La loi du [4] a déclaré d'utilité publique la ligne d'Argent à Beaune-la-Rolande et a concédé définitivement celle-ci à M. de Mieulle qui fonde par la suite la Compagnie du chemin de fer de Bourges à Gien et d'Argent à Beaune-la-Rolande.
La ligne d'Argent à Beaune-la-Rolande dessert pour la première fois Les Bordes en 1878, année à laquelle les liaisons en calèche vers Lorris et Sully s'interrompent[1].
Deux compagnies ferroviaire desservent alors Les Bordes. Ne pouvant s'entendre sur l'exploitation d'un site commun, une deuxième gare est construite à l'arrière de la gare de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans déjà existante[1].
À la suite de la faillite de la compagnie de M. Demieulle, l'État rachète ses 2 lignes (convention du , validée par la loi du [5]) puis, le [6], une loi entérine la convention provisoire du passée entre le ministère des travaux publics et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans à qui est concédée la ligne d'Argent à Beaune-la-Rolande passant par la gare des Bordes.
Les deux lignes sont raccordées à l'entrée ouest de la gare[1].
La gare des Bordes se développe alors. Un buffet et une bibliothèque sont installés et la gare accueille vingt-trois départs de trains voyageurs par jour[1].
En 1914, la gare emploie neuf agents de gare, six chauffeurs et mécaniciens, huit agents de la voie et un chef de district[1].
Le bâtiment voyageur de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans est détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale[1]. Le bâtiment voyageur de la ligne d'Argent à Beaune-la-Rolande subsiste et a été converti en habitation[7].
Les deux lignes ferroviaires ayant desservies la gare des Bordes sont aujourd'hui fermées au trafic de voyageurs. La ligne ferroviaire reliant Orléans à Gien est fermée au service voyageurs le [8]. La section Beaune-la-Rolande - Argent-sur-Sauldre est fermée puis déferrée entre Beaune-la-Rolande et Les Bordes. Des trains de marchandises en provenance d'Orléans ne circulent plus depuis 2011 sur cette ligne entre Les Bordes et Aubigny-sur-Nère[9].
↑Jacky Surier, De gare en gare, sur les chemins de fer du Loiret, Gien, Cercle des cartophiles du Loiret, , 239p. (ISBN978-2-9517617-9-7 et 2-9517617-9-1), p.97.
↑Jacky Surier, De gare en gare, sur les chemins de fer du Loiret, Gien, Cercle des cartophiles du Loiret, , 239p. (ISBN978-2-9517617-9-7 et 2-9517617-9-1), p.127-129