Gare de Reuland

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PaysDrapeau de la Belgique Belgique
CommuneBurg-Reuland
SectionReuland
Reuland
Image illustrative de l’article Gare de Reuland
Le bâtiment de la gare en 2013.
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Commune Burg-Reuland
Section Reuland
Coordonnées géographiques 50° 11′ 56″ nord, 6° 09′ 14″ est
Caractéristiques
Ligne(s) 47, Saint-Vith à Troisvierges (L)
Voies 0
Quais 0
Historique
Mise en service
Fermeture (voyageurs)
(marchandises)

La gare de Reuland est une ancienne gare ferroviaire belge de la ligne 47, de Saint-Vith à Troisvierges (L) située à Reuland, village de la commune de Burg-Reuland dans la province de Liège en Région wallonne, faisant partie de la communauté germanophone de Belgique.

La gare de Reuland se trouvait au point kilométrique (PK) 10,7 de la ligne 47, de Saint-Vith à Troisvierges (Luxembourg) entre les points d'arrêts d'Auel et de Burg-Reuland. À partir de la fin de l'année 1944, Reuland était le terminus de la ligne depuis Troisvierges en raison de la destruction d'un pont près de Lommersweiler.

Histoire

Après avoir inauguré en 1885 la section d'Aix-la-Chapelle à Raeren, Waimes et Malmédy de la ligne des Fagnes, les Chemins de fer d'État de la Prusse poursuivent la construction de ce maillon destiné à désenclaver des communes alors situées aux confins occidentaux de l'Allemagne. La section de Waimes à Saint-Vith est livrée à l'exploitation le [1]. En 1888 et 1889, les prolongements vers la ville allemande de Gerolstein et le nœud ferroviaire luxembourgeois de Troisvierges sont à leur tour complétés.

La gare de Reuland entre en service le en même temps que toute la section de Lommersweiler à Troisvierges, rendant possible la circulation sur la ligne des Fagnes de bout en bout[2]. Située dans la vallée de l'Our, elle est implantée à une petite distance des villages de Reuland et Burg-Reuland. Des cafés, une auberge[3] et un magasin de matériaux de construction s'implantent près de la gare[4].

Contrairement aux autres sections de la Vennbahn, dotées d'une deuxième voie pour faire face à la montée du trafic et anticiper le premier conflit mondial, la ligne n'a jamais été mise à deux voies entre Lommersweiler et Troisvierges[5]. Malgré cela, la desserte avoisine les 100 trains par jour aux environs de 1910, dont 16 trains de voyageurs[4]. La ligne permet ainsi de transporter le minerai de fer luxembourgeois vers les industries du bassin de la Ruhr d'une part et le charbon allemand vers les hauts fourneaux et industries luxembourgeoises de l'autre[6]. Le , un accident coûte la vie au mécanicien et au chauffeur d'une locomotive en gare de Reuland[4].

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les communes avoisinantes font partie des territoires attribués à la Belgique et la section Raeren - Saint-Vith - frontière luxembourgeoise est désormais exploitée par les Chemins de fer de l'État belge puis la Société nationale des chemins de fer belges. Le trafic de transit s'amenuise fortement en raison du changement d'itinéraire des trains entre l'Allemagne et le Luxembourg par la vallée de la Moselle[6] tandis que la SNCB fait de même en reportant certains trains de transit vers l'intérieur du pays durant les années 1930 ; en revanche, les voyageurs sont gratifiés d'un arrêt plus près du village de Burg-Reuland en 1933[5].

Le rôle stratégique de la bifurcation de Lommersweiler et de celle de Saint-Vith en font une cible pour l'aviation alliée durant l'hiver 1944/1944 à la fin de la Seconde Guerre mondiale tandis que les Allemands dynamitent les ponts lors de leur retraite. Le viaduc sur l'Our à Hemmeres étant totalement détruit, la SNCB décide de ne pas le réparer et désaffecte derechef l’entièreté de la section comprise entre Reuland et la bifurcation de Lommersweiler[7].

Les trains de voyageurs ne sont jamais rétablis tandis que la desserte marchandises du reste de la ligne s'effectue au départ du Luxembourg, avec des locomotives et cheminots de la SNCB[4] au rythme de deux trains par semaine formés soit en gare de Gouvy soit en gare de Troisvierges. La ligne ferme finalement le [2].

Patrimoine ferroviaire

Notes et références

Voir aussi

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