Georges Kersaudy
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Université de Paris (en)
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Institut national des langues et civilisations orientales Université de Paris (en) |
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Georges Kersaudy est un traducteur, réviseur, polyglotte et espérantiste français né le et mort le au Havre.
Georges Kersaudy a abordé très jeune l'étude de plusieurs langues romanes et germaniques et a découvert en 1936 que la connaissance de l'espéranto ouvrait un accès privilégié aux langues d'Europe centrale et orientale. Il est durant toute sa vie un ardent défenseur de cette langue[1], qualifié d'« ambassadeur de l'Espéranto », à l'instar de personnalités de la même génération comme Umberto Eco ou Albert Jacquard[2]. À l'occasion de la publication d'un mémoire collectif présenté par les universités de Louvain (Belgique), Rio de Janeiro (Brésil) et de Lille3 (France), il est présenté comme une des « figures marquantes du mouvement espérantiste »[3].
De 1941 à 1946, il a obtenu à la Sorbonne les diplômes d'allemand, de littérature et civilisation américaines, de langues et littératures scandinaves modernes et de philologie roumaine. Durant l'occupation, il a fait partie d'un réseau de résistance parisien et a été arrêté à deux reprises, mais est parvenu à s'échapper, en partie grâce à la connaissance des langues.[réf. nécessaire] Au cours de la même période, il a obtenu à l'École nationale des langues orientales vivantes les diplômes de russe, roumain, hongrois et finnois. Grâce à une mémoire extraordinaire et à un véritable intérêt pour les langues (« Au-dessus de dix, ça devient très facile »), M. Kersaudy a acquis également une bonne connaissance de nombreuses autres langues, qu'il n'a cessé de réapprendre durant les quarante années suivantes, grâce à ses voyages et à la parution de nouvelles méthodes, dont l'Assimil. À l'âge de 80 ans, il revendique au cours d'une interview, la maitrise d'une cinquantaine de langues, grâce notamment à ses nombreux voyages dans de nombreux pays du monde[4]. Ses derniers « réapprentissages » concernent l'hébreu, le grec et le chinois, qu'il craignait d'oublier. Cette compétence particulière lui permet d'être évoqué dans l'émission d'Éva Bester diffusée sur France-Inter le qui explique le mécanisme d'apprentissage des langues étrangères, notamment européennes[5].
Ayant commencé sa carrière au ministère des Affaires étrangères, en poste à Moscou et Belgrade, il est ensuite devenu traducteur aux Nations unies, puis réviseur au Conseil des ministres de l'Union européenne. Il a occupé des postes dans diverses capitales des quatre continents, tout en participant à de nombreuses missions dans le monde entier, et a exercé les fonctions d'expert traducteur pour la Cour d'appel et le tribunal de grande instance de Paris. Il a eu ainsi l'occasion d'établir des traductions et des révisions à titre officiel à partir d'une cinquantaine de langues[6].
Georges Kersaudy est le père de l'historien François Kersaudy. L'éminent polyglotte avait d'ailleurs indiqué à son fils de pouvoir lire une prochaine traduction d'un de ses livres en hébreu[7].
En , il est tête de liste aux élections européennes de la liste de Europe Démocratie Espéranto pour la région Île-de-France, il a recueilli sur son nom 5 789 voix soit 0,21 % des suffrages exprimés.
Ouvrage
- Un seul ouvrage répertorié :
- Langues sans frontières. À la découverte des langues de l'Europe, Autrement, 2001, coll. « Frontières », 383 p., (ISBN 2746701251).