point kilométrique (PK) 79,3 de la ligne 48, de Raeren (frontière allemande) à Saint-Vith entre les haltes d'Ondenval et Born.
Histoire
Après avoir inauguré en 1885 la section d'Aix-la-Chapelle à Raeren, Waimes et Malmédy de la ligne des Fagnes, les Chemins de fer d'État de la Prusse poursuivent la construction de ce maillon destiné à désenclaver des communes alors situées aux confins occidentaux de l'Allemagne. La section de Waimes à Saint-Vith est livrée à l'exploitation le [1]. En 1888 et 1889, les prolongements vers la ville allemande de Gerolstein et le nœud ferroviaire luxembourgeois de Troisvierges sont à leur tour complétés.
La gare de Montenau ouvre au transport des voyageurs et marchandises dès 1887 ; le chemin de fer se montrant très profitable pour Montenau et les villages alentour. En 1907, la salle d'attente doit être agrandie. En 1909, cette section de ligne est mise à double voie[2] à la fois pour tenir compte des importants transports de coke et de minerai entre le Luxembourg et la Ruhr mais aussi pour des raisons stratégiques : la Vennbahn ainsi que plusieurs lignes embranchées construites en 1912 et 1917 jouant un rôle important pour approvisionner les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Le viaduc Freiherr von Korff enjambant la Vennbahn à 2,5 km témoigne du passé militaire de la région[3].
Au lendemain de la guerre, les communes avoisinantes et la Vennbahn sont attribuées à la Belgique. Le trafic de transit s'amenuise fortement durant les années 1930, causant la suppression de la seconde voie. Après la seconde guerre mondiale, les trains de voyageurs sont rétablis mais remplacés par des bus à partir de 1954. Il n'y a plus de desserte possible vers le Luxembourg, un viaduc ayant été détruit. En 1960, toute la ligne au sud de Saint-Vith ferme à son tour ; une desserte de trains "caboteurs" se poursuit sur ce qu'il reste de la ligne 48. La section de Waimes à Saint-Vith est parcourue pour la dernière fois le . Les voies sont démontées en 1987[2]. Un chemin RAVeL réutilise depuis les emprises de la Vennbahn entre Raeren et Lommersweiler.
