Il est issu d'une famille d'industriels marseillais[1]. Son père, Prosper Gueyraud (1819-1890), a servi d'intermédiaire dans la concession des chemins de fer romains, il a été consul général du Saint-Siège à Marseille[2].
Georges Gueyraud entame sa carrière de diplomate en tant que consul suppléant à Hambourg puis il est en poste à Constantinople et Londres. Il est ensuite promu consul et est posté à Hong-Kong, en Espagne à Bilbao, Cadix et Séville puis à Palerme en Italie[1]. Il est consul général à Jérusalem du 14 avril 1908[3] à 1914[4]. Dans cette ville, il se montre soucieux des intérêts économiques de la France alors que traditionnellement, la représentation française y avait surtout été active dans la sphère religieuse[1]. Il s'intéresse tout particulièrement à la question de l'adduction d'eau, cruciale à Jérusalem et sur laquelle la représentation française est en concurrence avec le consulat allemand de Jérusalem[1]. Il doit partir de Jérusalem au déclenchement de la Première Guerre mondiale alors que l'Empire ottoman a ordonné la fermeture des représentations diplomatiques des Alliés.