George McTurnan Kahin
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| Naissance |
Baltimore (Maryland) |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans) Rochester (New York) |
| Nationalité | américaine |
| Conjoint | Audrey R. Kahin (d) |
| Formation | Université Harvard, Université Stanford, Université Johns-Hopkins |
|---|---|
| Profession | Politologue, historien et professeur d'université (d) |
| Employeur | Université Cornell |
| Intérêts | Histoire, sciences politiques |
| Œuvres principales | Nationalism and Revolution in Indonesia (1952), The United States in Vietnam (avec John Wilson Lewis, 1969) |
| Distinctions | Bourse Guggenheim |
George McTurnan Kahin[Note 1] ( – ) est un historien et politologue américain. Il est l'un des experts qui fait référence pour l'Asie du Sud-Est et un opposant à l'intervention américaine dans la guerre du Vietnam[1]. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat, aujourd'hui encore considérée comme un classique de l'histoire de l'Indonésie, Kahin a enseigné à l'université Cornell, dont il a dirigé le Southeast Asia Program et où il a fondé le Cornell Modern Indonesia Project. Ses mémoires incomplets ont été publiés à titre posthume en 2003.
George McTurnan Kahin naît le à Baltimore (Maryland) et grandit à Seattle (Washington). Il obtient son BSc en histoire à Harvard en 1940[2].
Kahin se marie avec Margaret Baker en 1942, mais finira par divorcer[1]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1945, il sert dans la US Army, où reçoit au sein d'un groupe de soixante GI un entraînement pour être parachutés en Indonésie sous occupation japonaise comme avant-garde des forces alliées. L'opération sera annulée après qu'il fut décidé après la conférence de Potsdam que les forces américaines ne passeraient pas par l'archipel. Son unité sera envoyée sur le théatre européen. Kahin quitte l'armée avec le grade de sergent[2]. C'est durant cette période qu'il commence à s'intéresser à l'Asie du Sud-Est et qu'il apprend l'indonésien et le néerlandais[1].
Après la guerre, Kahin reprend ses études et obtient son MA à Stanford en 1946. Son mémoire, intitulé The Political Position of the Chinese in Indonesia (Kahin 1946)[3], décrit le rôle des Chinois d'Indonésie dans la jeune république. Il continue de s'intéresser à l'Asie du Sud-Est et se rend en Indonésie en 1948 pour faire une recherche pendant la révolution nationale indonésienne. Il est arrêté par l'administration néerlandaise et expulsé du pays. Kahin obtient son doctorat en sciences politiques à l'université Johns Hopkins en 1951. Sa thèse, intitulée Nationalism and Revolution in Indonesia (Kahin 1952), est considérée comme un classique en histoire de l'Indonésie[2],[4].