Gemmelaincourt

From Wikipedia, the free encyclopedia

Gemmelaincourt
Gemmelaincourt
Le Jardin des Lys.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes Terre d'Eau
Maire
Mandat
Jean Luc Yardin
2020-2026
Code postal 88170
Code commune 88194
Démographie
Gentilé Gemmelaincourtois, Gemmelaincourtoises
Population
municipale
120 hab. (2023 en évolution de −19,46 % par rapport à 2017)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 35″ nord, 5° 58′ 07″ est
Altitude 379 m
Min. 328 m
Max. 431 m
Superficie 7,42 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vittel - Contrexéville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vittel
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Gemmelaincourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Gemmelaincourt
Géolocalisation sur la carte : Vosges
Voir sur la carte topographique des Vosges
Gemmelaincourt
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Gemmelaincourt

Gemmelaincourt est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Localisation

Gemmelaincourt est une petite commune rurale de l'Ouest vosgien, située dans la vallée de la Vraine entre Domjulien et Saint-Menge, 12 km au nord de Vittel.

Géologie et relief

Sismicité

Commune située dans une zone 3 de sismicité modérée[1].

Communes limitrophes

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la ruisseau la Vraine, le ruisseau du Puits de Haie et le ruisseau la Deuille[2],[Carte 1].

La Vraine, d'une longueur totale de 22,9 km, prend sa source dans la commune de Domjulien et se jette dans le Vair à Removille, face à Vouxey, après avoir traversé dix communes[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Gemmelaincourt.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eaux[Note 1] de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de 1 497 km2, est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges[4].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 906 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 856,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2],[8],[9].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[10]. Ils sont consultables sur un site spécial publié par Météo-France en [11].

Urbanisme

Typologie

Au , Gemmelaincourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,9 %), forêts (33,8 %), terres arables (20,9 %), zones urbanisées (3,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Germeneicourt (1295) ; Gemenaincours (1295) ; Germenaincors (1295) ; Germenencors (1309) ; Gemenaincors (XIVe siècle) ; Gemenencourt (XIVe siècle) ; Gemenaincourt (1426) ; Gemmellaincourt (1465)[17] ; Gemelaincourt (avant 1466)[18] ; Gemeneincour (1656) ; Gemenecourt (XVIIe siècle) ; Jumelincourt (1711) ; Geminorum curia (1768)[17] ; Gemelaincourt, vulgairement Gemenaincourt (1779)[18] ; Gemmaincourt (1790) ; Gemmelaincourt (an II)[17] ; Gemenaincourt (dans un arrêté de l’an X) ; ce n’est qu’après 1857 que la forme actuelle sera remise en usage[18].

Histoire

Gemmelaincourt appartenait au bailliage de Mirecourt. Son église, dédiée à saint Maur, relevait du diocèse de Toul, doyenné de Porsas. La cure, érigée en 1730, était auparavant annexe de Saint-Menge, à la collation du chapitre de Remiremont et au concours[19].

Le château de Gemmelaincourt (Appelé aussi le château de Bassompierre) a été édifié au XVIIIe siècle par le seigneur de Bassompierre, sur les vestiges d’un ancien relais de chasse. La plaque de fondation porte la date de 1778. Il en était copropriétaire avec les chanoinesses de Remiremont. Le château est passé entre les mains du marquis d’Hennezel, propriétaire de verreries[20]. Il servit ensuite de presbytère avant d'être vendu par la commune. Le peintre et graveur nancéien Franck Hommage entreprit de le restaurer mais la bâtisse fut partiellement détruite dans un incendie le [21].

Des mines de charbon sont actives sur la commune entre 1853 et 1912 avant d'être relancés une dernière fois dans les années 1940. La commune faisait partie de la même concession que sa voisine Saint-Menge. 120 000 tonnes de charbon sont produites entre 1902 et 1912. Un lavoir à charbon et une cité minière sont construits[22].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1989 Georges Gallausiaux    
Mars 1989 18/05/2020 Jean-Luc Yardin    
18/05/2020 06/02/2022 Alexandre Mouginot (Démission)    
06/02/2022 en cours
(au 06/11/2024)
Jean-Luc Yardin    

Budget et fiscalité 2022

L'ancienne école devenue mairie

En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[23] :

  • total des produits de fonctionnement : 187 000 , soit 1 229  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 139 000 , soit 912  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 268 000 , soit 1 760  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 116 000 , soit 762  par habitant ;
  • endettement : 191 000 , soit 1 259  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 23,83 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 44,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 16,31 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,99 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 120 [24].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2023, la commune comptait 120 habitants[Note 4], en évolution de −19,46 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
296295347322409429460436359
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
355375355312295295277276470
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
476278335286276296222235223
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2023
191180155138154158160144120
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements d'enseignements[29] :

  • Écoles maternelles et primaires à Gironcourt-sur-Vraine, Dombrot-sur-Vair, Rouvres-en-Xaintois, Houécourt, La Neuveville-sous-Châtenois, Saint-Remimont.
  • Collèges à Mandres-sur-Vair, Vittel, Châtenois, Contrexéville, Mirecourt.
  • Lycées à Mandres-sur-Vair, Contrexéville, Mirecourt.

Santé

Professionnels et établissements de santé[30] :

  • Médecins à Gironcourt-sur-Vraine, Remoncourt, Vittel, Châtenois.
  • Pharmacies à Gironcourt-sur-Vraine, Remoncourt, Vittel, Châtenois, Vicherey, Contrexéville.
  • Hôpitaux à Vittel, Mattaincourt, Mirecourt, Neufchâteau.

Cultes

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

  • Élevage de vaches laitières.
  • Élevage d'autres bovins et de buffles.
  • Élevage de chevaux et d'autres équidés.
  • Exploitation forestière.

Tourisme

  • Hébergements et restauration à Gironcourt-sur-Vraine, Rouvres-en-Xaintois, Vittel, Saint-Paul.

Commerces

  • Commerces et services de proximité.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Monument aux morts
  • Le patrimoine naturel : 2 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[32].

Les vestiges miniers liées à l'exploitation du charbon, notamment la cité minière et d'imposants terrils[22].

Héraldique

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI