Il est le fils d'HuguesII, duc de Bourgogne, et de son épouse Mathilde de Turenne[1], dont le troisième à être élevé à l'épiscopat.
Il est d'abord chanoine puis archidiacre de Langres puis doyen de Besançon, avant d'y être élu archevêque en 1162. Il ne reste à ce poste que peu de temps, victime des persécutions de l'empereur du Saint-Empire germaniqueFrédéric Barberousse contre le pape que soutenait Gauthier.
L’abbé Charles Roussel a écrit sur lui: «Marchant sur les traces de son prédécesseur, l’évêque Gauthier, favorise les maisons religieuses; il donne plusieurs églises aux abbayes de Bèzeet de Saint-Étienne de Dijon; il approuve la fondation de Beaulieu dans le doyenné de Pierrefaite et la donation de Voulaine aux chevaliers du Temple, ainsi que la fondation de la Sainte-Chapelle de Dijon. Il donne des chartes pour le monastère de Belfays et pour l’hôpital de Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube.»[4]
Cinquante neuvième des évêques de Langres, Il est le premier des à porter les titres de duc et pair[2].
En 1170, il obtient du pape AlexandreIII une bulle accordant au chapitre de Langres le droit d'élire son évêque, à l'exclusion de la noblesse et du peuple, ce qui sera par la suite confirmé par le roi[2],[3].
En 1179, il quitte sa charge épiscopale et se retire dans la chartreuse de Lugny, qu'il a aidé à fonder quelques années auparavant, où il meurt le de la même année revêtu de l'habit de Saint Bruno[2],[4].
123456L'abbé Roussel, Le diocèse de Langres: histoire et statistique, 1875.
12L'abbé Matthieu, Abrégé chronologique de l'histoire des Évêques de Langres, 1844.
12Auteur du texte abbé Charles Roussel (1813-1905), Nouvelle étude sur le diocèse de Langres et ses évêques, (Langres), , 440p. (lire en ligne), page 400.
↑Auteur du texte Henri Beaune (1833-1907) et Jules d' Arbaumont (1831-1916), La noblesse aux États de Bourgogne, de 1350 à 1789 / par Henri Beaune,... et Jules d'Arbaumont,..., (Dijon), (lire en ligne), page XXVII.