Gare du Nid-d'Aigle
gare ferroviaire française
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La gare du Nid-d'Aigle est une gare ferroviaire française située sur le territoire de la commune de Saint-Gervais-les-Bains dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, et dans le massif du Mont-Blanc.
| Nid-d'Aigle | |||
L'ancienne gare au Nid d'Aigle en . | |||
| Localisation | |||
|---|---|---|---|
| Pays | France | ||
| Commune | Saint-Gervais-les-Bains | ||
| Coordonnées géographiques | 45° 51′ 23″ nord, 6° 47′ 58″ est | ||
| Gestion et exploitation | |||
| Propriétaire | CMB | ||
| Exploitant | CMB | ||
| Caractéristiques | |||
| Ligne(s) | TMB | ||
| Voies | 1 | ||
| Quais | 2 | ||
| Altitude | 2 372 m | ||
| Historique | |||
| Mise en service | |||
| Fermeture | |||
| Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : France
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| modifier |
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Terminus estival du tramway du Mont-Blanc au Nid d'Aigle, elle est mise en service en 1913 et désaffectée en 2025 avec la création de la gare du Refuge-du-Nid-d'Aigle 280 mètres plus loin et ouverte en 2026[1]. Pendant sa période de fonctionnement, elle est la plus haute gare ferroviaire de France[1].
Situation
La gare du Nid-d'Aigle est située à 2 372 mètres d'altitude, dans le nord-ouest du massif du Mont-Blanc, en balcon au-dessus de la vallée de Bionnassay, dans le désert de Pierre Ronde, au Nid d'Aigle, à respectivement environ 300 et 600 mètres à vol d'oiseau au nord du refuge du Nid-d'Aigle et du glacier de Bionnassay[2],[3],[4]. La gare — au caractère provisoire — est située immédiatement à la sortie du tunnel des Rognes.
Exploitation
Terminus du tramway du Mont-Blanc jusqu'en 2025 et exploité par la Compagnie des Alpes, il s'agit d'une gare ferroviaire touristique car ne desservant aucun lieu habité. En période hivernale, l'absence de gardiens aux refuges du Nid-d'Aigle, de Tête-Rousse et du Goûter sur la voie normale du mont Blanc et les conditions météorologiques qui entraînent un risque d'avalanche élevé et qui nécessiteraient un déneigement difficile et coûteux de la voie font que la gare du Nid-d'Aigle n'est desservie qu'en période estivale, la gare de Bellevue devenant alors le nouveau terminus en période hivernale.
L'essentiel des personnes transitant par la gare — 70 % des 130 000 à 170 000 passagers annuels du tramway du Mont-Blanc — sont représentés par les alpinistes effectuant l'ascension du mont Blanc par la voie normale, leur ascension à pied de la montagne débutant et finissant alors à la gare du Nid-d'Aigle[2],[4]. Le reste des voyageurs est constitué de visiteurs à la journée qui empruntent en aller-retour le tramway du Mont-Blanc[4] afin de profiter de la vue sur la vallée de l'Arve, le glacier de Bionnassay et les aiguilles de Bionnassay et du Goûter. Les randonneurs peuvent également y passer en aller simple — soit à la montée, soit à la descente en provenance ou à destination de Bionnassay, du col de Voza ou des Houches par le Plan de l'Are ou le col des Rognes. Enfin, le personnel et les marchandises du refuge du Nid-d'Aigle sont acheminés depuis la vallée par le tramway du Mont-Blanc jusqu'à la gare du Nid-d'Aigle.
La gare du Nid-d'Aigle est rejointe en 1 h depuis le terminus du Fayet par le tramway du Mont-Blanc[2] ; elle n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite contrairement à la nouvelle[2],[4],[5]. Elle peut également être rejointe en randonnée pédestre, notamment depuis Bionnassay ou le col de Voza via le Plan de l'Are en 1 h 30 à 2 h.
Histoire
Le tramway du Mont-Blanc — dont la construction débute à l'été 1905 au Fayet[6] — arrive au Nid d'Aigle en 1913 et le terminus provisoire est ouvert au public le . Une plate-forme et une buvette y sont installées à l'extrémité des rails qui s'arrêtent en pleine pente, inclinés à 16 %, sans heurtoir[2],[4] en attendant la reprise des travaux l'année suivante pour le prolongement jusqu'à la tête Rousse. Cependant, le déclenchement de la Première Guerre mondiale met un coup d'arrêt au projet qui n'est pas relancé dans l'entre-deux-guerres.
Le premier refuge du Nid-d'Aigle édifié à la fin de la voie est ouvert en 1933 par Georges Orset, guide de Saint-Gervais-les-Bains, à qui l'on doit également le troisième refuge du Goûter en 1936. Ce refuge du Nid-d'Aigle est détruit par un incendie accidentel en 2002 et il est alors reconstruit en 2006 à environ 300 mètres au sud du terminus, en direction du glacier de Bionnassay, à 2 412 m d'altitude, afin d'être moins exposé aux chutes de rochers et aux avalanches[5]. Ce nouvel emplacement relance la volonté de terminer la construction du tramway du Mont-Blanc avec l'édification d'une véritable gare terminus[7],[8] — l'idée de prolonger la ligne en direction du refuge de Tête-Rousse, du Goûter ou du sommet du mont Blanc ayant été définitivement écartée des décennies auparavant[2],[4]. Après des études de faisabilité, une modification du projet en 2010 avec la construction du terminus sans prolongement des voies[9] et des recours — le site se trouve dans une zone de protection environnementale —, il est finalement décidé de réaliser le nouveau terminus au pied du refuge du Nid-d'Aigle.
Les travaux qui commencent en [10] comprennent la création de 280 mètres de voie unique, de deux quais, d'une galerie paravalanche et pare-blocs en béton armé dans le prolongement du tunnel des Rognes et de murs de soutènement en gabions[2],[3],[4],[5] ; en complément, le refuge du Nid-d'Aigle est raccordée aux réseaux d'eau et électriques[3] avant son agrandissement et sa modernisation prévue entre 2027 et 2028[4],[5]. La vingtaine d'ouvriers qui travaillent de quatre à cinq jours par semaine entre juin et octobre suivant les conditions météorologiques et les besoins du chantier sont logés au refuge du Nid-d'Aigle[2],[4]. L'intégralité du matériel, des matériaux et du personnel est acheminé par le tramway du Mont-Blanc à l'exception d'une grue qui est amenée par hélicoptère[2],[4],[5]. La protection environnementale du site est prise en compte avec un recensement des espèces végétales du site et une réimplantation une fois les travaux terminés[4],[5]. Ceux-ci le sont en , juste avant la fermeture traditionnelle du tramway du Mont-Blanc entre les gares de Bellevue et du Nid-d'Aigle, si bien que l'exploitation commerciale de la nouvelle gare débute le [2],[4],[11],[1]. Durant toute la période des travaux, l'accès au tramway du Mont-Blanc au-delà des gares de Bellevue ou du Mont-Lachat selon la saison est interdit au visiteurs, seuls les alpinistes effectuant l'ascension du mont Blanc bénéficient d'un accès par trois trains spéciaux quotidiens[5].