Gaston de Bonneval

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Décès
Nom de naissance
Gaston Armand de BonnevalVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Le Grognard du GénéralVoir et modifier les données sur Wikidata
Gaston de Bonneval
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Fonctions
Conseiller régional du Centre-Val de Loire
-
Conseiller général du Cher
Canton de Charenton-du-Cher
-
Maire de Thaumiers
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gaston Armand de BonnevalVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Le Grognard du GénéralVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
GauthierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Parentèle
Thomas Bläsi (petit-fils)
Emmanuel d'Harcourt (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflit
Lieux de détention
Distinctions

Gaston de Bonneval, né à Paris le et mort à Saint-Mandé le , est un militaire français, résistant sous l'occupation allemande puis déporté, aide de camp du général de Gaulle[1].

Famille

Gaston de Bonneval naît à Paris en 1911 dans une famille noble originaire de Thaumiers, dans le Cher : le premier comte de Bonneval, son ancêtre Philippe-Armand de Bonneval, qui avait été page de Monsieur, frère du Roi, c'est-à-dire le futur Louis XVIII, s'est installé dans cette localité en 1797[2],[1] par mariage avec une demoiselle Doullé.

Le père de Gaston était officier[1].

D'autres membres de sa famille sont notoires : Emmanuel d'Harcourt, résistant et diplomate, compagnon de la Libération était son cousin.

Études

Il étudie tout d'abord à Neuilly, puis au lycée d'Évreux avant de préparer les concours des grandes écoles au lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles. Il intègre Saint-Cyr en 1933[2]. En 1938 il épouse Yvonne de Saunhac, dont il aura huit enfants.

Carrière militaire

Il sort de Saint-Cyr en tant que sous-lieutenant en 1935. Il choisit la Légion étrangère et est affecté en Syrie[2]. En 1939, au début de la Seconde guerre mondiale, il est capitaine et commande un peloton au camp de La Valbonne[1].

Résistance et déportation

Il entre en Résistance dès 1940, sous le pseudonyme de Gauthier, au sein du réseau TR (Travailleurs ruraux) et envoyé à Toulouse[3]. Dénoncé, il est arrêté à Perpignan en . Il est détenu puis transféré au camp de Royallieu près de Compiègne en , puis au camp de transit de Neue Bremm au mois de mars, avant d'être finalement déporté, en même temps que le carme Lucien Bunel, dit "le père Jacques", au camp de concentration de Mauthausen d' à . Libéré par la 3e armée américaine alors qu'il ne pèse plus que 33 kg pour 1,82 m, il est rapatrié en France grâce à une infirmière française intégrée à l'armée américaine et passe sa convalescence au sein de sa famille à Thaumiers[2],[4].

Aide de camp du général de Gaulle

Durant l'été 1945, le général de Gaulle, alors président du gouvernement provisoire de la République française, recherche un officier d'ordonnance ayant servi dans la Résistance ou ayant été déporté pour renforcer la sécurité des déplacements présidentiels au sein du cabinet militaire. Le commandant Gaston de Bonneval est choisi, travaillant de concert avec l'aide de camp le lieutenant d'aviation Claude Guy. Il reste auprès du Général lorsque celui-ci quitte le gouvernement en 1946[4]. Il le suit pendant sa traversée du désert jusqu'en 1958, dans un rôle tenant plus du confident que de l'aide de camp[1]. 1958 voit le général de Gaulle nommé comme dernier Président du Conseil de la Quatrième République puis élu Président de la Cinquième République ; Gaston de Bonneval, promu colonel, demeure en poste auprès de lui jusqu'en 1964, date à laquelle il prend sa retraite[2],[5],[4].

Engagement politique local

De 1965 à 1989, il est maire de Thaumiers[3]. Il est aussi conseiller général du canton de Charenton-du-Cher de 1969 à 1985 et désigné comme membre du conseil régional en 1973[4],[1].

Mort

Il meurt le à l'hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé[6].

Publication

  • Déportation - Prières, pensées et réflexions, 1993, Institut Charles de Gaulle (poèmes)[3].
  • Servir de Gaulle. Les riches heures du colonel de Bonneval, Claude Vigoureux, 2020, (catalogue de l'exposition réalisée par le service départemental de l'ONACVG du Cher et les Archives départementales du Cher).


Distinctions

Postérité

L'amphithéâtre des Archives départementales et de la Déportation de Bourges, où il a déposé ses archives, porte son nom[7].

Dans la fiction

Notes et références

Liens externes

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