Gare de Sainte-Marie-aux-Mines
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Les Grands Prés (1937)
68298 Sainte-Marie-aux-Mines
| Sainte-Marie-aux-Mines | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Sainte-Marie-aux-Mines |
| Adresse | Avenue Robert Zeller (1864) Les Grands Prés (1937) 68298 Sainte-Marie-aux-Mines |
| Coordonnées géographiques | 48° 15′ 16″ nord, 7° 11′ 45″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Code UIC | 87214858 |
| Services | Gare fermée |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Sélestat à Lesseux - Frapelle |
| Altitude | 354 m |
| Historique | |
| Mise en service | (première gare) (seconde gare) |
| Fermeture | (voyageurs) (marchandises) |
| Protection | Gare détruite |
| modifier |
|
La gare de Sainte-Marie-aux-Mines est une ancienne gare ferroviaire française de la ligne de Sélestat à Lesseux - Frapelle, située sur le territoire de la commune de Sainte-Marie-aux-Mines, dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.
Elle est mise en service en 1864 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, avant de devenir en 1871 une gare de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, devenue après 1918 l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine.
La gare de 1864 a été remplacée en 1937 par une gare à un nouvel emplacement dans l'axe du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Retranchée à la section Sélestat – Sainte-Marie-aux-Mines en 1973, la ligne ferme aux passagers en 1980 et aux marchandises en 1990.
Établie à 354 mètres d'altitude, la seconde gare de Sainte-Marie-aux-Mines se trouvait au point kilométrique (PK) 21,091 de la ligne de Sélestat à Lesseux - Frapelle entre les gares de Sainte-Croix-aux-Mines et de Lusse (fermées).
Histoire
La ligne de Sélestat à Sainte-Marie-aux-Mines est déclarée d'utilité publique par décret impérial le [1] et concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Est par une convention avec le ministère des Travaux publics le , approuvée par décret impérial le [2]. Cette ligne de près de 20 km est ouverte à l'exploitation le . La gare en impasse se situe face à l'Avenue Robert Zeller[3]. Une plaque tournante pour les locomotives est positionnée juste après le bâtiment voyageurs[4].
La construction d'un tunnel sous le massif des Vosges est envisagée dès 1866 mais les retombées de la Guerre franco-allemande de 1870 qui rattache le canton de Sainte-Marie-aux-Mines à l'Empire allemand, créant ainsi une frontière au milieu de ce tunnel hypothétique. Elle est rebaptisée Bahnhof Markirch[5].
Après 1918, la ligne et la gare réintègrent le territoire français, faisant partie de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL) créée par la France pour se substituer à la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (EL). La loi du concède à l'AL la construction d'une section partant de Sainte-Marie-aux-Mines et aboutissant à Lesseux - Frapelle[6], une gare de la ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Dié construite dans les années 1920.
Le percement du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, plus long tunnel ferroviaire dont l'entrée et la sortie se trouvent sur le territoire national, retarde l'ouverture de la section au ; l'inauguration a lieu en présence du président de la République Albert Lebrun. La construction du nouveau bâtiment de la gare ne commence qu'en [7].
Situé sur l'ancien tracé de la ligne, le bâtiment de la gare de 1864 apparaît encore sur une vue aérienne datant d'après 1950[8] ; il est détruit par la suite.
La SNCF supprime le trafic des trains entre Sainte-Marie-aux-Mines et Lesseux - Frapelle le [9] pour réaliser les travaux de transformation du tunnel sous les Vosges. Envisagé comme un ouvrage mixte rail-route, le tunnel sera finalement exclusivement routier. La section de Sélestat à Sainte-Marie-aux-Mines est fermée au trafic des voyageurs le [9], le service étant transféré sur route. Le trafic des marchandises prend fin le [10].
Reconvertie un temps en boulangerie[11], la gare finit par tomber en ruine et être rasée en , remplacée par un parking[7].
