Germain Joseph Hallez

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Germain Joseph Hallez
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Nationalité
Activité

Germain Joseph Hallez, né le à Frameries, et mort le à Mons, est un artiste peintre belge (nationalité qu'il n'a eue que pendant les dix dernières années de sa vie, après l'indépendance de la Belgique). Il a été professeur de dessin et directeur de l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons.

Allégorie du mariage de Napoléon 1er et de Marie-Louise. Œuvre de la collection du Musée des Beaux-arts de Mons (BAM), propriété de la Ville de Mons remisée à l'Artothèque.

Germain Joseph Hallez, né le à Frameries, est le fils de Hyacinthe Hallez et de Marie Antoinette Dufrasne. Le , il épouse à Mons Amélie Francq, couturière qui lui donne un fils et une fille. Son fils, également artiste, prendra plus tard la direction de l’école de dessin de Charleroi[1].

Sous les conseils du curé Chabotteau, il devient à onze ans l'élève du sculpteur Jean-Baptiste Sclobas[2] puis s'inscrit à l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons où il remporte tous les premiers prix. Il participe également à plusieurs salons notamment : en 1810 à Paris, 1811 et 1813 à Bruxelles et en 1818 à Gand.

Durant la période autrichienne, il exécute le portrait de plusieurs hautes personnalités de l'armée autrichienne.

En 1792, lors de la première conquête française, il reçoit une commande du vainqueur de la bataille de Jemappes, le général Dumouriez.

Il est professeur de dessin, à l’École centrale du Département de Jemappes de 1797 à sa suppression, en 1802. Il devient l’année suivante le premier directeur de l’« École de Dessin de Mons », future Académie royale des Beaux-Arts de Mons. Il restera à ce poste jusqu'en 1840[3].

Il s'insurge avec d'autres personnalités contre la destruction de la collégiale Sainte-Waudru à Mons. En effet, des extrémistes révolutionnaires voulaient faire démolir cet édifice et il s'y oppose avec véhémence, au mépris des représailles dont il aurait pu faire l'objet. C'est l'église voisine de Saint-Germain qui est détruite. Sainte-Waudru étant en pierre et Saint-Germain étant en briques, l'argument de choix de l'église à détruire a été la facilité de l'entreprise. La collégiale avait certes une valeur supérieure mais cet argument aurait joué en faveur de sa destruction. Les révolutionnaires voulaient détruire une église, le but était atteint.

Son dessin de style allégorique La Victoire dictant à Clio les hauts faits du Monarque est offert à Marie-Louise peu après son mariage avec Napoléon.

Nommé directeur de l'Académie de dessin de Mons en 1802, il continue de peindre. Bon nombre de portraits, paysages, scènes historiques, mythologiques, religieuses, etc. portent sa signature. Il offre l'un de ses tableaux représentant sainte Barbe à l'église Sainte-Waudru de Frameries, où il se trouve encore.

Certains de ses tableaux, pour la plupart de caractère allégorique, figurent au Royaume-Uni aux cimaises de plusieurs musées[4].

Sélection d'œuvres

  • Portrait du général de Beaulieu, collections de la ville de Mons.
  • Portrait de l'artiste dans sa jeunesse, collections de la ville de Mons.
  • Portrait de l'artiste arrivé à l'âge mûr.
  • La Charité Romaine, collections de la ville de Mons.
  • Portrait du maréchal Bender.
  • Allégorie du mariage de Napoléon 1er et de Marie-Louise, collections du Musée des Beaux-arts de Mons (BAM) remisées à l'Artothèque.
  • Portrait de Philibert Delobel, craie, 1790.
  • La jeune mère attentive, huile sur bois.
  • Les Horace modernes.
  • Quatre vues représentant le champ de bataille de Jemappes, dessins commandés par le général Dumouriez.

Hommage

Notes

Liens externes

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