Issu d'une famille originaire du Gatinais, il est reçu au concours d'instituteur en 1896 et nommé à Auxerre puis à Sens[1]. Il est ensuite admis à l'École normale supérieure de Saint-Cloud. À sa sortie, il est professeur de lettres à l'école primaire supérieure de Saint-Fargeau, puis professeur titulaire dans les écoles normales de Rodez, de Poitiers, puis à l'école supérieure de Tourcoing et enfin à celle de Tonnerre (Yonne), où il se fixe[1]. Il est président de la section locale de la Ligue des droits de l'homme et membre et président de plusieurs organisations coopératives. Il est élu conseiller municipal de Tonnerre en 1919[1].
Lors du scrutin de 1928, redevenue au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par circonscription, il battu de peu par Louis Marteau (6 961 voix contre 6645) dans la circonscription de Sens[2]
Il est également maire de sa commune natale, Saint-Valérien entre 1935 et 1941.
Il s'investit fortement en faveur du développement des coopératives agricoles et préside, au Sénat, la commission spécialement chargée de l'étude de cette question. Il continuera à animer le mouvement coopératif français après la Seconde Guerre mondiale.
Franc-maçon, il est démis d'office de ses mandats, en 1941, en application de la loi sur les sociétés secrètes[3],[4].
Il ne retrouve pas de mandat parlementaire après la Libération mais continue à militer dans des structures coopératives ainsi qu'à la Ligue des droits de l'homme dont il demeure membre du Comité central jusqu'à son décès en 1949.
Notes et références
«Georges Boully», dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]