Germain Delavigne

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Décès
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MontmorencyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Delavigne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Saint-GermainVoir et modifier les données sur Wikidata
Germain Delavigne
Aquarelle de Delavigne par la reine Hortense.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
MontmorencyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Delavigne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Saint-GermainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Conjoint
Jenny Letourneur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Arthur Delavigne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Sépulture de Delavigne au Père-Lachaise.

Louis Marie Germain Delavigne, né le à Giverny et mort le à Montmorency, est un dramaturge français.

À sa sortie du collège Sainte-Barbe, Delavigne[1] fut employé au ministère de l’Intérieur en qualité de rédacteur, et plus tard de sous-chef dans la direction de la police générale. Privé de cet emploi, alors qu’il comptait déjà neuf années de service, à l’époque de la RestaurationFrançois Franchet d'Esperey avait été appelé à la tête de son administration[2], il occupa, sous le règne de Louis-Philippe Ier, le poste de garde du mobilier de la couronne[3].

Stimulé par les succès littéraires de son frère cadet, le poète Casimir Delavigne, il entama une carrière dramatique. Pendant que son frère adressait ses premiers vers au roi de Rome, il fit ses premiers essais au théâtre du Vaudeville, en 1811, avec les Dervis, écrit en collaboration avec Eugène Scribe[4]. Cette collaboration avec celui qui avait été son camarade d'études au collège[5] donna lieu à un grand nombre de pièces de théâtre et de livrets d'opéras. Il prit part aux pièces les plus applaudies de ce dernier : la Somnambule, le Mariage enfantin, le Vieux Garçon, l’Héritière, le Diplomate, la Muette de Portici, etc. Il écrivit avec son frère le livret pour l’opéra Charles VI, etc[6].

Le , à minuit, à Saint-Vincent-de-Paul, il épousa la musicienne Jenny Letourneur (d), en même temps que son frère épousait Élisa de Courtin, fille d’adoption de la reine Hortense.

— Nous nous marions tous les deux jeudi soir, dirent-ils au roi.
— Ah !
— À la même heure.
— Ah !
— Dans la même église.
— Ah ! et avec la même femme[7] ?

On disait à Germain Delavigne : « Vous êtes un girondin de l’art, vous n’avez pas la grandeur d’un révolutionnaire véritable, vous pactisez avec Racine et Boileau, vous n’êtes rien et ne serez rien[8]. » Il aurait plus de réputation encore que celle dont il a joui, si l’illustration de son frère n’était venue absorber la sienne[9]. Il utilisa également le pseudonyme de « Saint-Germain »[10]. Outre ses propres œuvres, on lui doit aussi une édition des Œuvres complètes de son frère en 4 tomes en 5 volumes, augmentée d’une préface[11] et d’une notice pour les Derniers chants. Poèmes et ballades sur l’Italie[12].

Il fut élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur, le [13], pour ses services au mobilier de la couronne[2]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[14].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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