Gaston Bourdon
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| Architecte départemental (d) Gard | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 52 ans) Saint-Rémy-de-Provence |
| Nationalité |
Français |
| Formation | |
| Activité | |
| Conjoint |
Marguerite Fanny Durant |
| Enfant |
Joseph Gaston Bourdon |
| Parentèle |
Simon Durant (beau-père) |
Edme-Gaston Bourdon est un architecte français né en 1801 à Vincennes (Val-de-Marne) et mort en 1854.
Né en 1801 à Vincennes, Bourdon est le gendre de Simon Durant, architecte de la ville de Nîmes et du département du Gard.
À partir de 1819, il étudie avec Regnault et François Debret. Il est reçu à l’École des beaux-arts de Paris, dans la section d'architecture, le , quatrième sur dix-sept candidats. Il est plusieurs mentionné sur des projets. En , il est classé sixième au deuxième concours d'essai pour le prix de Rome.
À sa sortie de l'école, il est nommé architecte du département de la Lozère. Le , il est nommé architecte du département du Gard en résidence à Nîmes et conservateur des monuments antiques du Gard[1]. Il succède alors à son beau-père.
Il va alors se consacrer au palais de justice de Nîmes qui s'étant montré trop petit pour accueillir toutes les juridictions doit être reconstruit[2],[3]. Il a confié la réalisation des sculptures à Paul Colin qu'il avait connu à l'école des beaux-arts.
Il mène de front la réalisation de nombreux édifices publics et privés :
- temple protestant de Gallargues-le-Montueux,
- temple protestant de Beauvoisin,
- temple de Générac, en 1831,
- fontaines de Saint-Ambroix, en 1832,
- église de Bagnols-sur-Cèze, en 1841,
- église Notre-Dame et Saint-Martin, de Remoulins,
- mairie de Vauvert,
- mairie de Génolhac,
- tour de l'horloge de Lédenon, en 1844,
- église Saint-Bardulphe de Rochefort-du-Gard, en 1846,
- église Saint-Pons de Sommières, en 1849.
Il a fait des projets pour l'hôtel de ville d'Avignon, et des maisons particulières.
À la fin de 1849, surmené par le travail, atteint de fièvre cérébrale, il doit abandonner la réalisation du nouveau palais de justice de Nîmes. Le montant des travaux a été considérablement augmenté. Le premier devis de 1833 estimait le coût de la construction à 246 000 francs. Après plusieurs remaniements, le coût du palais de justice est passé à 766 979 francs. Son beau-père qui répond pour lui au préfet du Gard : « La reconstruction entière, sur nouveau plan, de la façade vers les Arènes; des combinaisons plus coûteuses pour la cour d’assises ; des aménagements intérieurs, tels que ceux des calorifères. Dans une entreprise aussi vaste, il était difficile de tout prévoir. Mon gendre n’a fait que se conformer aux instructions données ».
Œuvres
- Palais de justice de Nîmes (1838-1846)
- Hôtel des Postes de Nîmes (1846)
- Restauration de la cathédrale de Nîmes (1848)
- Hôtel Bézard, à Nîmes (1846)[4]
Prix, récompenses
- Second prix du concours ouvert pour l’église Saint-Paul de Nîmes.