Georg Friedrich Pohl
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Georg Friedrich Pohl (né le à Stettin, en Poméranie, mort à Breslau le ) est un physicien prussien. Destiné à une carrière théologique, il s'est consacré aux sciences physiques, particulièrement à l'électromagnétisme et à l'électrochimie. Ses recherches sur l'unification des phénomènes préfigurent la notion d'énergie ordonnée et désordonnée.
À côté de Kant, ce fut surtout Steffens qui exerça un grand attrait sur Pohl. En 1813, il s’enrôla dans l’armée de libération prussienne. À son retour (1814), il exerça comme professeur dans plusieurs lycées de Berlin. Nommé professeur de physique à l’université de Berlin (1829), puis à celle de Breslau (1832), Pohl a appliqué la philosophie de Schelling et celle de Steffens à la physique et à la chimie, en particulier à l’électromagnétisme encore naissant. Il imagina et tenta de montrer que si un courant électrique créé un champ magnétique, il doit être possible, par variation d'un champ magnétique, de créer du courant électrique, devançant les découvertes expérimentales de Faraday. Pohl concluait que l’électromagnétisme d’Œrsted et Ampère devait avoir une contrepartie[1], qu’il a appelé la « magnéto-électricité ». Volontiers polémique, il a repris tous les physiciens de l’époque qui ont traité cette matière : Amici, Pfaff, Ampère, etc. et a inventé plusieurs appareils électro-magnétiques[2].
Quant à la physique générale, Pohl a cherché à unifier les notions de calorique, de lumière, etc., d'atomes et d'éther, par une grandeur unique : l’« efficacité primitive et concrète de la matière ». Cette grandeur se manifeste, selon lui, sous trois degrés principaux de développement : le mouvement, le chimisme et l’organisation[3]. Cette idée est voisine de celle de physiciens qui lui étaient contemporains : ainsi, selon Matteucci, pression, mouvement, chaleur, lumière, électricité, magnétisme sont, sinon une seule et même force, du moins les diverses manifestations d’une force unique.
Il a été élu membre de l'académie Leopoldina en 1843 et a été victime d'une épidémie de choléra à 61 ans. Sa fille, Maria Pohl (1816–1882), a renié le protestantisme et, sous l'influence d’Heinrich Förster, s'est convertie au catholicisme en 1844 puis a rejoint le couvent des dominicaines de Lienz en 1865[4].