Georges Guérin
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| Georges Guérin | |
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| Biographie | |
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| Nom de naissance | Georges Martial Guérin |
| Naissance | Écrouves |
| Ordination sacerdotale | |
| Décès | (à 80 ans) 5e arrondissement de Paris |
| Autres fonctions | |
| Fonction religieuse | |
| Aumônier de la JOC-JOCF | |
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Le père Georges Guérin est le cofondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), en 1927 ; aumônier général de 1928 à 1950. Résistant, il est emprisonné à Fresnes par les Allemands en 1943. Il fut chanoine de la cathédrale de Paris (1944).
Jeunesse
Georges (Martial) Guérin est né à Grandmenil (Meurthe-et-Moselle) le
Première Guerre mondiale
Le , Georges Guérin est appelé au service militaire à la caserne Chevert à Verdun, nommé caporal début 1913, puis sergent en octobre [note 1]. Au début de la Première Guerre mondiale, le 166e R.I, où il est mobilisé, est engagé à Étain (Meuse) dans la bataille de la Woëvre et des Hauts de Meuse. Georges Guérin sera blessé une première fois le à Fresnes-en-Woëvre, lors des combats des Éparges. Il revient au front le , il est de nouveau blessé par une balle qui lui traverse le bassin, le , alors qu'il est en 1re ligne à la Tranchée de Calonne[1]. Il devient indisponible pour un long moment. Grièvement blessé, il est soigné à Lyon[note 2],[2]. Au moment de l’armistice, il écrira : "Oui, c’est fini, et qu'il se souviendra longtemps du vent de délire qui a soufflé sur la France, que Grandménil n’aura plus de Boches à 25 kilomètres, qu'il a foi en la France". Il sera démobilisé le avec la classe 1911 après 6 ans et 10 mois passés sous les drapeaux.
Vocation
C’est vers 20 ans qu'il pense au séminaire et à la prêtrise. Il prend la décision de devenir prêtre à la fin de la guerre. Il va poursuivre ses études au séminaire des vocations tardives puis au Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. C’est alors qu’il va trouver sa voie vers la jeunesse ouvrière, au cours de l’année 1923. il est dans le même cours que le Père Georges Béjot, avec qui il se retrouve pleinement. Ils seront ordonnés le même jour, Le , il sera ordonné prêtre par le Cardinal Dubois, il avait 34 ans, il sera nommé vicaire à Clichy.
Le Père Guérin et la JOC
Fondation de la JOC
Il avait découvert la JOC, fondé en Belgique par Joseph Cardijn, où elle a connu un grand succès, grâce au Manuel de la JOC et à la revue Jeunesse Ouvrière. Il en parle à Georges Quiclet, jeune aide-comptable d'une entreprise de Clichy, dans la banlieue de Paris. Ensemble, ils rédigent un tract intitulé La Jeunesse Ouvrière. Le a lieu une première réunion à Clichy. 700 invitations sont envoyées pour finalement réunir une soixantaine de jeunes. Ainsi est fondée la branche française de la JOC[3].
Développement de la JOC
Le père Guérin propose aux jeunes ouvriers de réfléchir, d’analyser ce qu’ils vivaient, de se former et d’agir selon la démarche « Voir, Juger, Agir », fondement de la méthode jociste. Il les encourage à militer dans des syndicats et à participer à des groupes d’étude de la doctrine sociale de l'Église.
Rôle au sein de la JOC
Soutenu par le cardinal Verdier et le cardinal Suhard, le père Guérin en est l’animateur toute sa vie en tant qu'aumônier général de 1928 à 1950.
Seconde guerre mondiale
L'abbé Guérin est emprisonné à Châlons-sur-Marne, le . Il fut incarcéré aussi à Fresnes pour avoir maintenu, malgré l’interdiction des associations, l'activité de la JOC.
Sa mort et ses obsèques
Le il entre à l’hôpital pour une intervention chirurgicale et meurt le . Il repose au Cimetière parisien de Bagneux (28e division).
Rencontres et actions internationales
Hommage

Créée en 2007, l’association des Amis du Père Guérin compte environ 200 adhérents. Elle a pour objectif d’impulser les démarches en faveur de la canonisation du Père Georges Guérin. Elle a aussi pour but d’assurer le suivi des démarches, de les financer et de promouvoir l’élan spirituel et apostolique lié à la personne du père Guérin, à sa pensée, à ses intuitions[4].
Une rue du 13e arrondissement de Paris porte son nom. Elle a été inaugurée en 1978 en présence de Georges Quiclet, premier jociste, et d'une délégation de la JOC.
Décorations françaises
- "Gradé, dévoué à ses devoirs et d'un moral bien trempé. A montré partout et toujours énergie et courage. Blessé le et revenu au front, a été atteint le , d'une blessure grave"[6]
- "N'a pas cessé de montrer des qualités d'énergie et de dévouement depuis le début de la campagne ; le , quoique blessé au début de l'action, a conservé le commandement de sa section"[7]
