Georges Richard-Molard
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| Président de l'Association professionnelle des journalistes d'information sur les religions (d) | |
|---|---|
| - | |
Maurice Chuzel (d) Jean Bourdarias (d) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 68 ans) Crest (Drôme) |
| Nationalité |
Française |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Charles Richard-Molard (d) |
| Fratrie |
Jacques Richard-Molard Lucile Stahl (d) Alfred Richard-Molard (d) |
| Religion |
Protestantisme (Église réformée de France) |
|---|---|
| Distinction |
Georges Richard-Molard (né le à Tunis et mort le à Crest dans la Drôme) est un pasteur, théologien et journaliste protestant français. Membre de l’Église réformée de France, il a été directeur du service de presse de la Fédération protestante de France et l’un des premiers observateurs protestants au Concile Vatican II. Engagé dans le dialogue œcuménique et dans diverses causes sociales et humanitaires, il a également été auteur de plusieurs ouvrages consacrés au christianisme contemporain.
Distinctions
Né le à Tunis[1], Georges Richard-Molard effectue sa scolarité au lycée Champollion de Grenoble. Il poursuit des études de théologie à Montpellier. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans la Résistance[2].
Il est nommé en 1945 pasteur de l'église réformée de Tourcoing qu'il anime avec sa femme Claude, fille de Charles Westphal[3].
En 1951, il fonde à Le Nouvion-en-Thiérache le premier centre régional de formation des laïcs de l’Église réformée. Logé au Petit Château, propriété du comte de Paris, le centre a pour rôle d'organiser la formation de cadres laïcs toute l'année, mais également des camps, retraites, vacances d'été familiales et colonies de vacances[4]. Comme pasteur, il doit aussi assurer la desserte des paroisses disséminées de l'Avesnois[5].
En 1960, il quitte cette direction pour rejoindre le journal Réforme comme directeur adjoint jusqu'en 1970[6]. Dans ce contexte, et comme journaliste et observateur, il suit de 1961 à 1965 à Rome les travaux du Concile Vatican II (comme premier observateur protestant à être invité)[7].
En 1961, il crée le Bulletin d'Information Protestante (BIP)[8], et devient Directeur de l'Information à la Fédération protestante de France en 1969[9]. En 1970, il est président d'honneur de l’Association des services d’information chrétienne[10].
Dans les années 1970, il s’engage dans divers combats : lutte contre la torture comme membre de l'ACAT[11], et contre les essais nucléaires en Polynésie française (notamment avec le Bataillon de la paix en 1974 aux côtés de Jean-Jacques Servan-Schreiber, du Général Jacques de Bollardière, de Jean Toulat, de Brice Lalonde, etc.)[12].
Publications principales
- Un pasteur au Concile, Paris, Albin Michel,
- L’Hiver de Vatican II : un pasteur au Concile, Paris, Albin Michel,
- Oui et non : un pasteur au Concile, Paris, Albin Michel,
- Christophe ou la foi d'un enfant du siècle, Grasset, 1969
- Chrétiens vers l'an 2000, Le Centurion, 1972
- Chrétiens face aux pouvoirs et à la justice sociale, Paris, Fayard,
- Le Protestantisme : Hier-Demain, Buchet/Chastel, 1974
- Avec les prostituées : l’enjeu d’un combat, Lyon, Éditions du Chalet,
- Le Troisième peuple : héraut d'espérance, Paris, Desclée,