Georges Fonsny a épousé la sœur de l'avocat liégeois, Albert Van den Berg. Le , lorsque son beau frère et son secrétaire, Pierre Coune sont arrêtés par la Gestapo, il reprendra la tête du réseau qu'il est désormais convenu d'appeler «Van den Berg-Fonsny»[2]. Ce réseau catholique couvrait toute la province de Liège et comportait des ramifications dans le Hainaut et en Flandres. Il bénéficiait de l'appui de l'évêque de Liège, Louis-Joseph Kerkhofs qui n'hésita pas à héberger personnellement le grand rabbin de Liège Joseph Lepkifker et plaça sa famille, en sûreté, dans un couvent[3].
Le principal objectif du réseau était de soustraire un maximum d'enfants juifs et d'adultes à la tyrannie allemande. Trois cents enfants furent ainsi placés à Banneux[4]. Georges Fonsny n'hésitait pas à fournir de faux papiers et à réaliser de faux sauf-conduits allemands.
Après la guerre, il fut président de la «Fédération des institutions et services spécialisés d'aide aux adultes et aux jeunes» (FISSAJ)[5]
↑ La Libre, Lily Portugaels, Il a sauvé plus de 400 enfants juifs, 29/11/2010
↑ Dan Mikhman, Belgium and the Holocaust: Jews, Belgians, Germans, Berghahn Books, 1998 - 593 pages
↑ Mordecai Paldiel, Churches and the Holocaust: Unholy Teaching, Good Samaritans, and Reconciliation, KTAV Publishing House, Inc., 15 avril 2006 - 443 pages
↑ Fabrice Maerten, Frans Selleslagh, Mark van den Wijngaert, Entre la peste et le choléra: vie et attitudes des catholiques sous l'occupation, Collection Sillages, Éditeur Quorum, 1999
↑ Lucien Lazare, Israel Gutman, Dan Mikhman, Sara Bender, The Encyclopedia of the Righteous Among the Nations: Belgium, Volume 4 de The Encyclopedia of the Righteous Among the Nations: Rescuers of Jews During the Holocaust, Dan Mikhman, Éditeur Yad Vashem, 2005