Georges Lordier
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11e arrondissement de Paris
10e arrondissement de Paris
Producteur de spectacle
| Naissance |
11e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Nationalité |
|
| Décès |
(à 37 ans) 10e arrondissement de Paris |
| Profession |
Directeur de salles de spectacle Producteur de spectacle |
Georges Lordier, né Georges Lévy le à Paris et mort le dans cette même ville, est un producteur de spectacles cinématographiques français, éditeur de films et de revues, et propriétaire de salles de cinéma. À l'époque du cinéma muet, il a été le promoteur des « chansons filmées », lointains ancêtres du vidéo-clip.
Georges Lazard Lévy est né le dans le 11e arrondissement de Paris[1]. Son père Abraham Lévy est alors un chef d'orchestre reconnu[1],[2].
À 18 ans, il est déjà, sous le nom de Georges Lordier, administrateur des théâtres de Douai, de Lens et de Valenciennes, où il s'imprègne du répertoire dramatique[2]. Très attiré par le cinématographe dont il pressent le grand avenir, il délaisse le théâtre pour entrer en 1904 comme metteur en scène chez Pathé[2].
Quelques années plus tard, il fonde pour le compte de la société Omnia, qui distribuait les films Pathé, plusieurs salles de cinéma dans le Nord et l'Ouest de la France, comme à Amiens, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque, Calais, Le Touquet-Paris-Plage, Le Havre ou Épernay[2],[3].
Il se constitue ensuite son propre réseau de salles de cinéma. C'est ainsi qu'il rachète en 1912 le cinéma « Le Bourdon » situé dans le 10e arrondissement de Paris et le rebaptise « Paris-Ciné »[4]. Afin d'assurer son lancement, il se met d'accord avec les auteurs André Sylvane et André Mouëzy-Éon pour réaliser une version filmée de leur pièce à succès Tire-au-flanc régulièrement à l'affiche du théâtre Déjazet, ce qui leur vaut d'être assigné en justice, sans grande conséquence, par Georges Rolle, le directeur de ce théâtre[5]. En , le film produit par Lordier est à l'affiche de treize salles parisiennes et fait une carrière foudroyante[6]. Il rachète aussi des théâtres pour les transformer en cinéma, comme en 1917 avec le théâtre de l'Ambigu[7].
Dans le but de promouvoir le cinéma français et de publier des critiques de film, il crée deux revues, « Le Cinéma » en 1911[3], puis « L'Écho du cinéma ». Il devient à ce titre le premier président de la presse cinématographique, poste auquel lui succède en 1919 Michel Coissac[8].
Il décède prématurément, des suites d'une longue maladie, à son domicile du 28 boulevard Bonne-Nouvelle, le [9] Il avait 37 ans.
