Georg Kampffmeyer

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Georg Kampffmeyer

Georg Kampffmeyer (né le à Berlin; † dans cette même ville) était un arabisant allemand, qui a enseigné de 1906 à 1929 au Séminaire des Langues Orientales de Berlin. Ses travaux de critique scientifique, et son rôle comme rédacteur du « Monde de l'Islam » ou à la tête de la Deutsche Gesellschaft für Islamkunde ont donné une impulsion décisive à l’islamologie en Allemagne.

Georg Kampffmeyer, fils du négociant en peaux Daniel Kampffmeyer (1815–1878), était issu d'une famille de Westphalie, active dans le cuir et la tannerie. Orphelin très jeune, Georg Kampffmeyer grandit chez des parents au second degré[1].

Bachelier (1883), il étudia la philosophie, la théologie et les Langues sémitiques et romanes dans les Université de Berne, de Lausanne, de Florence et de Berlin. Il fut d’abord employé en 1890 à la bibliothèque diocésaine de Celle, qui venait d’être réorganisée, et y prépara sa thèse de philosophie, soutenue en 1892 à l’Université de Leipzig sous la direction d’Albert Socin : elle était consacrée à la toponymie syrienne et palestinienne. C’est à cette époque qu’il adhéra à la Deutscher Palästinaverein[1].

En 1895, Kampffmeyer déménagea à Berlin pour y étudier l’arabe classique. Faisant fonds sur tous les livres qu'il trouvait, il suivit les conférences de Martin Hartmann, puis alla à l’université de Marbourg passer sa thèse d’habilitation (1900). L’année suivante, il accepta l’offre d'archiviste pour les sources sémitiques de la bibliothèque de l’Académie Léopoldine à Halle. Il reprit sa conférence d’habilitation à l’Université Martin-Luther de Halle-Wittemberg, où il enseigna les langues sémitiques comme privat-docent. Cela lui permit de voyager au Maroc, en Algérie, en Égypte et en Palestine, devenant l’expert allemand des dialectes arabes de ces pays. En 1902, il devint membre du conseil scientifique de la Société orientale allemande[1].

Élu en 1906 à l'Académie Léopoldine, Kampffmeyer retrouva Berlin, où le Séminaire des Langues orientales lui offrait un poste de privat-docent. Il y enseigna surtout l’arabe marocain qui, dans le contexte de la Crise de Tanger, était alors d'une grande importance pour l’Empire allemand. Au mois de , il obtint une chaire de langues orientales, où il enseignait l'arabe marocain, l'arabe syrien et l'arabe égyptien.

Épitaphe de Kampffmeyer au cimetière Sainte-Anne de Berlin-Dahlem

Simultanément, il travaillait en étroite collaboration avec son ancien maître Martin Hartmann. Ces deux orientalistes fondèrent en 1912 la Société allemande d'Islamologie (Deutsche Gesellschaft für Islamkunde), et sa revue scientifique :Die Welt des Islams. La rédaction de ce journal occupa le plus clair de son temps au fil des années suivantes. En 1916, il fonda l'Association des Amis de la Littérature turque. A la demande du gouvernement prussien, Kampffmeyer fit de la riche bibliothèque de cette association le fonds documentaire du nouvel Institut archéologique allemand d'Istamboul (vers 1930). Quant à la Société d'Islamologie, elle fut rattachée pendant la Première guerre mondiale au gouvernement allemand.

Malgré le contexte économique désastreux des années 1920, Kampffmeyer parvint à maintenir l'activité du Séminaire des Langues Orientales et de la Société d'Islamologie. Ayant atteint la limite d’âge en 1929, l'Université lui décerna l’éméritat. En 1934, la maladie l'éloigna du travail académique. Il mourut deux ans plus tard, âgé de 72 ans.

Recherches

Bibliographie

Notes

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