Gertrude travaille pour l'habitation Clermont. A la suite de la mort de plusieurs individus, dont l'épouse, Claire de Bragelongne et le beau-frère de Jean-François de Fougières, propriétaire de l'habitation, elle, ainsi que six autres esclaves, sont accusés de les avoir empoisonnés[1].
Le procès a lieu à Petit-Bourg le . Avant le jugement, deux femmes périssent en prison. La fille de Gertrude, Perrine, est innocentée faute de preuves; une femme nommée Marabou est condamnée à un an de prison et un homme, Jean-Philippe, est battu, marqué au fer et emprisonné[2].
Gertrude, qui a 56 ans, est la seule à être condamnée à être brulée vive. Par une décision en appel, elle est finalement pendue sur la place de Petit-Bourg le et son cadavre est brûlé[3].
Hommages
Une statue en pierre et métal doré mesurant 7 m de hauteur qui la représente, a été érigée en son honneur en 2008 sur la place dite «de la Négresse», près de l'église Notre-Dame-du-Bon-Port. La statue est l'œuvre de l'artiste Michel Rovelas[4].
Une place de Petit-Bourg porte son nom.
Plaque commémorative.
Monument en hommage à l'esclave Gertrude.
Hommage: Gertrude, esclave rebelle.
Place de la Négresse Gertrude à Petit-Bourg.
Notes et références
↑Collectif, Servitude et oppression dans les Amériques de la période coloniale à nos jours, Karthala, 2000, p.61 et 73.