Gaston Quitaud
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 47 ans) Dachau |
| Nationalité | |
| Allégeance |
Armée Secrète |
| Activité |
| Conflit |
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Gaston Quitaud, né le à Monistrol-sur-Loire, dans la Haute-Loire, et mort le , au camp de concentration de Dachau, en Allemagne, est un résistant français, responsable départemental de Franc-Tireur pour la section de la Loire à la suite de Jean Nocher.
Résistance, arrestation et déportation
Né le , à Monistrol-sur-Loire, Gaston Quitaud fait ses études à l'École Pratique d'Industrie pour garçons de Saint-Etienne (Loire).
Il est appelé sous les drapeaux en 1917 comme mécanicien d'aviation à Ambérieu-en-Bugey puis passe deux ans en Allemagne comme soldat d'occupation durant lesquels il commencera à apprendre l'allemand.
Le , il épouse Suzanne Heurtier avec laquelle il aura trois enfants : Raymond (né en 1924), Danielle (née en 1926) et Bernard (né en 1933).
Puis, quelques années plus tard, il s'établit comme armurier à Saint-Etienne. En 1933, il dépose deux brevets à l'Union des Inventeurs et Artistes Industriels de la Loire, dont notamment un pour un fusil de chasse superposé à verrou baptisé Super-Quitaud.
Après 1933, il est contraint de fermer son atelier et travaille dans d'autres entreprises à Saint-Etienne dont la Société de construction et d’équipement de matériels et de moteurs (SCEMM) en tant qu'agent de maîtrise[1].
Il entre dans le groupe Franc-Tireur fondé par Jean Nocher après l'appel du 18 juin 1940 en tant que Délégué à la Propagande de la presse clandestine pour le journal clandestin L'Espoir. À la suite de l'arrestation de Jean Nocher en , il se voit confier la responsabilité du mouvement pour le département de la Loire[2].
Le mercredi 3 février 1943, à Saint-Étienne, à la suite d'une dénonciation, il est arrêté par le Kommandeur Hugo Geissler lors de sa participation à une réunion clandestine des cadres de l'Armée Secrète Loire au 31 rue Basse-des-Rives[3]. Il était en compagnie d'autres dirigeants de mouvements locaux tels que :
- Gaëtan Vidiani, premier chef départemental de l'Armée Secrète de la Loire,
- Denis Paret (et son épouse), chef départemental Loire de Combat,
- Antoine Rambeaud, membre de Franc-Tireur, et membre du comité directeur de « 93 » (mouvement de résistance ligérien),
- Roger Laporte, membre du comité directeur de « 93 », et chef de l'Armée Secrète pour le secteur de Saint-Étienne, uniquement.
Il est d'abord incarcéré temporairement à la prison de Montluc[4]. Il sera ensuite déporté au camp de concentration de Natzweiler-Struthof par l'opération « Nacht und Nebel » (« Nuit et brouillard ») via le convoi N.N. 186, sous le matricule 4513[5].
Il finit sa vie au camp de concentration de Dachau le , quelques jours après la libération du camp.