Gaston Gérardot de Sermoise
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Cimetière du Père-Lachaise, tombe de Gérardot de Sermoise (d) |
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Gaston Gérardot de Sermoise ou Gaston Gérardot, né le dans le 4e arrondissement de Paris et mort le au Vésinet, est un homme de lettres français et poète du XXe siècle.
Gaston Nicolas Joseph Gérardot de Sermoise, né le à Paris, est le fils de Joseph Auguste Gérardot (1859-1942) et de Marie Clarisse Sabatier (1867-1951)[1].
Il est employé de commerce et domicilié à Paris quand il s'engage pour 3 ans dans l'armée (76e régiment d'infanterie) par devancement d'appel en . Promu caporal en , élève-officier en , il est nommé sous-lieutenant de réserve en .
Il est mobilisé le et rejoint le 113e régiment territorial d'infanterie du Maroc oriental, puis affectée au 1er bataillon d'Afrique en . Promu lieutenant en , il est détaché au 68e régiment territorial d'infanterie, puis après avoir été blessé en , affecté à l'état major de l'armée en [2].
Ses états de service sont élogieux : il est cité à l'ordre du 31e régiment d'infanterie le pour ses « remarquables qualités militaires [...] son courage et son autorité [...] notamment au combat du où il a été blessé », puis le à l'ordre du Commandement général du Maroc « pour s'être distingué particulièrement au cours des opérations effectuées pendant les mois de et ». Il est grièvement blessé au combat le [2]. Xavier de Magallon raconte que Gaston Gérardot a accompli nombre de missions aussi « périlleuses que délicates en Mésopotamie, en Perse, en Afghanistan, [...] en Sibérie, au Sahara, au Niger, à Dakar [...] d'où il rapporte des renseignement précieux qui lui valent de nouvelles citations et les félicitations de Foch »[3].
L'historien Michaël Bourlet rapporte[4] que Gaston Gérardot « doit sa notoriété davantage à ses activités littéraires de l’entre-deux-guerres qu’aux missions secrètes qu’il a accomplies pendant la guerre ». Il était membre de l’Association des écrivains combattants et de la Société des poètes français, « disciple préféré du poète Fernand Mazade », organisateur de soirées poétiques. Xavier de Magallon dira de lui qu'il était « un poète et un héros »[5].
C'est en effet après la guerre qu'il publie ses premiers poèmes dans des journaux et revues littéraires. Il publie le roman Behidjah la morte en 1925, L'Académie française lui remet le prix Archon-Despérouses en 1928 pour le Lys noir[6].
Il est décoré chevalier de la Légion d'honneur en 1916 et officier de la Légion d'honneur en 1928.
Gaston Gérardot de Sermoise était un numismate reconnu et sa collection napoléonienne était une des plus riches au monde[7]. Peu avant sa mort, il fit don au Musée national de Malmaison d'un ensemble de deux mille monnaies et médailles de l'époque du Consulat et du Premier et Second Empire[8]. Son buste en marbre réalisé par Michel de Tarnowsky y est également conservé[9].
Il meurt célibataire le [10] au Vésinet et est inhumé au cimetière du père Lachaise à Paris. Lors de ses obsèques, c'est son ami le poète et député Xavier de Magallon qui prononce un discours en son honneur[3].