Georgette Vacher

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Décès
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Nom de naissance
Georgette Rose Julie FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
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Georgette Vacher
Dessin inspiré par Georgette Vacher. Femme travaillant à la mise en page du magazine "Antoinette".
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Georgette Rose Julie FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
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Georgette Vacher, née Fabre le à Hà Giang et morte par suicide le à Bron, est une religieuse, militante politique et syndicaliste féministe française.

Dans les années 1950, Georgette Fabre est enseignante à Oullins[2]. Elle perd son mari et ses deux jumeaux dans un accident de la route[2].

En 1953, elle devient sœur du Prado et le reste jusqu'en 1962[2].

En 1963, elle quitte l'ordre du Prado et devient ouvrière spécialisée chez Calor. Elle devient également syndicaliste CGT et, à partir de 1975, elle est membre du bureau de l’UD-CGT du Rhône. À partir de 1977, elle est responsable du secteur féminin de l’UD-CGT[2].

En 1973, elle épouse Marcel Vacher (? - 1977), l'ancien curé de la paroisse Saint-Alban[2]. Elle s'investit grandement dans le magazine féminin(iste) de la CGT Antoinette[3].

En 1980-1981, alors qu'elle est sous le coup d'une procédure de licenciement de la part de Calor, elle est remise en cause par l'UD-CGT. Ses liens avec l'extrême gauche, avec la CFDT ainsi que sa conduite du secteur féminin constituent autant de sujets de critiques[2].

La veille du XXIe congrès de l’UD-CGT du Rhône, Georgette Vacher se suicide[2]. Elle écrit : « Ceci est la fin d’une grande histoire d’amour avec la classe ouvrière… Je suis le dos au mur[4]. » Elle laisse plusieurs lettres d'adieu :

  • à destination de la cellule PCF de Calor ;
  • à destination du secteur féminin de l'UD-CGT ;
  • à destination de la commission exécutive de l’UD du Rhône ;
  • à destination du Bureau confédéral de la CGT.

Cette dernière lettre est particulièrement critique envers les pratiques internes de la CGT[5].

Son suicide semble-t-il lié à son militantisme a suscité une vive émotion au sein de la CGT[5] et, plus globalement, a entraîné un débat d'idées sur la place des femmes dans le syndicalisme français[6],[7].

Œuvres

  • Avec Marcel Vacher, Il faut aimer, La pensée universelle, 1980 (recueil de poésie)
  • Chacun compte pour un, M.B. Composition/Edition-Lyon, 1989

Au cinéma

Références

Voir aussi

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