Georges Jamati
fonctionnaire et essayiste français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Georges Jamati, né Georges-Vincent Jamati le 7 août 1894 et mort le 19 août 1954 à Gif-sur-Yvette, est un administrateur, intellectuel et homme de lettres français, engagé dans les milieux universitaires, culturels et administratifs.
Biographie
D’origine libanaise par son père et normande par sa mère, née Goblot, il est apparenté au philosophe Edmond Goblot. Après des études de lettres (histoire et géographie) à la Sorbonne, il exerce d’abord dans l’enseignement avant d’intégrer l’administration centrale de l’Éducation nationale. Il poursuit ensuite sa carrière au Centre national de la recherche scientifique, où il occupe plusieurs fonctions administratives, devenant administrateur civil puis directeur adjoint à la fin des années 1940. À ce titre, il contribue notamment au développement des sciences humaines au sein de l’institution. Parallèlement à ses activités administratives, Jamati mène une activité intellectuelle soutenue : il publie des ouvrages consacrés à l’esthétique, aux sciences et à la philosophie de l’art, écrit de la poésie et du théâtre, et participe à diverses revues culturelles. Engagé dans les questions éducatives et universitaires, il est associé à plusieurs organismes liés à la jeunesse étudiante et aux statistiques universitaires. Membre du conseil d’administration du Sanatorium des Étudiants de France dès sa fondation, il participe activement à ses travaux aux côtés du docteur Douady.
Durant l’Occupation, il s’engage dans la Résistance au sein du groupe « Maintenir », auquel il adhère dès 1940. De 1940 à 1944, il prend part de manière continue à l’action clandestine, notamment par la transmission de documents et de projets de réforme vers Londres. Officier de la Légion d’honneur, il est également actif dans le domaine culturel et théâtral, notamment au sein d’associations savantes et de revues d’esthétique[1].
Il existe un portrait de Georges Jamati, âgé de 39 ans, peint par Constant Le Breton en 1933.