Garry Faif
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française
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Garry Faïf ou Гарри Файф |
| Nationalités |
soviétique (jusqu'en ) française |
| Activités | |
| Formation |
Institut d'architecture de Moscou (en) |
| Conjoint |
Simone Faïf (1942-2023), peintre |
| Archives conservées par |
Institut français d'architecture (400 Ifa, FAIGA)[1] |
Garry Faif (ou Garry Faïf) est un artiste sculpteur, architecte et urbaniste né le à Tbilissi et mort dans le 10e arrondissement de Paris le [2],[3].
Garry Chlemovitch Faïf est originaire de Russie. Il est né à Tbilissi en Géorgie. Il quitte l’URSS en 1973, et s’installe définitivement en France en 1973[4].
Son épouse Simone Faïf (1942-2023) est artiste-peintre.
Disciple du Suprématisme constructivisme russe, Garry Faïf a additionné avec persévérance l’antagonisme de ses 30 ans de vie et de culture russe à 29 années de pragmatisme cartésien à la française sans jamais choisir entre ses deux passions : l’Architecture et la Sculpture, qu’il considérait comme complémentaires.
- En tant qu’architecte, il s’acharnait dans une démarche conceptuelle à optimiser chaque projet en prenant soin de ne pas tomber dans le gratuit et le décoratif.
- Comme sculpteur plasticien, héritier des avant-gardes, il structurait ses recherches sur une base d’ingénierie tout aussi rigoureuse qu’il s’évertuait à dépasser à travers son expression plastique.
Le « constructeur constructiviste suprématiste », comme le nomme Jean-Claude Marcadé, mena de front ces deux disciplines. L’architecture qu’il définissait aux moindres détails et dont il peaufinait les liaisons et la création de ses « objets » qu’il appelait souvent ses « formules d’espaces » : ces sculptures devant, selon lui, s’inscrire dans l’apesanteur cosmique.
Rejetant toute inféodation, Garry refusa d’entrer dans l’univers des galeries d’art et déclina toute assimilation à certains groupes. Il s’appliqua à présenter ses sculptures, annuellement dans les Salons parisiens et accepta ponctuellement de participer à certaines manifestations culturelles en France et à l’étranger.
Il eut l’opportunité de construire 5 sculptures monumentales qu’il plaça sur le site en utilisant ses capacités d’urbaniste.
Garry Faïf est mort à 59 ans, emporté par un cancer foudroyant, « fauché » en pleine création artistique.
Une partie de ses archives est conservée au Centre d’archives d’architecture du XXe siècle.