Georges-Philippe Clésinger est un sculpteur français né à Besançon en et mort dans la même ville le .
Georges-Philippe Clésigner est né à Besançon, en 1788[1]. Il fut élève de François-Joseph Bosio et de Jean-Jacques Flatters[1]. Installé dans sa ville natale, il s'occupa de réorganiser l'École des Beaux-Arts où il enseigna le dessin et la sculpture[1]. Il prit part aux Salons de Paris, en 1822 et en 1824, et exécuta quelques bustes qui se trouvent à la Bibliothèque municipale de Besançon et plusieurs sculptures religieuses qui ornent, dans cette ville, l'église Sainte-Madeleine[1]. Son œuvre la plus importante est la statue en marbre du cardinal de Rohan-Chabot placée dans la cathédrale Saint-Jean[1]. Au sujet des ouvrages de l'artiste, le peintre Jean Gigoux, un de ses compatriotes, donne sur sa façon de procéder des détails assez curieux qui font peu honneur à son talent: «Il prenait, parait-il, sans se gêner son bien où il le trouvait; il moulait tout bonnement des bras, des jambes, des têtes sur des statues antiques; puis il en fabriquait ses figures et ses groupes, en quinze jours, un mois au plus[1].» Il reçut souvent des commandes pour les églises des environs, «car il savait si bien prendre un air de componction en levant au ciel ses yeux à demi-clos que les curés lui témoignaient autant de confiance que d'admiration[1]». Georges Clésinger, qui était par ailleurs le père de Jean-Baptiste, dit Auguste Clésinger, est mort à Besançon, le [1].
Notes et références
12345678Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au dix-neuvième siècle. T. I. A-C, 1914-1921 (lire en ligne), p.391, 392, et 393.