Geneuille
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| Geneuille | |||||
L'église de la Nativité-de-Notre-Dame. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Besançon | ||||
| Intercommunalité | Grand Besançon Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Patrick Oudot 2020-2026 |
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| Code postal | 25870 | ||||
| Code commune | 25265 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Geneuillois[1] | ||||
| Population municipale |
1 280 hab. (2023 |
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| Densité | 198 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 19′ 28″ nord, 5° 58′ 17″ est | ||||
| Altitude | Min. 210 m Max. 278 m |
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| Superficie | 6,45 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Besançon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Baume-les-Dames | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | mairiedegeneuille.fr | ||||
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Geneuille est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
La commune est membre de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole et distante de 11 km du centre-ville de Besançon, elle comptait 1 280 habitants nommés Geneuillois et Geneuilloises en 2023.
Situation
Au nord-ouest de Besançon, la commune de Geneuille se situe sur la rive gauche de l'Ognon[2]. Le territoire s'étend sur 645 ha, dont un tiers de forêt[3].
| Boulot (Haute-Saône) |
Bussières (Haute-Saône) | |||
| Cussey-sur-l'Ognon | N | Châtillon-le-Duc | ||
| O Geneuille E | ||||
| S | ||||
| Les Auxons |
Géologie et relief
L’altitude est de 210 m[4].
Hydrographie

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 052 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Besançon à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 157,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,7 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Geneuille est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 310 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41,7 %), forêts (27,6 %), prairies (15,7 %), zones urbanisées (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
Voies de communication et transports
Infrastructure routière
Transports en commun
La commune est desservie par la ligne 68 du réseau de transport en commun Ginko[19].
Pôle Temis permet la correspondance avec la Lianes L6 pour rejoindre le lycée J.Haag[19].
La commune est desservit par plusieurs lignes scolaires (D206, D208, D237 et D238) et des lignes Proxi (liaison directe avec la gare TGV Franche-Comté TGV ou la zone commerciale d’Espace Valentin)[19].
Toponymie
Genulliacum en 967, la terminaison -acum signifiant, domaine ; Genuille en 1275 ; Geneuilles au XVe siècle[20].
Histoire
Moyen-Âge
Le nom de Geneuille apparaît pour la première fois en 967 sur un acte royal assurant la propriété de son église au Chapitre Saint-Jean de Besançon[2].
Un autre acte royal de 1275 assure le bien de son église sous le nom Genuille[21].
Époque moderne
En 1727, l’abbé Marchand fait obtenir aux habitants de Geneuille l’autorisation d’ouvrir une carrière pour rebâtir leur église[2].
En 1778, l’abbé Rozet fait installer une cloche en bronze sur laquelle est gravée : « A28. Afferte domino gloriam et honorum, adorate Dominum in sancto ejus »et qui donne le fa dièse[2].
Époque contemporaine
En 1833, une machine à vapeur est installée sur le territoire de la commune suivie l'année suivante d'une machine à papier[22].
En 1834, la famille Outhenin-Chalandre achète et exploite le vieux moulin sur l’Ognon pour produire du papier.Cette famille fortunée fera pendant plus de 100 ans la prospérité de Geneuille[2].
En 1851, la papeterie de Geneuille est la plus importante de Franche-Comté par le tonnage de papier produit, et devient dans les années suivantes une institution dont toute la commune profite : développement des voies d’accès, logements ouvriers, nouvelle école, nouvelle fontaine, bureau de poste, nouveau cimetière et même fanfare et club de football[2].
Guerre franco-prusienne
La guerre de 1870 laisse quelques traces du passage des Allemands en liaison avec la bataille du pont sur l'Ognon à Cussey. Sur le territoire occupé de Geneuille l'armée prussienne subit alors les bombardements des canons situés à Châtillon le Duc. Une dizaine de soldats d'un régiment badois y perdent la vie. Ils sont inhumés sur place sur un terrain communal à proximité de la papeterie, l'enclos entouré d'une palissade et d'une croix en bois. Ce geste semble être apprécié des militaires allemands qui quitteront le village sans représailles. Une statue de la Vierge est érigée quelques années plus tard à la sortie du village en liaison avec cet évènement[21].
Troisième République
Construit dans les années 1880 pour servir d’habitation aux propriétaires des Papeteries de France, le Château de la Dame Blanche est utilisé une vingtaine d’années, à la fin du XXe siècle, par la communauté chrétienne de la Roche d’or pour des retraites spirituelles[23].
Située sur la ligne Vesoul – Besançon des Chemins de fer Vicinaux (CFV) de Haute-Saône, la commune de Geneuille a été desservie de au par ce qu’il était convenu d’appeler le « Tacot ».
Première Guerre mondiale
Le monument aux morts porte la liste de 31 noms d'enfants de la commune morts pour la France[21].
Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts porte la liste de 8 noms sur les plaques du monument aux morts[21].
Pendant l’occupation, le village accueille Jean Bassard et d'autres résistants membres du maquis O.D (Ognon-Doubs). Jean Bassard est blessé après avoir cherché à forcer un barrage allemand. Il est recueilli par les habitants de Geneuille et transporté à la ferme Pagniez où il est caché et soigné. Malgré cela, il décède le [24].
Le village est libéré le au matin par les forces américaines[21]. le soldat américain Albert Tamburine est tué sur le territoire de la commune[25].
Depuis 1945
Les Papeteries de France ferment en 1968[2].
Politique et administration

Découpage territorial
La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon, du département du Doubs et de la région Bourgogne-Franche-Comté[Insee 1]. Elle est membre de Grand Besançon Métropole, communauté urbaine créée en 2019 par transformation de la communauté d'agglomération et regroupant 67 communes pour une population de 198 387 habitants (en 2022).
Dans le cadre des élections départementales, Geneuille est depuis 2015 l'une des 96 communes composant le canton de Baume-les-Dames, après avoir fait partie du canton de Marchaux de 1801 à 2015 et de celui de Bonnay de 1793 à 1801[26]. Elle dépend, pour les élections législatives, de la deuxième circonscription du Doubs[27].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[28]. Le maire est secondé par quatre adjoints et quatre conseillers délégués[M 1]. Le maire actuel de la commune est Patrick Oudot, né en 1951, élu pour la première fois en 2020[29].
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 1 280 habitants[Note 3], en évolution de −3,83 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
La Via Francigena traverse la commune d'ouest en est. Sigéric, archevêque de Cantorbery, effectue ce trajet vers la cité papale vers 990 il doit se rendre à Rome, afin d’y recevoir, des mains du pape Jean XV, son « pallium », un ornement liturgique réservé aux prélats de son rang. Après la traversée de la Manche, cette voie de pèlerinage qui emprunte les anciennes voies romaines passe par Arras, Reims, Châlons-en-Champagne, Besançon, Pontarlier, Lausanne, passe en Italie par le col du Grand Saint-Bernard, Sienne et enfin Rome. On peut aujourd'hui grâce à de nombreuses associations et le soutien du Conseil de l'Europe emprunter de nouveau ce chemin à pied ou à vélo. Ce chemin de pèlerinage passe par le village, il est effectué traditionnellement à pied, mais c'est également un itinéraire cyclable EuroVelo (EV 5 - Via Romea Francigena).
Médias et numérique
Le quotidien régional L'Est républicain relate les actualités de la commune dans son édition locale de Besançon[36]. La chaîne de télévision France 3 Franche-Comté et la station de radio France Bleu Besançon relaient les informations locales. Un bulletin municipal annuel présente les actualités de la commune[37].
Cultes
Les Geneuillois disposent d'un seul lieu de culte de confession catholique, l'église de la Nativité-de-Notre-. Au sein du diocèse de Besançon, le doyenné de Banlieue - Val de l'Ognon regroupe six paroisses dont celle du Val de la Dame Blanche-Châtillon[38] à laquelle appartient Geneuille. Pour les autres confessions, les lieux de cultes les plus proches (mosquées, synagogue, temple) sont tous situés à Besançon.




