Gestapo de la rue de la Pompe
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Paris (180, rue de la Pompe, 75016) |
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| Idéologie |
La Gestapo de la rue de la Pompe est une officine de la Gestapo, installée au 180, rue de la Pompe dans le 16e arrondissement de Paris entre les mois d' et d', dans les derniers mois de l'occupation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous la direction de Friedrich Berger, elle traque les réseaux et mouvements de Résistance. Elle est responsable de nombreuses arrestations, tortures, exécutions et déportations.
À partir du mois d', pour faire face au contexte militaire d'imminence du débarquement des Alliés et de montée en puissance de la Résistance, Friedrich Berger (1911-1960), un espion allemand, constitue et dirige à Paris une équipe d'une quarantaine d'auxiliaires de la police allemande pour traquer les mouvements et réseaux de Résistance.
L'équipe ainsi constituée est connue comme la « Gestapo de la rue de la Pompe », à Paris, dont le siège est au no 180[1].
Cette officine est rattachée à la Gestapo du 11 rue des Saussaies et à celle du 31 bis avenue Foch, également dans le 16e arrondissement de Paris.
Les auxiliaires de police allemande sont pour la plupart Français et souvent anciens trafiquants du marché noir qui ont accepté de collaborer après leur arrestation[2]. Dans l'ensemble, les recrues sont des repris de justice condamnés pour escroquerie, vol ou parfois crime de sang[3]. Ce sont des malfrats collaborateurs, plutôt que des nazis fanatiques[4].
La Gestapo de la rue de la Pompe a joué un rôle important dans la traque des résistants dans les derniers mois de l'occupation allemande avant la Libération de la France.
En effet, elle est responsable de la neutralisation de plusieurs réseaux et mouvements de Résistance[5],[6].
Outre des expéditions à Roanne, Lille et Péronne, le groupe procède à des arrestations de résistants des réseaux ou mouvements suivants : « Les Cloches des Halles », « Phalanx », « N.A.P. », « Voix du Nord », « Libération-Nord », « O.C.M. », « F2 », « M.L.N. », « Résistance polonaise », « Organisation juive de combat », « Groupe de Chelles et de Draveil », « Jeunesses catholiques combattantes »[7].
Selon l'historienne Marie-Josèphe Bonnet[8]:
« En quatre mois, du 17 avril au 17 août 1944, une équipe de 44 auxiliaires français dirigés par l'Allemand Friedrich Berger a arrêté plus de 300 résistants, torturé la majorité d'entre eux pour leur extorquer des renseignements, déporté 163 hommes et femmes, sans parler de ceux qui sont morts sous la torture ou fusillés. Au cours du procès de la Gestapo de la rue de la Pompe au tribunal militaire, on dénombrera 110 morts dont 60 fusillés à Paris, parmi lesquels se trouvent les 42 jeunes gens fusillés à la cascade du bois de Boulogne le 16 août 1944. »
Le la bande quitte la rue de la Pompe pour emménager au 42 avenue Victor-Hugo dans le 16e arrondissement de Paris[1].
Le la Gestapo parisienne quitte Paris pour l'Allemagne et poursuit en chemin son activité d'arrestations, de déportations et d'assassinats à Sainte-Menehould[9], Celles-sur-Plaine, Saint-Dié, Provenchères, Bernardvillé, Raon-l'Etape[10].
Organisation des lieux
La Gestapo occupe trois niveaux de l'immeuble :
- le rez-de-chaussée utilisé pour interroger et torturer les détenus. Il comprend deux chambres, un grand salon, une cuisine et une grande salle de bains, dont la baignoire est installée près de l'entrée[11].
- le 1er étage (juste au-dessus) utilisé pour loger le trio du chef Friedrich Berger avec ses deux maîtresses, les sœurs Denise et Hélène Delfau[11].
- la cave où deux grandes pièces recouvertes d'un plancher servent de prison à de nombreux résistants. Cette cave est desservie par un escalier intérieur de l'appartement du rez-de-chaussée[11].
Un garde armé se tient devant l'entrée et il faut passer devant les concierges pour accéder à la porte d'entrée de l'appartement du rez-de-chaussée qui se trouve face à l'escalier de l'immeuble[11].
Méthodes d'interrogatoires
L'acte d'accusation du procès de la Gestapo de la rue de la Pompe en 1952 s'ouvre par le constat suivant : « Ces hommes ne se sont pas contentés de se livrer à une répression policière, ils ont de plus exercé sur tous les sujets et protégés français qui sont tombés entre leurs mains des sévices graves et des tortures qui ont entraîné dans certains cas la mort de leur victime ».
Dès leur arrivée rue de la Pompe, les détenus - hommes comme femmes - sont accueillis par un déchaînement de violence de la part des Gestapistes, et parfois de leur chef lui-même.
Pour obtenir des aveux des résistants (leur identité, leurs fonctions, leur place dans le réseau, le nom et l'adresse de leurs chefs, le nom et l'adresse de leurs camarades résistants, leurs prochains rendez-vous...), de multiples moyens de torture sont utilisés. La plupart subissent des coups de poings, de pieds, et de nerfs de bœuf, des brûlures avec des torches de papier ou cigarettes, et quasi systématiquement le supplice de la baignoire ; les Gestapistes remplissent d'eau la baignoire sur laquelle flottent des glaçons et y plongent la tête des détenus nus à plusieurs reprises jusqu'à leur suffocation. Quelques détenus sont victimes de sévices sexuels, d'écartèlement, ou encore de pendaison par les mains[12]...
Ces méthodes sont poussées si fortement, que trois résistants meurent sous la torture[Note 1]. Beaucoup d'autres sont blessés, parfois grièvement et à vie, sans compter les traumatismes psychologiques.
Sort des détenus après leur passage rue de la Pompe
Après quelques heures ou quelques jours au no 180 rue de la Pompe, peu de détenus sont relâchés et un seul parvient à s'évader[Note 2]. La plupart sont internés dans les prisons gérées par l'occupant allemand, particulièrement dans celle de Fresnes.
Les détenus sont ensuite déportés en camp de concentration en Allemagne (163 hommes et femmes), particulièrement via le convoi I.264 vers Buchenwald et Ravensbrück, mais également via les convois I.199 vers Mauthausen, I.240 vers Dachau, I.265 vers Buchenwald et I.281 vers Cologne.
Poursuites judiciaires après-guerre
Procès
La Gestapo de la rue de la Pompe fait l'objet d'un procès devant le Tribunal militaire permanent de Paris qui se tient du au au Palais de justice de Paris[13].
Vingt-trois personnes sont inculpées de trahison, espionnage, assassinat et association de malfaiteurs[13]. L'acte d'accusation stipule que ce groupe a collaboré entièrement avec les services allemands du 11 rue des Saussaies et, surtout, du 31 bis avenue Foch (section VI).
Lors du procès, seuls quatorze inculpés sont dans le box des accusés[13]. L'un des inculpés comparaissant, Georges Guicciardini, est défendu par le célèbre avocat Me Jean-Louis Tixier-Vignancour.
Le procès est particulièrement dense puisque cent soixante seize témoins passent à la barre et le dossier comprend 20 000 cotes.
Par ailleurs, il se tient dans le contexte de la guerre froide, où les préoccupations liées à la Seconde Guerre mondiale apparaissent secondaires.
Jugements
A l'issue du procès, les jugements sont rendus le .
Parmi les quatorze inculpés "comparaissant" jugés contradictoirement :
- 8 sont condamnés à la peine de mort (Georges Favriot, Raoul Fouchet, Adrien Guicciardini, Georges Guicciardini, Georges Gorisse, Théodore Leclercq, Fernand Poupet, et René Vaugeois).
- Georges Guicciardini meurt de manière naturelle le à la prison de Fresnes ;
- René Vaugeois, Adrien Guicciardini et Georges Gorisse voient leur peine de mort commuée en travaux forcés à perpétuité le , puis en vingt ans ;
- Raoul Fouchet obtient que son jugement soit cassé pour violation des droits de la défense (à la suite de son expulsion lors de l'audience du ) ;
- Les 3 condamnés à mort dont la peine n'a été ni commuée ni cassée, à savoir Fernand Poupet, Georges Favriot et Théodore Leclercq, sont fusillés le .
- 3 sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité (François Guicciardini, Jacques Reymond, Edmond Roger) ;
- 1 est condamnée à vingt ans de travaux forcés (Denise Delfau) ;
- 1 est condamné à cinq ans de bagne (Arthur Wenzel) ;
- 1 est acquitté (Walter Kley).
Parmi les neuf inculpés "en fuite" jugés par contumace :
- 7 sont condamnés à mort par contumace (Friedrich Berger, Pascal Forni, Manuel Stcherbina, Rachid Zulgadar, Mario Stanziano, Karl Kleindienst, et Otto Mayer).
Mémoire
L'« apposition d'une plaque commémorative en hommage aux résistants torturés 180 rue de la Pompe à Paris (16e) » a été votée à l'unanimité par le conseil d’arrondissement du XVIe du sous la référence 2016 DAC 516[14],[15].
Voici le texte de la plaque « Ici au 180 rue de la Pompe. Entre mai et août 1944, plus de 300 résistantes et résistants de différents réseaux ont été interrogés dans cet immeuble et la plupart torturés parfois jusqu’à la mort par la police allemande et ses auxiliaires français. N’oublions pas leur combat. »[14].
Cette plaque ne semble pas avoir été apposée depuis.
Liste des membres
- Friedrich Berger en 1945.
- Denise Delfau en 1948.
- Charles Fauvel en 1944.
- Georges Guicciardini en 1944.
- Théodore Leclercq en 1944.
- Manuel Schterbina en 1944.
- René Vaugeois en 1944.
- Rachid Zulgadar en 1944.
La Gestapo de la rue de la Pompe est constituée d'une quarantaine d'auxiliaires de la police allemande, sous la direction de Friedrich Berger, dont voici les principaux membres, listés par ordre alphabétique :
Chef
| Nom | Années de vie | Surnom | Métier/origine/liens | Rôle dans la Gestapo de la rue de la Pompe | Suite |
|---|---|---|---|---|---|
| Friedrich Berger | 1911-1960 | Sartorius, Redy | Allemand, militaire, espion, trafiquant | constitue et dirige l'antenne de la Gestapo | condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite, mort libre |
Agents auxiliaires
| Nom | Années de vie | Surnom | Métier/origine/liens | Rôle dans la Gestapo de la rue de la Pompe | Suite |
|---|---|---|---|---|---|
| Fernand Augé | 1910-1944 | - | - | - | assassiné le 21 juillet 1944 en forêt de Marly avec Charles Fauvel par d'autres membres de la Gestapo sur l'ordre de Friedrich Berger[16],[17],[18] |
| Gustave Boulfroi | 1921-1944 | Alex | employé de bureau[19] | un des tout premiers à prendre part aux arrestations avec Friedrich Berger[19] | tué le 16 août 1944 lors d'un engagement contre les résistants dans le garage de la rue Leroux[19] |
| Marcel Daventure | 1902-? | - | - | chauffeur et homme de confiance de Friedrich Berger[3] | - |
| Denise Delfau | 1917-1993 | - | sœur d'Hélène | secrétaire et gouvernante des lieux, prend au sténo les dépositions des résistants arrachés sous la torture[20], maîtresse de Friedrich Berger | condamnée à vingt ans de travaux forcés en 1952[21],[22] |
| Hélène Delfau | ?-? | - | sœur de Denise, épouse Muzzin, tapissière | maîtresse occasionnelle de Friedrich Berger | - |
| Roger Ebersold | ?-? | - | réfractaire du STO[23] | barman commissionnaire au bar aménagé en sous-sol[23], finit par participer aux arrestations[23] | quitte la bande en juin 1944 car il vole son patron[23] |
| Charles Fauvel (d) | 1896-1944 | Roy | résistant du mouvement Voix du Nord ("grillé" en raison de détournement de fonds), arrêté début juin 1944 par la Gestapo de la rue de la Pompe et retourné | ex résistant retourné en agent double infiltrant les réseaux de Résistance à partir de juin 1944 avant de les dénoncer (une centaine de résistants dénoncés à son actif) | assassiné le 21 juillet 1944 en forêt de Marly avec Fernand Augé par d'autres membres de la Gestapo sur l'ordre de Friedrich Berger[16],[17] |
| Georges Favriot | 1921-1954 | Le grand Georges | garçon boucher[3], multi condamné, trafiquant du marché noir[3] | arrête, frappe et garde les détenus, prend part à 23 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, exécuté en 1954 |
| Pascal Forni | 1910-? | - | peintre en bâtiment[25], ancien du bureau d'achats allemand[26] | s'occupe du ravitaillement de la bande[25], prend part à 8 arrestations[24] | quitte la bande le 17 août 1944 lorsqu'elle part vers l'Allemagne[25], condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite[21] |
| Raoul Fouchet | 1912-? | Le Tatoué, Le tueur | valet de ferme[3], trafiquant du marché noir multi-condamné[3] | prend part au massacre du bois de Boulogne, aux arrestations à Provenchères et à l'assassinat de Fauvel et Augé[24], vit au 1er étage de la rue de la Pompe avec sa maîtresse Denise Bodin[4] | condamné à mort en 1952, jugement cassé pour violation des droits de la défense |
| Félix Gasporotto | 1904-? | - | Italien, militant fasciste | chauffeur | "licencié" en juin 1944 |
| Georges Gorisse | 1917-1999 | Petit Jo | cuisinier, trafiquant du marché noir[27] | prend part à 15 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, peine commuée en travaux forcés à perpétuité en 1954, puis à vingt ans |
| Adrien Guicciardini | 1923-1985 | - | fils de Georges et frère de François | chargé des arrestations avec son père et son frère, prend part à 19 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, peine commuée en travaux forcés à perpétuité en 1954, puis à vingt ans |
| François Guicciardini | 1921-? | Francis | fils de Georges et frère d'Adrien | chargé des arrestations avec son père et son frère, prend part à 15 arrestations[24] | condamné aux travaux forcés à perpétuité et à la confiscation de ses biens en 1952[21] |
| Georges Guicciardini | 1900-1954 | Jérôme | Italien naturalisé Français, père d'Adrien et François | véritable lieutenant de Friedrich Berger[26], chargé des arrestations avec ses deux fils[26], prend part à 35 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, mort de manière naturelle en prison en 1954 |
| Maurice Herbin | ?-? | - | frère de Robert | - | - |
| Robert Herbin | ?-? | - | frère de Maurice | - | - |
| Théodore Leclercq | 1899-1954 | Théo de Montmartre | tourneur sur métaux[3], trafiquant du marché noir[3] | chargé des arrestations, de la garde des détenus et des tortures[3], prend part à 27 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, exécuté en 1954 |
| Milo Legrand | ?-? | Le Louf | - | - | - |
| Madeleine Marchand | 1918-? | Mado | résistante (agent de liaison du réseau F2)[28], maîtresse de Fernand Poupet[28] | trahit ses camarades résistants sous la pression de son amant Fernand Poupet[28] | hospitalisée lors du procès de 1952 |
| Victor Mérick | ?-? | Totor des Lilas | - | - | - |
| Fernand Poupet | 1908-1954 | Le bellâtre | mécanicien, trafiquant du marché noir, amant de Madeleine Marchand[28] | prend part à 24 arrestations[24] | condamné à mort en 1952, exécuté en 1954 |
| Jacques Reymond | 1918-? | - | ancien du bureau d'achats allemand[26] | prend part à 11 arrestations[24] | condamné aux travaux forcés à perpétuité et à la confiscation de ses biens en 1952[21] |
| Edmond Roger | 1918-? | Cricri | réparateur de postes TSF[28], trafiquant du marché noir[27] | prend part à 6 arrestations[24] | condamné aux travaux forcés à perpétuité et à la confiscation de ses biens en 1952[21] |
| Dr Fernand Rousseau | 1885-? | Félix | médecin, militant du PPF[23] | "médecin" de la bande, appelé lorsqu'un détenu se trouve mal lors des séances de tortures afin de savoir si la victime simule ou va trépasser[29] | - |
| Manuel Stcherbina | 1916-1945 | Manu | Causasien | spécialiste de la torture, prend part à 32 arrestations[24] | tué à Milan en 1945 par un autre auxiliaire de la Gestapo (Launay)[20]condamné à mort par contumace en 1952[21] |
| Mario Stanziano | 1902-? | - | Italien, trafiquant[4] | prend part à 8 arrestations[24] | condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite[21] |
| René Vaugeois | 1903-1978 | - | ajusteur aux usines Renault, trafiquant du marché noir[30] | arrête, frappe et garde les détenus, prend part à 6 arrestations[24], bras armé de la bande[30] | quitte la bande le 7 août 1944 (à la suite d'un vol lors d'une arrestation)[30]
condamné à mort en 1952, peine commuée en travaux forcés à perpétuité en 1954, puis à vingt ans |
| Jean-Baptiste Zimmer | 1894-? | Le Prof | Luxembourgeois | interroge les victimes, traduit les interrogatoires en allemand pour la rue des Saussaies[26], prend part à l'assassinat du Dr Blanchet (Chelles)[24] | - |
| Rachid Zulgadar | 1909-? | King-Kong | Iranien | homme de confiance de Friedrich Berger[26], chauffeur[26], spécialiste des tortures[26] et notamment du supplice de la baignoire, prend part à 50 arrestations[24] | condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite[21] |
Responsables de la Gestapo parisienne en lien avec la Gestapo de la rue de la Pompe
| Nom | Années de vie | Rôle dans la Gestapo parisienne | Suite |
|---|---|---|---|
| Alfred Wenzel | 1908-? | SS-Hauptsturmführer (équivalent de capitaine), de la Gestapo de la rue des Saussaies, chargé de la répression parmi les milieux israélites et résistants de Paris | condamné à cinq ans de bagne en 1952 |
| Karl Kleindienst | 1895-1967 | SS-Untersturmführer (équivalent de sous-lieutenant), chef du service économique de la section V de la Gestapo de la rue des Saussaies, spécialisé dans la répression du marché noir | condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite |
| Otto Mayer | 1908-? | SS-Untersturmführer (équivalent de sous-lieutenant), agent de Karl Kleindienst | condamné à mort par contumace en 1952, peine non appliquée car en fuite |
| Dr Walter Kley | 1910-? | SS-Hauptsharführer (équivalent d'adjudant-chef), sous-officier de la section IV de la Gestapo de la rue des Saussaies qui est chargé de suivre les affaires et d'assurer la liaison entre le service de renseignements et l'exécutif (KdS Paris) en qualité de Sonderführer au BdS VI N4. Adjoint d'Alfred Wenzel | acquitté en 1952 |
| Adolf Nagel | ?-? | SS-Oberscharführer (équivalent d’adjudant), du KdS Paris | non-lieu en 1949 |
| Erick Ackermann | ?-? | SS-Unterscharführer (équivalent de sergent), du KdS Paris | non-lieu en 1949 |
Autres personnes liées
| Nom | Années de vie | Métier/origine/liens | Lien avec la Gestapo de la rue de la Pompe |
|---|---|---|---|
| Robert Fillette | ?-? | bottier | fabrique des chaussures sur mesure à Denise Delfau puis à toute la bande jusqu'à leur départ le 17 août 1944[23] |
| Mme Le Fessant | ?-? | cuisinière | cuisine pour l'ensemble de la bande, nourrit également les prisonniers[11], fait diversion pour permettre l'évasion de Raymond du Jonchay |
| Mlle Achard | ?-? | infirmière | infirmière de Friedrich Berger |
| Noël et Mme Deron | ?-? | concierges | concierges de l'immeuble[11] |
Liste des victimes
- Yvonne Baratte en 1938.
- Marie Médard en 1946.
La Gestapo de la rue de la Pompe a arrêté plus de 300 résistants. Voici la liste des victimes (à compléter) dans l'ordre chronologique de leur arrestation, établie par l’historienne Marie-Josèphe Bonnet :
| Arrestation | Nom | Années de vie | Métier | Rôle dans la Résistance | Torture | Suite internement | Suite déportation | Issue |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 17/18 janvier 1944 | Amédée Gouvert[Note 3] | 1910-1945 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.199 | mort en déportation | ||
| 17/18 janvier 1944 | Mme Gouvert[Note 5] | ?-? | - | - | relâchée | |||
| 17/18 janvier 1944 | Albert Mousserin[Note 6] | 1908-1973 | résistant | oui | ? | convoi I.199 | rentré | |
| 17/18 janvier 1944 | Mme Mousserin[Note 7] | ?-? | oui | - | - | relâchée | ||
| 10 février 1944 | Louis Ginoux | 1893-1950 | aide-comptable | résistant du groupe Les Cloches des Halles | ? | convoi I.240 | rentré | |
| 10 février 1944 | Maurice Dirson | 1903-? | résistant[Note 8] du groupe Les Cloches des Halles | ? | convoi I.240 | rentré | ||
| 26 mars 1944 | Charlotte Ruallem[Note 9] | 1907-1983 | résistante du réseau Phalanx | Fresnes | convoi I.264 | rentrée | ||
| 22 mars 1944 | M. Germain[Note 10] | ?-? | résistant du réseau Phalanx | ? | ? | ? | ||
| 22 mars 1944 | Henri Wingard[Note 11] | ?-? | résistant du réseau Phalanx | Fresnes | ? | ? | ||
| René Obry[Note 12] | 1914-1945 | hôtellier | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | ||
| Georges Delaire | 1921-2011 | résistant[Note 4] | oui | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| Yvette Bastard | ?-? | employée d'hôtel | oui | Fresnes | - | relâchée | ||
| Marthe Obry[Note 13] | ?-? | hôtellière | oui | Fresnes | - | relâchée | ||
| Robert Lemoine | 1920-1945 | résistant[Note 4] | Fresnes | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| juin 1944 | Mme Susini | ?-? | - | - | ? | |||
| juin 1944 | Raymond Benoit | 1912-1975 | résistant[Note 8] | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| juin 1944 | Mme Gauche | ?-? | - | - | ? | |||
| Henri Kirsch | 1920-2012 | résistant[Note 4] | oui | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| Henri Lanoue | 1923-2010 | résistant[Note 4] | oui | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| juin 1944 | M. Weiss | ?-? | - | ? | ? | |||
| juin 1944 | Louis Fongarnand | 1904-1944 | - | ? | convoi I.264 | mort en déportation | ||
| juin 1944 | Olga Ramette | 1910-2003 | oui[31] | - | - | relâchée | ||
| juin 1944 | Mme Bouet[Note 14] | ?-? | - | - | ? | |||
| juin 1944 | Renée Waroquier | ?-? | marchande de journeaux | oui | - | - | ? | |
| juin 1944 | Maurice Bouet | ?-? | - | - | ? | |||
| Marcel Martin[Note 15] | 1901-1944 | - | Fresnes | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| juin 1944 | Jack Liauthaud[Note 16] | 1926-2005 | résistant[Note 4] du réseau Gallia | ?[32] | - | - | ||
| juin 1944 | Mme Martin[Note 17] | ?-? | - | - | relâchée | |||
| 20 juin 1944 | Constantin Zarapoff (d) | 1878-1945 | général de brigade aérienne | résistant[Note 8], chef militaire de Libération-Nord | oui | ? | convoi I.264 | mort en déportation |
| 20 juin 1944 | Jules Bruncher[Note 18] | 1887-1944 | général de brigade aérienne[33] | résistant[Note 8] de l'OCM et de l'Armée secrète | oui | ? | convoi I.264 | mort en déportation |
| 20 juin 1944 | Raymond Sarton du Jonchay (d) | 1900-1991 | colonel | résistant[Note 8] | - | - | évadé de la Gestapo[Note 19] | |
| juin 1944 | Louis Zaepfel[Note 20] | 1878-? | commandant (r) | oui | Fresnes | - | rentré[Note 21] | |
| juin 1944 | Lucien Vibrault[34] | 1915-? | ? | ? | ? | |||
| 20 juin 1944 | Jacques Brunschwig-Bordier | 1905-1977 | haut fonctionnaire | résistant[Note 4],[Note 22], chef de Libération-Nord | oui | Fresnes | convoi I.264 | évadé |
| 20 juin 1944 | Marie Bruncher[Note 23] | 1889-1944 | - | ? | convoi I.264 | morte en déportation | ||
| 20 juin 1944 | Mlle Merop[Note 24] | ?-? | - | - | - | relâchée | ||
| 20 juin 1944 | Andrée Sauvanet[Note 24] | ?-? | institutrice | - | oui | - | - | relâchée |
| juin 1944 | Jean Joseph Gaultier | ?-? | - | |||||
| juin 1944 | Georges Gardier | ?-? | - | |||||
| juin 1944 | Jean Pierre Bachelet | 1904-? | - | |||||
| juin 1944 | Isidore Froger | 1903-? | - | |||||
| juin 1944 | Serge Millecamps | 1925-? | - | relâché | ||||
| juin 1944 | Joseph Chatel | 1887-? | - | relâché | ||||
| juin 1944 | Henri Gosset | 1881-? | résistant[Note 4] | - | ||||
| juin 1944 | Lucienne Bultez[Note 25] | 1916-? | - | |||||
| juin 1944 | Yvonne Laquere[35] | 1918-1980 | résistante du mouvement Défense de la France[36] | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| juin 1944 | M. Laquere | ?-? | - | - | relâché | |||
| juin 1944 | Mme Laquere | ?-? | - | - | relâchée | |||
| 21 juin 1944 | Pierre-Paul Schweitzer | 1912-1994 | haut fonctionnaire, futur DG du FMI | résistant[Note 8] chef du réseau NAP | oui | Fresnes puis camp de Royallieu[Note 26] | convoi I.265 | rentré |
| 21 juin 1944 | Jacques Chalut | 1919-1992 | étudiant en médecine | résistant[Note 8] du réseau NAP | oui | ? | convoi I.265 | rentré |
| 21 juin 1944 | Jean Gilibert | 1922-2000 | résistant[Note 4] du réseau NAP | oui | ? | convoi I.265 | rentré | |
| 21 juin 1944 | Jean de Rudder | 1902-1986 | imprimeur[37] | résistant[Note 8] du réseau NAP | oui | Fresnes puis camp de Royallieu | convoi I.265 | rentré |
| 21 juin 1944 | Solange Desjardins[38] | 1907-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 21 juin 1944 | Fanny Leblond | 1923-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| Laurent Drach | 1895-1945 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Armand Desangin | 1905-1945 | photographe[39] | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | ||
| 23 juin 1944 | Mme Desangin | ?-? | - | - | - | relâchée | ||
| 23 juin 1944 | Aline Graff | ?-? | retoucheuse | |||||
| 23 juin 1944 | Serge Faydault | ?-? | opérateur | |||||
| 23 juin 1944 | Marie Médard[Note 27] | 1921-2013 | étudiante | résistante[Note 4] du réseau Jonque[40] | oui | Fresnes | convoi I.264 | rentrée |
| 24/27 juin 1944 | Horace Lempereur[Note 28] | 1889-1945 | résistant FFI[41] | oui | ? | convoi I.281 | mort en déportation | |
| 24/27 juin 1944 | Mme Lempereur[Note 29] | ?-? | - | - | relâchée | |||
| 24/27 juin 1944 | Paul Petit | 1896-1945 | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord[42] | oui | ? | convoi I.281 | mort en déportation | |
| 26 juin 1944 | Jean Gotteland | 1905-1987 | résistant[Note 8] du réseau NAP[43] | oui | ? | convoi I.281 | rentré | |
| 24/27 juin 1944 | Claude Lafargue | 1913-? | médecin | résistant[Note 4] du Mouvement Résistance[44] | ? | convoi I.281 | rentré | |
| 24/27 juin 1944 | Laure Cambier | 1905-1987 | commis de préfecture[45] | résistante[Note 8] du mouvement Voix du Nord et BOA[45] | oui[45] | La Madeleine | ||
| 24/27 juin 1944 | Mlle Bailleul | ?-? | ? | - | relâchée[46] | |||
| 29 juin 1944 | José Bellec | 1918-2004 | haut fonctionnaire | résistant[Note 4] du Mouvement Résistance puis du NAP | oui | Fresnes puis camp de Royallieu | convoi I.265 | rentré |
| 30 juin 1944 | France Pejot[47] | 1914-2010 | commerçante | résistante[Note 8] du mouvement Franc-Tireur et NAP | Fresnes[48] | convoi I.264 | rentrée | |
| 30 juin 1944 | Clotaire Vannihuse | 1911-1960 | ingénieur | résistant[Note 8] du mouvement Voix du Nord[Note 30] | oui | Loos[49] | convoi I.281 | rentré |
| 30 juin 1944 | Serge Leburgue | 1920-1944 | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord[49] | Loos[49] | convoi I.281 | mort en déportation | ||
| 30 juin 1944 | Albert Grard | 1921-1944 | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord[49] | Loos[49] | convoi I.281 | mort en déportation | ||
| Début juillet 1944 | Paul Thellier | 1889-1945 | instituteur, directeur d'école | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord | ? | convoi I.281 | mort en déportation | |
| 2 juillet 1944 | Léon Barré[Note 31] | 1885-1945 | plombier zingueur | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord[50],[51] | ? | convoi I.281 | mort en déportation | |
| Début juillet 1944 | Alfred Barré[Note 32] | 1910-1944 | résistant[Note 4] du mouvement Voix du Nord[52],[51] | ? | convoi I.281 | mort en déportation | ||
| 2 juillet 1944 | Omer Mercier (père) | 1886-1945 | résistant[Note 4],[53] | ? | convoi I.281 | mort en déportation | ||
| Début juillet 1944 | Omer Mercier (fils) | 1914-1994 | résistant | ? | convoi I.281 | rentré[54] | ||
| 30 juin 1944 | Irma Woehrlé[Note 33] | ?-? | propriétaire de salon de thé | |||||
| 30 juin 1944 | Mlle Woehrlé[Note 34] | 1929-? | Fresnes[Note 35] | - | relâchée | |||
| Fin juin/déb. juil. 1944 | Mlle Buchet | ?-? | ||||||
| Fin juin/déb. juil. 1944 | Mme Ramondo | ?-? | ||||||
| 5 juillet 1944 | Jean Salas | 1919-? | chef de chantier[55] | résistant du réseau franco polonais F2[55] | ? | ? | ? | |
| 5 juillet 1944 | Jean Desbordes[Note 36] | 1906-1944 | écrivain et poète | résistant du réseau franco polonais F2[56] | oui | - | - | mort sous la torture |
| Wanda Carliez[Note 37] | 1915-1988 | résistante du réseau franco polonais F2[57] | oui | ? | convoi I.264[Note 38] | rentrée | ||
| Germaine Hommel[Note 39] | 1893-1982 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | |||
| juillet 1944 | Madeleine Desbordes[Note 40] | 1909-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 6 juillet 1944 | Anne de Bauffremont | 1919-1945 | résistante du réseau franco polonais F2 | oui | Fresnes | convoi I.264 | morte en déportation | |
| 6 juillet 1944 | Catherine Dior | 1917-2008 | résistante[Note 4] du réseau franco polonais F2 | oui | Drancy | convoi I.264 | rentrée | |
| juillet 1944 | Raymonde Tilles | 1910-2003 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 11 juillet 1944 | Jacqueline Bernard[Note 41] | 1913-1998 | journaliste | résistante[Note 8] du mouvement Combat | oui[31] | Fresnes | convoi I.264 | rentrée |
| 11 juillet 1944 | Yvonne Baratte | 1910-1945 | peintre et graveur | résistante[Note 8] | oui | Fresnes puis Romainville | convoi I.264 | morte en déportation |
| 11 juillet 1944 | Philippe Bazin | 1921-1991 | étudiant | résistant du réseau Darius (Lyon) | ? | convoi I.264 | rentré | |
| juillet 1944 | Jeanne Matthey[Note 42] | 1886-1980 | joueuse de tennis | résistante du réseau franco polonais F2 | ? | convoi I.264 | rentrée | |
| juillet 1944 | Jeanne van Roey | 1900-1987 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 13 juillet 1944 | Xenia Galan[Note 43] | 1915-1989 | [58] | Fresnes | convoi I.264 | rentrée | ||
| 13 ou | Edwige Krawczynska[Note 44] | 1903-? | résistante[59],[31] | oui | ? | convoi I.264 | rentrée | |
| juillet 1944 | Yvonne Rusiecki | 1907-1990 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| juillet 1944 | Caroline Rusiecki | 1872-1945 | - | ? | convoi I.264 | morte en déportation | ||
| 13 ou | Gabrielle Anglès[Note 45] | 1907-? | résistante du réseau franco polonais F2[31] | oui | ? | convoi I.264 | rentrée | |
| 13 ou | Louise de Giraud d'Agay[Note 46] | 1914-2011 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| Suzanne Gradstein[Note 47] | 1900-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | |||
| juillet 1944 | Yvonne Bergont[Note 48] | 1895-1945 | résistante[Note 4] | ? | convoi I.264 | morte en déportation | ||
| 14 juillet 1944 | Irène Lewulis[Note 49] | 1909-? | résistante polonaise du réseau Marie-Odile[60] | Fresnes[61],[Note 50] | - | rentrée | ||
| juillet 1944 | Wladimir Kaczorowski | 1892-1944 | résistant du réseau Pown-Monika | oui | - | - | mort suite à torture | |
| 18 juillet 1944 | René Kapel | 1907-1994 | rabbin, futur ambassadeur d'Israël | résistant[Note 4] de l'Armée juive | oui | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | évadé du convoi |
| 18 juillet 1944 | Jacques Lazarus | 1916-2014 | résistant[Note 8] de l'Armée juive | oui | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | évadé du convoi | |
| 18 juillet 1944 | André Amar | 1908-1990 | banquier | résistant[Note 4] de l'Armée juive | oui[31] | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | évadé du convoi |
| 18 juillet 1944 | César Chamay | 1910-1960 | résistant[Note 8] de l'Armée juive | oui | Fresnes | convoi I.265 | évadé du convoi[62] | |
| 18 juillet 1944 | Maurice Loebenberg | 1916-1944 | commercial | résistant[Note 8] du MLN et de l'Armée juive | oui | - | - | mort sous la torture |
| 18 juillet 1944 | Max Windmüller | 1920-1945 | résistant[Note 4] du groupe Westerweel | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | mort en déportation | ||
| 18 juillet 1944 | Ernest Appenzeller[Note 51] | 1926-1994 | résistant[Note 4] de l'Armée juive | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | évadé du convoi | ||
| juillet 1944 | Paula Kaufman | 1920-2013 | résistante[Note 4] de l'Armée juive | oui | Fresnes puis Drancy | convoi I.265 | rentrée | |
| 18 juillet 1944 | Eddy Florentin | 1923-2012 | journaliste, historien | résistant | oui[31] | Fresnes | convoi I.265 | évadé du convoi |
| 18 juillet 1944 | Bernard Susen | 1926-2007 | résistant de l'Armée juive | Fresnes | convoi I.264 | rentré[63] | ||
| juillet 1944 | Charles Mandelbaum | 1922-2009 | - | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| Clément Terral | 1901-1993 | coiffeur | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| Edmond Zilliox | 1922-2014 | - | ? | convoi I.264 | rentré | |||
| Gaston Chabannes | 1920-1945 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Roger Fournier | 1920-1944 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Bernard Pétin | 1924-1945 | résistant[Note 4] du réseau Gallia | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Édouard Morvillez | 1922-1945 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Blanche Gonod | 1899-1945 | - | ? | convoi I.264 | morte en déportation | |||
| 4 août 1944 | Reine Claude | 1919-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 4 août 1944 | Nicole Clarence[Note 52] | 1922-2007 | future journaliste | résistante[Note 4] | oui[31] | Fresnes | convoi I.264 | rentrée |
| 4 ou 5 août 1944 | Marie-Thérèse Denizot | 1925-2018 | - | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 4 ou 5 août 1944 | Denise Carré[Note 53] | 1922-2000 | résistante du réseau Thermopyles[64] | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| 4 août 1944 | Georges Bruhat | 1887-1945 | physicien, directeur de l'ENS | résistant[Note 4] | Fresnes | convoi I.264 | mort en déportation | |
| 4 août 1944 | Jean Baillou (d) | 1905-1990 | futur ministre plénipotentiaire[65] | résistant[Note 8] | ? | convoi I.264 | rentré | |
| 4 ou 5 août 1944 | Edmond Jacquier | 1920-1944 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | ||
| 4 ou 5 août 1944 | Geneviève Rethoré | 1922-1945 | résistante[Note 4] | oui[31] | ? | convoi I.264 | morte en déportation | |
| Janine Carlotti[Note 54] | 1920-2013 | résistante[Note 4] du mouvement Franc-Tireur | ? | convoi I.264 | rentrée | |||
| 5 août 1944 | Emmanuelle Glain[Note 55] | 1920-2022 | sténodactylo | résistante[66],[67] | oui | Fresnes | -[Note 56],[66],[67] | rentrée |
| 5 août 1944 | Jean-Paul Schlienger | 1925-2017 | résistant[Note 4] du BCRA | ? | convoi I.264 | rentré | ||
| Jean Viennot | 1925-1944 | - | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Geneviève Chebroux[Note 57] | 1920-2001 | résistante[Note 8] | ? | convoi I.264[Note 58] | rentrée | |||
| début août 1944 | Jacques Jourda | 1913-2011 | agent général commercial | résistant[Note 8] | ? | convoi I.264 | évadé | |
| James Hardy | 1921-1945 | résistant | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| Edmond Cigogne | 1921-1944 | résistant[Note 4] | ? | convoi I.264 | mort en déportation | |||
| août 1944 | Louis Frandi | 1918-1944 ou 45 | résistant du mouvement Combat | ? | convoi I.264 | disparu en déportation | ||
| Janine Dilley[Note 59] | 1920-1974 | résistante du réseau Gallia | ? | convoi I.264 | rentrée | |||
| Nina Khingouloff | 1921-? | - | ? | convoi I.264 | rentrée | |||
| août 1944 | Marguerite Buchet | 1917-? | résistante[Note 4] | ? | convoi I.264 | rentrée | ||
| Eugène Celse | 1908-1945 | gendarme | - | ? | convoi I.264 | mort en déportation | ||
| Yvonne Grenier | 1907-1945 | - | ? | convoi I.264 | morte en déportation | |||
| Jeanne Mouret | 1902-1944 | résistante[Note 8] | ? | convoi I.264 | morte en déportation |
La liste des victimes de la Gestapo de la rue de la Pompe est à compléter avec celle du massacre du bois de Boulogne (35 résistants morts au combat ou assassinés), dans lequel elle a joué un rôle significatif.
