Gare de Thy-le-Château
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| Thy-le-Château | |
L'ancien bâtiment voyageurs en 2015. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | Belgique |
| Commune | Walcourt |
| Section | Thy-le-Château |
| Adresse | Rue des Carrossiers |
| Coordonnées géographiques | 50° 17′ 00″ nord, 4° 25′ 45″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Exploitant | Désaffectée |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | 111 Thuillies à Laneffe |
| Altitude | 163 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | (voyageurs) |
| modifier |
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La gare de Thy-le-Château est une gare ferroviaire belge de la ligne 111 de Thuillies à Laneffe (voie unique), située dans la section de Thy-le-Château sur le territoire de la commune de Walcourt dans la province de Namur.
Elle est mise en service en 1848 par la Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse et fermée au service des voyageurs en 1960.
La ligne et la gare sont désaffectées du service ferroviaire, la voie ferrée a été réaménagée en ravel et la gare réaffectée en bureau de poste.
Établie à 163 mètres d'altitude, la gare de Thy-le-Château était située au point kilométrique (PK) 8,90 de la ligne 111 de Thuillies à Laneffe, entre les gares de Berzée (ouverte) et de Cafonnet (la ligne et les gares sont fermées et désaffectées)[1].
Histoire
Première gare
L'étude faite par les ingénieurs de l'État, pour la préparation de la convention de concession du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse, prévoit un embranchement de la ligne principale allant sur Thy-le-Château et Laneffe. L'ingénieur évalue comme potentiellement important le transport de marchandises en estimant que l'ouverture de la ligne permettra la remise en feu des trois hauts-fourneaux[2] et qu'en outre il y a également des carrières de pierre de taille, de grès ou de pierre à chaux. Thy-le-Château est l'une des dix stations intermédiaires prévues, le coût du mobilier nécessaire pour son installation est évalué à 800 francs[3].
La station de Thy-le-Château est mise en service le par la Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation les 7,2 kilomètres de la section de Berzée à Laneffe[1]. Elle est établie « sur le site des usines métallurgiques (face à l'ancienne maison communale) »[4]. Il s'agit alors d'une simple halte à vocation industrielle[5], le trafic est essentiellement celui des marchandises jusqu'en 1875.
En 1895, un bâtiment des recettes et une voie d'évitement sont construits[5]. L'usine de la « société des Hauts fourneaux, forges et aciéries de Thy-le-Château et Marcinelle » est rachetée en 1904 par Louis Piret. Elle est renommée « Usines métallurgiques de Saint-Eloi »[6].
Deuxième gare
Après la fin de la Première Guerre mondiale, la production des usines métallurgiques est en progression sous l'impulsion de son nouveau propriétaire[6]. L'industriel a besoin d'espace pour développer son activité et notamment construire un quai de chargement, ce qui nécessite un déplacement de la gare. La construction du nouveau bâtiment en pierre de taille a lieu en 1924[4].
La gare ferme le service des voyageurs le lors de l'arrêt de ce trafic sur l'ensemble de la ligne[1].
L'activité de l'usine est à son maximum jusqu'en 1984[6] et le service des marchandises perdure sur le tronçon entre les gares de Berzée et Thy-le-Château. L'usine est en faillite en 1987[6], et la ligne est totalement fermée en 1988. La voie est déposée en 1989[1].
