Il est peut-être - et ce serait la première fois que son nom ait apparu dans des documents - le Gheerkin des archives administratives de la nouvelle église de Delft: il y est mentionné comme maître de chant entre 1520 et 1524. Gheerkin fut de nouveau nommé maître de chant le . Le séjour à Delft de Gheerkin fut par ailleurs de courte durée: il repartit en .
Si l'on est moins bien renseigné sur le temps qu'il avait passé à la nouvelle église de Delft et à l'église Saint-Jacques de Bruges, les comptes de l'Illustre Confrérie présentent tout de même une source riche en information sur le séjour du compositeur à Bois-le-Duc. Ainsi, on apprend que sa femme fut licenciée parce qu'elle avait négligé les enfants de chœur et qu'elle partit ensuite pour la Frise avec un des enfants de chœur, un certain Simon. À part chanter les vêpres et la messe (chaque semaine et pendant les jours de fête), le chœur chantait presque tous les jours un hymne à la Vierge pour le compte de l'Illustre Confrérie de Notre-Dame. Les chantres étaient présents pendant les services commémoratifs en l'honneur des membres défunts de la Confrérie. Ils participaient aussi à la grande procession annuelle de Bois-le-Duc et aux repas que le noyau des membres de la Confrérie se préparait. L'une des tâches de De Hondt, en sa qualité de maître de chant, consistait dans le recrutement de chanteurs ayant acquis quelque expérience. Il était de coutume qu'un maître de chant à Bois-le-Duc retirait quelques bénéfices de la vente de l'une ou l'autre composition à l'un de ses frères. Le compte de 1539-1540 indique la somme payée à De Hondt pour quelques motets.
La seule chansonnéerlandaise que l'on connaisse de De Hondt, Het was mij wel te vooren gheseijt (On m'avait bien prévenue) est une harmonisation à quatre voix d'une seule strophe de la chanson dont les paroles sont intégralement notées dans le célèbre chansonnier d'Anvers, dont l'unique exemplaire complet conservé de l'une de ses éditions date de 1544. La mise en musique par De Hondt figure non seulement dans le chansonnier de Zeghere van Male (1542), mais aussi dans l’Ierste musyck boexken de chansons néerlandaises, publié en 1551 par Tielman Susato,
Ressources
Discographie
Unique monographie discographique:
Gheerkin de Hondt - a Portrait, Egidius Kwartet, Et'cetera KTC 1300 (CD).
Deux versions, l'une vocale, l'autre instrumentale, de Het was mij wel te vooren gheseijt (On m'avait bien prévenue), sur: