Georges Goyau
historien français (1869-1939)
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Pierre Louis Théophile Georges Goyau, né le à Orléans et mort le à Bernay, est un historien et essayiste français, spécialiste de l'histoire religieuse. Il a utilisé le pseudonyme Léon Grégoire.
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Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Goyau (d) |
| Pseudonyme |
Léon Grégoire |
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Lucie Faure-Goyau (à partir de ) Juliette Heuzey (à partir de ) |
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Académie française (- Société de l’histoire de France () Société d'histoire religieuse de la France (d) Ligue de la patrie française Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen |
| Distinctions |
Biographie
Fils de Louis-Pierre Goyau (1829-1903), vétérinaire principal de 1re classe de l'armée[1], professeur d'hippologie aux écoles militaires de Saint-Cyr et de Saumur, officier de la Légion d'honneur, et de Placide-Joséphine Bezombes, Georges Goyau fait ses études secondaires au lycée d'Orléans, puis vient à Paris au lycée Louis-le-Grand. Il est reçu au concours de l'École normale supérieure.

Reçu premier à l'agrégation d'histoire et géographie en 1891[2], il devient membre de l’École française de Rome en 1892.
À partir de 1894, il collabore à la Revue des Deux Mondes et publie un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire de l'Église catholique, dont L’Allemagne religieuse : le protestantisme et le catholicisme, L’Église libre dans l’Europe libre, Les Origines religieuses du Canada, L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui, Le Catholicisme, doctrine d’action, Le Premier Demi-Siècle de l'apostolat des Picpuciens aux îles Gambier (Beauchesne, Paris. 1928).
L’Académie française lui décerne le prix Bordin en 1898 pour L’Allemagne religieuse : le Protestantisme et le prix Vitet en 1908.
Le à Paris (16e), il épouse Lucie Faure, fille de l'ancien président de la République Félix Faure[3] puis, après son veuvage, en secondes noces en 1916, la romancière catholique Juliette Heuzey, qui publiera en 1947 un livre sur sa vie et son œuvre[4]. Il n'eut pas d'enfant.
Durant la Première Guerre mondiale, il apporte sa collaboration à l’œuvre de la Croix-Rouge.
Georges Goyau succède au cardinal Baudrillart à la présidence de l'Académie d'éducation et d'études sociales (AES)[5].

Le , il est élu membre de l'Académie française au onzième fauteuil, obtenant au second tour 15 voix contre 11 à l'écrivain André Rivoire[6]. Le , il en devint le secrétaire perpétuel, mais il le resta peu de temps, mourant moins de deux ans plus tard. Il était commandeur de la Légion d'honneur[7].
En 1928, il est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, département où il possède une propriété, au Breuil-en-Auge, où il vit quand il n'est pas à son domicile parisien.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (44e division).
Hostilité supposée aux francs-maçons
Selon l'essayiste, antisémite et anti-maçon Paul Copin-Albancelli, Georges Goyau, dans son livre L’Idée de Patrie et l’humanitarisme, expliquerait en citant des sources maçonniques que la franc-maçonnerie français a servi les intérêts de la Prusse avant la guerre de 1870[8] et à l'insu des maçons[9]. Une partie de la documentation utilisée pour cet ouvrage est issue de la bibliothèque d'Arthur Stoven (d)[10], ancien collaborateur de La Vraie France et du Lillois, deux journaux antimaçonniques et antisémites.[réf. nécessaire]
Publications
- 1891 : Chronologie de l’Empire romain
- 1892 : Du toast à l’Encyclique (avec B. et J. Brunhes)
- 1893 : Le Pape, les Catholiques et la Question sociale (sous le pseudonyme[11] de Léon Grégoire)
- 1894 : Lexique des antiquités romaines (sous la direction de R. Cagnat)
- 1895 : Le Vatican, les Papes et la Civilisation (avec P. Fabre et A. Pératé)
- 1897-1912 : Autour du catholicisme social, 5 vol.
- 1898 : L’Allemagne religieuse : le Protestantisme
- 1899 : La Franc-maçonnerie en France
- 1899-1906 : L’École d’aujourd’hui, 2 vol.
- 1900 : L’Église romaine et les Courants politiques du siècle
- 1900 : Lendemains d’unité : Rome, Royaume de Naples
- 1903 : Les Nations apôtres : vieille France, jeune Allemagne
- 1905-1909 : L’Allemagne religieuse : le Catholicisme, 4 vol.
- 1907 : Jeanne d’Arc devant l’opinion allemande
- 1911-1913 : Bismarck et l’Église. Le Kulturkampf, 4 vol.
- 1913 : L’Idée de patrie et l’Humanitarisme
- 1913 : Essai d’histoire française (1866-1901)
- 1917 : Les Catholiques allemands et l’Empire évangélique
- 1918 : Les Dames de la Charité de Monsieur Vincent
- 1918 : Le Cardinal Mercier, Paris, Éditions Flammarion, coll. « les grands cœurs », , 202 p.
- 1919 : Une Ville-Église : Genève, 2 vol.
- 1919 : L’Église libre dans l’Europe libre
- 1920 : Les Étapes d’une gloire religieuse : Sainte Jeanne d’Arc
- 1921 : Le Catholicisme, doctrine d’action
- 1921 : La Pensée religieuse de Joseph de Maistre
- 1921 : Portraits catholiques
- 1921 : Figurines franciscaines, Paris, Édition Henri Laurens
- 1921 : Précurseurs
- 1921 : Histoire religieuse de la France (sous la direction de Gabriel Hanotaux)
- 1921 : Sainte Mélanie (383-439), Paris, Édition Victor Lecoffre, , 211 p.
- 1922 : Papauté et Chrétienté sous Benoît XV
- 1923 : La Vie des livres et des âmes
- 1923 : Ozanam
- 1923 : Un grand missionnaire : le cardinal Lavigerie
- 1923 : Orientations catholiques
- 1924 : Une épopée mystique : Les origines religieuses du Canada, Éditions Bernard Grasset, , 285 p.
- 1925 : Les Martyrs de la Nouvelle-France : Extraits des Relations et Lettres des missionnaires Jésuites (avec Georges Rigault), Paris, Éditions SPES, , 283 p.
- 1926 : Le Visage de Rome chrétienne
- 1926 : L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui
- 1927 : Saint Bernard
- 1927 : Mgr Augouard
- 1928 : Saint Louis, Louis de Poissy, Louis de France. Nobles vies, grandes œuvres[12]
- 1928-1936 : L’Église en marche. Études d'histoire missionnaire, 6 volumes, Paris, éd. Spes
- 1929 : Un roman d’amitié entre deux adversaires politiques : Falloux et Persigny[13],
- 1929 : Dieu chez les Soviets
- 1929 : De Constantin au traité de Latran : Rome chrétienne, son visage, son organisation[14]
- 1929 : Un grand “homme” : Mère Javouhey, apôtre des Noirs
- 1932 : Les Prêtres des Missions étrangères[15],
- 1932 : Le Cardinal Lavigerie. Un grand missionnaire., Paris, Éditions Plon, 1932, 271 pages.
- 1933 : Les Grands Desseins missionnaires d'Henri de Solages (1786-1832)
- 1935 : Une fondatrice d’institut missionnaire : Mère Marie de la Passion et les Franciscaines missionnaires de Marie
- 1935 : À la conquête du monde païen, Maison Mame, Tours, 169 pages[16],[17]
- 1936 : Les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres
- 1937 : La Congrégation du Saint-Esprit
- 1938 : La Congrégation de la Mission des Lazaristes
- 1938 : La Normandie bénédictine, pirates vikings et moines normands. [18]
- 1940 : Le Christ[19]