Georges Kuss (phtisiologue)
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Georges Kuss est un médecin français, pthisiologue et inventeur d'un appareil à pneumothorax articificiel permettant de réduire les turberculoses[1],[2].
Georges Kuss est né le à Croisset, près de Rouen, dans le foyer du brasseur Frédéric Eugène Küss et de son épouse née Fanny Rehm[3]. Son père meurt à 30 ans le , juste avant le troisième anniversaire de Georges. Peu après, sa mère déménage à Lunéville, puis à Nancy, où le jeune Georges fait ses études secondaires. Il étudie la médecine et devient en 1893 interne des hôpitaux de Paris, préparant une thèse sur l'hérédité parasitaire de la tuberculose humaine. Cette thèse lui confère une renommée internationale immédiate. Toutefois, au sortir de l'internat, alors qu'il était assistant du professeur Albert Robin, il se rend compte que recherches de son maître sur les échanges respiratoires s'orientent vers une fausse piste. Il ose alors l'en avertir, puis à prendre parti contre lui et finalement à quitter le navire. Il renonce ainsi à toute carrière de concours, mais il sera tout de même chef de laboratoire à l'hôpital Trousseau[1].
Il s’oriente définitivement vers la phtisiologie en 1901. Le phtisiologue Georges Brouardel (1869-1959), qui dirige le Comité consultatif d'hygiène publique et est très actif dans la lutte contre la tuberculose, avait remarqué le travail de thèse de Georges Kuss, et le fait nommer médecin-directeur du sanatorium d'Angicourt, premier sanatorium public en France, ouvert en 1899 dans l’Oise par l’Assistance publique. Georges Kuss organise l’établissement, le perfectionne sans relâche pendant quatorze ans (1901-1914). C'est pour lui une période de travail acharné, de recherches sans répit, ponctuées de nombreuses publications[1].

Dès 1908, il comprend l'intérêt considérable de la méthode de Forlanini pour le traitement de la tuberculose, à savoir l’efficacité du traitement de la tuberculose par pneumothorax. En 1910, Küss met au point un ingénieux système de vases communicants, permettant de mesurer exactement la quantité de gaz introduite dans la plèvre. La présentation de cet appareil au Congrès de Berlin fait sensation. Reconnu pour sa sécurité et sa précision, il devient une référence dans le milieu médical de l’époque[1].
Angicourt fermé à cause de la Guerre, Georges Kuss se propose pour organiser un corps d'infirmières-visiteuses, nécessaire pour la prophylaxie et la thérapie de la tuberculose qui est alors un mal endémique en France. Il rédige un « Manuel des infirmières-visiteuses », et organise les formations qui condense son enseignement au sein de ce qui deviendra l’École d'infirmières du Comité national contre la tuberculose[1]..
Après la guerre, Kuss s'oriente de plus en plus vers la médecine sociale. En 1919, il prend la direction du dispensaire du XIXe arrondissement créé par la fondation Rockefeller. La lutte antituberculeuse s'organise en France et Küss est le conseiller technique de nombreuses œuvres privées et comités officiels[1]..
Participant régulier aux réunions de la Société d'études scientifiques sur la tuberculose, il la préside pendant un an[1].
Vie personnelle
En chercheur passionné, il n'a guère de temps à consacrer à une famille, d'autant plus que, orphelin de père et resté fils unique, il reste dévoué à sa mère qui décède à 81 ans en 1922. Il se maria néanmoins le , à Paris VIème, avec Gabrielle Mathilde Thérèse Pontolive. On lui connaissait deux hobbies : l'alpinisme et la musique[1]..