Ge Xuan
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Ge Xuan 葛玄 ou Ge Xiaoxian 葛孝先 (164 – 244)[1], surnommé Ge Xianweng[2] « vieillard immortel », était un fangshi, alchimiste et magicien taoïste spécialiste des techniques d’immortalité au royaume de Wu à l’époque des Trois royaumes.
On sait peu de chose de sa vie. Originaire d’une famille lettrée de Danyang [3], il aurait perdu ses parents alors qu’il était encore dans l’adolescence et serait parent (probablement grand-oncle) de Ge Hong, qui hérita d’une partie de son savoir par l’intermédiaire de son disciple Zheng Yin[4]. Selon les Chroniques des Trois royaumes, Sun Quan le tenait en haute estime.

Il est considéré comme un maillon important de la tradition alchimique du Sud dont il aurait eu entre ses mains les textes les plus influents, qui ont contribué au canon des écoles Lingbao et dans une moindre mesure Shangqing. Le premier courant le considère d’ailleurs comme son patriarche ; la légende prétend que c’est du mont Gezao[5], siège de l’école, qu’il se serait envolé vers le ciel. Selon Ge Hong, il aurait été le disciple du fangshi Zuo Ci[6] apprécié de Cao Cao, dont il aurait reçu des textes alchimiques : Danpai xianjing [7], Livre des neuf tripodes [8], Livre de l’élixir d’or [9].
Par ailleurs, selon la tradition qui veut que les textes sacrés soient de provenance divine, Laozi sous sa forme de Pur du faîte suprême lui aurait remis sur le mont Tiantai trente-six fascicules, dont le canon de Lingbao, puis envoyé trois immortels lui remettre trente-six autres fascicules, dont des recueils de rituels Shangqing et Lingbao.
