Georges Hardy, de son vrai nom Georges Kuhne[A 1], est un homme de radio et de télévision suisse, né le et mort le .
Georges Hardy a débuté en 1937 à «Radio-Genève», pour financer ses études de droit. Comme speaker, il touchait alors un cachet de dix francs par jour. C'est lui qui a notamment annoncé la mobilisation, le , par cette phrase: «Demain, samedi est le premier jour de la mobilisation générale.»
Il entre ensuite en 1940 au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en qualité de juriste[2] et s'est rendu dans de nombreux pays en guerre. Il commence sa carrière à l'Agence centrale pour les prisonniers de guerre, alors sous la direction de Roger Gallopin, et est affecté au secteur Afrique du Nord[2].
De à , il est envoyé en mission à la délégation du Caire, où on lui confie principalement des tâches administratives[2]. Depuis la capitale égyptienne, il effectue plusieurs missions hors de la région, assistant notamment le rapatriement des prisonniers de guerre allemands de Port-Saïd à Barcelone et de prisonniers de guerre néo-zélandais et australiens de Barcelone à Port-Saïd. En , il est convoqué à Alger par Jean Duchosal, secrétaire général du CICR, qui lui confie la tâche de monter une délégation à Palerme pour la Sicile, la Corse et la Sardaigne pour une mission qui dure de à [2].
À son retour à Genève, Georges Kuhne se consacre surtout aux activités radiophoniques. De 1945 à 1946, il a fait partie de l'équipe qui créé le service radio de la Croix-Rouge, chargé de rechercher les disparus de la guerre. Il travaille pour cette radio jusqu'à son départ en 1967[2].
En 1953, toujours pour le compte du CICR, il effectue une courte mission en Hollande après les inondations qui ont ravagé ce pays[2].
En 1954, Georges Hardy fut l'un des pionniers du premier studio romand de télévision. Pour le petit écran, il a notamment commenté des matchs de football et le Concours Eurovision de la chanson. De 1969 à 1980, il a animé l'émission À vos lettres.
↑Le pseudonyme Hardy, vient de l'adjectif allemand kühn qui signifie téméraire, pseudonyme déjà utilisé par son grand-père, Emmanuel, journaliste à la Tribune de Genève[1]