Georges-Henri Luquet
From Wikipedia, the free encyclopedia
Université de Lille (doctorat) ()
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) Université de Lille (doctorat) () |
| Principaux intérêts |
Philosophie |
| Influencé par | |
| Distinction |
Georges-Henri Luquet, né en 1876 et mort en 1965, est un philosophe français, normalien élève de Bergson et de Lucien Lévy-Bruhl, ethnographe et pionnier de l'étude du dessin enfantin.
Carrière
Georges-Henri Luquet est né à Rochefort-sur-Mer le [1]. Son père, professeur de lycée, termine sa carrière comme proviseur du lycée de Laon où Georges-Henri Luquet fait ses études secondaires[1]. Il est admis à l’École normale supérieure en 1897[2]. Il est agrégé de philosophie en 1903 et il soutient en 1913 à Lille une thèse de doctorat intitulée Les dessins d'un enfant[3]. Il est aussi diplômé de l’École des hautes études.
Il est nommé en 1901 professeur de philosophie au lycée de Pont-à-Mousson, puis à Châteauroux où il se marie en 1902[1], au lycée de Douai jusqu'en 1913, puis à Montpellier (1914)[1]. Il est mobilisé de 1914 à 1919 et reçoit la croix de guerre[1]. Il est nommé à Paris au lycée Saint-Louis puis au lycée Rollin à son retour de la Première Guerre mondiale.
Franc-maçonnerie
Luquet fut initié au Grand Orient de France en 1906[1]. Il fut membre du Grand Collège des Rites en 1935, où il occupa entre autres les charges de Grand Orateur, et Grand Chancelier du Suprême Conseil du Grand Orient de France. Ce dignitaire de la plus importante obédience maçonnique française laissa de nombreux articles de philosophie sociale et morale, et une étude approfondie sur Nerval. Il fut spécialiste du symbolisme des grades de perfectionnement et de l’histoire de la franc-maçonnerie. Il publie en 1963 La Franc-Maçonnerie et l'État en France au XVIIIe siècle.
Georges-Henri Luquet meurt le . À sa mort le Grand Orient lui rendit hommage lors d’une « tenue funèbre », un rite maçonnique. L'ouvrage Dieu ? Testament d’un philosophique d’un vieux sage, paru en 1966 à titre posthume, expose ses dernières réflexions sur l’humanité.