Gbaya (peuple)
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Les Gbaya sont une population d'Afrique centrale vivant à l'ouest de la République centrafricaine pour les quatre cinquièmes, au centre-est du Cameroun pour le dernier cinquième, en République du Congo, en République démocratique du Congo, au Nigéria, au Soudan du Sud ou au Soudan et au Liberia.
Les Gbaya sont une population d'Afrique centrale vivant à l'ouest de la République centrafricaine et au centre-est du Cameroun. Vingt pour cent de la population sont musulmane[1]. Les Gbaya cohabitent dans la région du Barh-El-Ghazal avec les autres groupes ethniques[2]. Précédant leurs voisins les Banda[3] et mettant à profit la vallée de l’Aouk, ils gagnent la vallée de l'Ouham où certains trouvent refuge dans les grottes des collines de Bozoum[4]. Par contre, d'autres poursuivent la marche plus loin pour atteindre la Bénoué puis le haut plateau de l’Adamawa[5] où se trouvent déjà les Mboum[6] et Peulh aux prises avec le Lamido de Ngaoundéré et le sultan Rey Bouba. Rassurés de retrouver la quiétude après ces longs errements, ceux-ci se scindent en petits groupes dont certains vont peupler le Nord-est du Cameroun. Mais entre 1830 et 1840, ils vont se heurter aux avancées dangereuses des hommes Ousman dan Fodio[7] qui lancent des raids esclavagistes contre les régions de l’Adamawa occupées par des peuples non islamisés et qualifiés de païens ou kirdis[8].
Confronté à cette nouvelle menace, le groupe se disloque une fois de plus en petites unités afin d’échapper à leurs poursuivants et prennent la direction du Sud[9].
De nos jours, le peuple Gbaya se repartit sur presque l'ensemble de la sous-région d'Afrique centrale. Ainsi on retrouve les Gbéa à Bossangoa, les Bokoto occupent la Lobaye entre la région frontalière de Boda et Bozoum, les Kara installés dans la région de Bouar, les Bouli installés entre la région de Berbérati et Bétaré-Oya, les Bodomo à Batouri, les Kaka au confluent de la Nana et de la Mambéré et enfin les Bianda sont au Sud de Carnot[10]. D’autres groupes d’origine gbaya s’enfoncent, quant à eux, plus au sud dans la région de Lissala.
Ethnonymie
Selon les sources et le contexte, on observe de multiples variantes : Baja, Baya, Bayas, Beya, Bwaka, Gbaja, Gbaya Bodomo, Gbaya Bokoto, Gbaya Bouli, Gbaya Dooka, Gbaya Kaka, Gbaya Kara, Gbaya Lai, Gbayas, Gbaya Yaiyuwe, Gbea, Gbeya, Igbaka, Igbaya[11].
Population

Leur nombre était estimé à plus de 1 200 000 dans les années 1980. Les Gbaya comprennent plusieurs sous-groupes ou lignages répartis sur le territoire centrafricain. On trouve dans la région du Centre le sous-groupegbaya bozoum (Bozoum), les Gbaya ɓòkòtò ( Baoro, Carnot, Yaloké), gbɛ́yá ou Gbeya (Bossango, à l'est on a les àlī (Boali), mānzā (Bouca, Sibut Kaga-Bandoro), les ngbākā-mānzā (Damara, Sibut), les ɓòfì (Boda-Ngotto) Auxquels il faut aussi ajouter les sous-groupes Bodomo, Bokoto, Bouli, Dooka, Kaka, Kara, Lai, Yayuwe[12].
Langues
Ils parlent différents dialectes du gbaya – des langues oubanguiennes – dont le nombre de locuteurs a été estimé à 877 000[13]. on compte les Gbeya ou Gbaya de Bossangoa, les Gbaya Gbabana » de Batangafo, les Boffi ou Gbaya de Boda, les Gbaya Bokoto dans la Lobaye et l’Ouham-Pendé, les gbaya-bozoum, les Gbaya-Kara dans l’Ouham et la Nana-Mambéré, les Souma dans les sous-préfectures de Nanga-Boguila et Markounda, les Mandija dans la Nana-Gribizi et la kémo, les Ngbaka-Mandjia dans la sous-préfecture de Bogangolo sur l’axe routier Damara-Bouca et Boali.