George Don (officier britannique)

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George Don, né le , mort le , était un gouverneur colonial et général britannique d'origine écossaise qui a notamment participé à la guerre d'indépendance des États-Unis ainsi qu'aux guerres de la Révolution française. Bien qu'il ait occupé de nombreuses fonctions dans plusieurs régions d'Europe, il s'est surtout fait connaitre dans le domaine militaire en contribuant à l'organisation de la défense contre la menace française pendant les guerres de la Révolution française puis les guerres napoléoniennes. Il fut également fréquemment sollicité pour son expertise en matière d'espionnage par les généraux britanniques, et fut également à une époque employé par la Prusse comme espion. En 1799, il fut arrêté au cours d'une trêve par le général français Guillaume Brune qui l'accusa de tenter de fomenter une rébellion en République batave, ce qui lui valut d'être retenu prisonnier jusqu'à la Paix d'Amiens en 1802. Au cours et à la suite de ces conflits, Don occupa également les fonctions de gouverneur de Jersey et de Gibraltar, où il parvint avec succès à mettre en place des réformes structurelles.

George Don, second fils du marchand de vin John Don et de sa femme Anna Seton vit le jour en 1756. En 1770, il rejoignit l'armée comme porte drapeau de la 51e division d'infanterie, et fut envoyé à Minorque à partir de 1774 après avoir été élevé au rang de lieutenant. Minorque était alors un territoire équipé d'une base navale administré par les Britanniques, qui fut fortifié après sa capture par les espagnols au cours de la Guerre de Sept Ans vingt ans auparavant. Au cours de son service sur l'île, il se rapprocha du gouverneur de l'île, le général General Johnstone ainsi que du général James Murray, et rejoignit le personnel du premier nommé en tant qu'aide de camp ce qui lui valut une promotion au range de capitaine[1].

Au cours de la Guerre d'indépendance des États-Unis, Minorque subit une attaque des troupes françaises et espagnoles, et Don se fit remarquer comme une figure importante du siège de la garnison britannique retenue dans le Fort St. Philip. En dépit de la reddition de la garnison en 1782, sa réputation, couplée à son mariage avec la nièce de Murray, Maria Margaretta en 1783 lui permirent de prendre de l'importance. Promu au rang de major au cours de la même année, il fut transféré auprès du 59e régiment d'infanterie et posté pour la première fois à Gibraltar, où il demeura jusqu'en 1791 pendant une période de paix[1]. Cependant, alors qu'une guerre se dessinait dans le sillage de la Révolution française, il fut promu au rang de lieutenant-colonel et envoyé à Jerseyoù son régiment fut positionné en 1792. Jersey, située à proximité des côtes bretonnes constituait une cible évidente des françaises si la guerre venait à éclater. Il travailla dans un premier temps à la fortification des défenses de l'île avant d'être rappelé en tant qu'aide de camp par Murray en 1793, dans la campagne des Flandres qui se révéla être un échec. En reconnaissance de son engagement dans cette campagne, il fut nommé aide de camp du roi George III, ce qui lui valut une promotion au rang de colonel[1].

Guerres de la Révolution française

Gouverneur de Jersey et de Gibraltar

Références

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