Germana Paolieri

actrice italienne (1906-1998) From Wikipedia, the free encyclopedia

Germana Paolieri, née le à Florence et morte le à Montecatini Terme dans la province de Pistoia, est une actrice de cinéma, de théâtre et de télévision, une chanteuse ainsi qu'une modèle de roman-photo italienne.

Nationalité italienne
Décès (à 91 ans)
Montecatini Terme (Toscane, Italie)
Profession actrice, chanteuse, modèle de roman-photo
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Germana Paolieri
Description de cette image, également commentée ci-après
Germana Paolieri à Sciacca dans les années 1930.
Naissance
Florence (Toscane, Italie)
Nationalité italienne
Décès (à 91 ans)
Montecatini Terme (Toscane, Italie)
Profession actrice, chanteuse, modèle de roman-photo
Fermer

Biographie

Jeunesse et débuts au théâtre

Née à Florence, fille d'un orfèvre qui, dans sa jeunesse, avait suivi une formation de chanteur d'opéra[1], elle fréquente un lycée technique et se consacre dès son plus jeune âge à la danse classique. Elle fait ses débuts dans le monde du spectacle en 1926, lorsqu'elle intègre la troupe de théâtre florentine dirigée par Garibalda Niccòli. Elle passe ensuite au théâtre en langue italienne avec Maia Melato (it), avec Umberto Palmarini et, entre 1929 et 1930, avec Elsa Merlini et Dora Menichelli Migliari[2].

Germana Paolieri vers 1940 dans la revue Aser

En 1932, lors d'une représentation au Teatro Quirino de Rome, elle est remarquée par le réalisateur Guido Brignone[1], qui cherche une actrice pour son nouveau film La Wally (it), un long métrage dont l'action se déroule dans les Alpes et s'inspire de l'opéra de d'Alfredo Catalani. Après une « audition » concluante chez un photographe de Venise[3], Paolieri se voit confier le rôle, dans lequel elle interprète également quelques passages chantés (elle est doublée par la soprano Giannina Arangi-Lombardi, mais le public, encore peu habitué aux techniques du cinéma parlant, reste convaincu qu'elle est une chanteuse d'opéra[4]). Ce premier rôle représente un grand succès pour Paolieri, qui lui vaut un contrat avec la Cines pour d'autres films et lui confère une célébrité jusque-là inconnue, la lançant vers une carrière cinématographique de premier plan. Elle est curieusement présentée comme « l'actrice la plus grande du cinéma italien »[5].

Devenue l'une des vedettes les plus appréciées et les plus demandées du grand écran, elle réduit presque à néant ses apparitions sur scène et revient à un rôle musical dans La Chanteuse de l'opéra (it) de Nunzio Malasomma, aux côtés d'une autre diva de l'époque, Isa Pola. Les films suivants ne parviennent toutefois pas à renouer avec le succès de ses débuts, car il s'agit généralement de films considérés comme « médiocres »[3]. Elle revient au théâtre de revue, et ce n'est qu'en 1935 qu'elle reprend un rôle important au cinéma en participant au Bâtard de Florence (it), à nouveau sous la direction de son « découvreur » Brignone, qui constituera la seule apparition cinématographique italienne d'Alessandro Moissi.

Pic de carrière au cinéma

Au cours des deux années suivantes, 1936 et 1937, elle continue à se produire au théâtre, notamment dans des revues[6]. Puis, en 1938, elle revient à l'écran, d'abord dans le rôle de l'épouse d'Amedeo Nazzari, héros du film d'aviation à caractère propagandiste Luciano Serra, pilote de Goffredo Alessandrini, puis dans celui de Margherita Barezzi, la première et malheureuse épouse du compositeur Giuseppe Verdi, dans Le Roman d'un génie, l'un des nombreux films biographiques du musicien de Busseto, réalisée  malgré quelques désapprobations du régime[7]  par le spécialiste Carmine Gallone et interprété aux côtés de Fosco Giachetti. Ces deux films deviennent les plus grands succès publics de l'époque[8].

Parallèlement à sa carrière d'actrice, Paolieri se consacre également au chant, enregistrant plusieurs chansons entre 1933 et 1935, dont certaines en duo avec Enrico Marroni, parfois tirées des films dans lesquels elle a joué.

Seconde Guerre mondiale

Germana Paolieri dans une scène de Pia de' Tolomei (1941), qui fut, selon de nombreux critiques, l'interprétation la plus réussie de l'actrice.

En 1940, elle fait partie de la distribution de l'une des nombreuses versions de Kean (it), toujours sous la direction de Brignone et aux côtés de Rossano Brazzi, puis elle interprète le rôle d'une femme vulgaire, cas presque unique dans une carrière toujours marquée par des rôles élégants[6], dans È sbarcato un marinaio (it) de Piero Ballerini.

L'année suivante, elle incarne ce qui est considéré comme son rôle le plus réussi au cinéma[2] en jouant le rôle de Pia de' Tolomei dans un film d'Esodo Pratelli. La même année, son nom est évoqué pour le rôle principal dans Le Mariage de minuit[4], mais Soldati choisira finalement Alida Valli à sa place. En 1942, elle travaille également en Allemagne, où elle figure notamment à l'affiche de Lac des chimères (de) de Veit Harlan[9].

Lorsque l'Italie est divisée en deux par la guerre, elle reste dans le nord et participe à Si chiude all'alba (it), l'un des rares films tournés à l'époque de la république de Salò, réalisé en 1944 dans les studios Fert de Turin, qui ne sortira en salles qu'à partir d', et ce de manière très limitée[10]. Ce film, longtemps considéré comme perdu comme presque tous ceux produits pendant la brève période d'activité du « Cinevillaggio », a pourtant été diffusé en première télévision sur Rete 4 le , près de 79 ans après sa sortie en salles.

Après-guerre

Une fois la guerre terminée, la nouvelle orientation du cinéma italien n'offrira plus de rôles importants à Paolieri. Ses apparitions à l'écran se font donc plus rares et elle se consacre de plus en plus au théâtre. Sur scène, elle partage la scène avec des acteurs de renom, parmi lesquels Tino Carraro, Elsa De Giorgi, Elena Zareschi, Dina Galli, Nino Besozzi, Giulio Stival et Carlo Tamberlani[10]. En 1948, elle incarne le rôle de « Donna Capuleti » dans une importante production de Roméo et Juliette mise en scène à Vérone par le dramaturge Renato Simoni[11], suivie de Cristo ha ucciso, de Guido Salvini, représentée au Teatro La Fenice à Venise[12].

En 1950, elle devient la première actrice de la troupe de Ruggero Ruggeri, poste qu'elle occupera pendant trois ans, jusqu'à la mort du grand acteur dramatique[10]. Pendant le reste des années 1950, elle se produit sur scène avec différentes troupes : en 1956, elle est au Teatro del Convegno de Milan, l'année suivante, elle passe au Piccolo Teatro de Palerme, puis en 1958, elle travaille avec le Teatro stabile d'Émilie-Romagne[2].

Entre-temps, la télévision a fait son apparition et, dès ses débuts, Paolieri, forte de sa longue formation théâtrale, s'impose comme l'une des interprètes phares des séries télévisées que la Rai produit et diffuse en grand nombre. Son premier rôle est dans Madre Allegria, diffusé en 1954 sous la direction d'Anton Giulio Majano[13], suivi en 1957 par L'Éventail de Lady Windermere[14] et Médée aux côtés de Sarah Ferrati (it), tous deux réalisés par Claudio Fino (it). En 1958, elle joue dans Donne in ermellino, sous la direction de Daniele D'Anza. Tout au long des années 1960 et 1970, elle participe à de nombreuses comédies et drames diffusés à la télévision, parmi lesquels Scaramouche (1965), toujours sous la direction de D'Anza, I Promessi sposi (1967) réalisé par Sandro Bolchi[13] et Coralba (1970), à nouveau réalisé par Daniele D'Anza.

Parmi ses apparitions au cinéma de cette époque figurent Le soleil se lèvera encore (1946) d'Aldo Vergano et Une fille nommée Madeleine (1954) d'Augusto Genina. À la même période, Paolieri a également participé à quelques romans-photos[15].

Vie privée

Germana Paolieri s'est mariée très jeune, à seulement 16 ans, avec un commerçant florentin, mais cette union n'a duré qu'un an. Après avoir obtenu, dix ans plus tard, l'annulation du mariage, elle s'est mariée une seconde fois avec Piero Tamarollo, un officier de marine[13]. Elle est décédée à l'âge de 91 ans et repose au cimetière de Santa Croce sull'Arno, dans la province de Pise.

Filmographie

Germana Paolieri dans Incanto di mezzanotte (1940).
Germana Paolieri dans Stella del mare (it) (1938).
Germana Paolieri dans È sbarcato un marinaio (it) (1940)
Germana Paolieri et Roberto Villa dans Dette d'honneur (it) (1940) de Mario Bonnard.

Actrice de cinéma

Discographie

  • 1933 : Canzone innamorata/Fiorentina (disque gramophone HN 1)
  • 1933 : Rumba di maggio/Solo per te (disque gramophone HN 4)
  • 1933 : Maggio (disque gramophone HN 19)
  • 1933 : Valzer dell'addio/Vieni (disque gramophone HN 20)
  • 1933 : Non mi dite no/Soltanto un bacio cos'è (disque gramophone HN 23)
  • 1933 : Io sogno un pupo rosa/Quello che piace a me (disque gramophone HN 26)
  • 1933 : Vieni sull'altalena (disque gramophone HN 28)
  • 1933 : Leggenda di Olanda/Ninna nanna (disque gramophone HN 92)
  • 1933 : Ecco il mio cuore/Leggenda di Olanda (disque gramophone HN 94)
  • 1933 : La storia di tutte le mamme/Ninna nanna (disque gramophone HN 150)
  • 1933 : Jonny (disque gramophone HN 162)
  • 1934 : L'amore è un pizzicor (disque gramophone HN 180)
  • 1935 : Rondini senza volo (Columbia DQ 1482)
  • 1935 : Dimmelo tu/Un bacio solo (Columbia DQ 1483)
  • 1935 : La via delle rondini/Tu (Columbia DQ 1484)

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI