Gherardo Segarelli

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Gherardo Segarelli
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Condamné pour

Gherardo Segarelli ou Segalelli (Segalara province de Parme, ~1240 – Parme, ) est un prédicateur millénariste brûlé sur le bûcher comme hérétique.

1260 est l'année selon les prévisions de Joachim de Flore qui voyait débuter l'époque du Saint-Esprit et au cours de laquelle apparaissent les processions et les troubles des flagellants dit Scuriati ou Battuti qui parcourent toute l'Italie centro-septentrionale. Segarelli demande d'être admis au couvent des frères franciscains de Parme, mais son admission est refusée.

Dans sa Chronique, Fra Salimbene de Adam de Parme décrit cette situation[1] :

« Alors que j'étais à Parme, dans le couvent des frères mineurs, comme sacerdote et prédicateur, un jeune se présenta, natif de Parme, d'origine humble, illettré, sot et ignorant, qui s'appelait Gherardino Segarelli, et il demanda d'être accueilli dans l'ordre des frères mineurs. N'ayant pas été exaucé, jusqu'à ce que cela fut possible, il s'attardait toute la journée en méditation dans l'église et il lui vint l'idée de faire de sa propre initiative ce qu'il demandait inutilement aux frères. Comme au-dessus du couvercle de la lampe de la fraternité du bien heureux François étaient peints tout autour les apôtres en sandales, parfois avec le manteau sur les épaules, il restait de long moment à les contempler et de là il prit sa décision. Il laissa pousser sa barbe et ses cheveux, il porta des sandales et il bordone des frères mineurs parce que tous ceux qui se proposent de créer une nouvelle congrégation volent quelque chose à l'ordre franciscain. Puis il se fit faire une tunique de toile rêche et un manteau en fil très gros qu'il portait parfois autour du cou et sur les épaules, convaincu ainsi d'imiter les habits des apôtres. »

Les apostoliques

Salimbene, âpre ennemi de Segarelli, ajoute qu'il « distribuait le peu d'argent qu'il possédait et d'habiles coquins profitèrent de sa naïveté, après quoi il commença à vivre d'aumône et à prêcher, invitant le peuple à la pénitence. » Il eut un succès certain auprès des humbles de toute l'Émilie et ses disciples, les fratres et sorores apostolicae vitae ou simplement apostoliques ou minimi, deviennent même plus populaires que les franciscains.

Les apostoliques mènent une vie de jeûnes et de prières, travaillant ou demandant la charité, ils ne donnent pas de valeur à la chasteté : la cérémonie d'acceptation de nouveaux disciples prévoit que, publiquement, ils se déshabillent nus comme l'avait fait François d'Assise. Ils prêchent la désobéissance au pape, la possibilité du prêche ambulant des laïcs, l'imminence de la punition céleste provoquée par la corruption des coutumes ecclésiastiques, la stricte observation des préceptes évangéliques et la pauvreté absolue.

La répression

Notes et références

Voir aussi

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