Wikiwand AI

Ghilas Aïnouche

caricaturiste et dessinateur de presse algérien From Wikipedia, the free encyclopedia

Ghilas Aïnouche (en kabyle : Ɣilas Σinuc), né le à Sidi-Aïch, est un caricaturiste et dessinateur de presse algérien. En 2022, il est condamné par contumace à 10 ans de prison, en particulier pour « atteinte au président de la République » à travers ses dessins. Depuis il est réfugié en France.

Naissance
Nom dans la langue maternelle
Ɣilas Σinuc
Pseudonyme
Aïnouche
Nationalité
Faits en bref Naissance, Nom dans la langue maternelle ...
Ghilas Aïnouche
Aïnouche au Festival international du théâtre de Béjaïa, en novembre 2015.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Ɣilas Σinuc
Pseudonyme
Aïnouche
Nationalité
Activité
Caricaturiste, dessinateur de presse
Période d'activité
Depuis 2008
Autres informations
Idéologie
signature de Ghilas Aïnouche
Signature.
Fermer

Biographie

Il dessine depuis son enfance. Il dit :« mon métier est une passion »[1],[2].

Il obtient son bac en 2008, collabore avec un journal universitaire. Il travaille dans un hebdomadaire, à la télé et pour des quotidiens nationaux avant de se fixer à TSA (Tout sur l’Algérie) depuis 2013 ; il est licencié en raison de ses dessins[3].

En 2014, à 25 ans, il devient pigiste à Charlie Hebdo un « rêve de gosse » selon lui[4].

En 2016, il est l'invité d'honneur de la 14e édition du festival « Couleurs d’Afrique » à Elbeuf en Normandie[5]. En octobre et , invité par le département d'État américain aux États-Unis, il participe au programme intitulé « Dessinateur de Presse »[6]. En 2018, il fête ses 10 ans de carrière en tant que dessinateur de presse.

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo le , il reçoit menaces et insultes[7],[8].

Il est blessé dans des violences exercées par la police algérienne à cause de ses dessins, le à Aokas (Béjaïa)[9]. Ghilas Aïnouche présente des blessures apparentes ; malgré les photos et les nombreux témoins[10], sa plainte est refusée[11].

Le , le journal TSA, avec lequel il collabore depuis 4 ans, est bloqué par le pouvoir algérien, à cause de quelques-uns de ses dessins publiés sur Facebook[12],[13]. Le , le journal le licencie[14]. Il peut alors paraître normalement[15].

En 2022, Ghilas Aïnouche est condamné par contumace à 10 ans de prison, en particulier pour « atteinte au président de la République [et] apologie du terrorisme » à travers ses caricatures[16],[17].

Il s'est réfugié en France. En 2025, il affirme être régulièrement contacté par les autorités algériennes : elles lui proposent l'annulation de sa peine de prison contre un ralliement au régime, ce qu'il refuse[18].

Un briseur de tabous

« Quand on brise un tabou, on finit par le banaliser », répète souvent l'artiste. Il n'a aucune restriction envers des sujets considérés comme dérangeants[19].

Ses dessins sont souvent parfois qualifiés de provocateurs, dérangeants, vulgaires, anti-pouvoir, anti-islam[20]. Le travail de Ghilas Ainouche suscite parfois des polémiques liées aux thématiques régionales et identitaires.

Controverse

À la suite de la publication des résultats des examens du baccalauréat et du BEM, un dessin intitulé « La Kabylie toujours classée première aux BAC et BEM » est publié : il met en scène un militaire et d'autres figures stéréotypées demandant aux représentants de la Kabylie de leur apprendre à être « aussi beaux et intelligents » qu'eux. Le personnage kabyle répond : « Désolé, c'est dans les gènes ! »[21].

Des observateurs et des internautes ont qualifié ce dessin d'essentialiste ou de véhiculer un discours suprémaciste régionaliste[22]. D'autres ont défendu une démarche satirique et provocatrice, propre au dessin de presse.

Distinctions

Il a obtenu plusieurs distinctions : le Premier Prix au Concours national de la caricature en 2010[15], « Prodige algérien en tant que caricaturiste » par l'opérateur de la téléphonie mobile Djezzy en 2012[23] ; le prix du « Bournous Awaghlis » 2015 dans sa région natale[24] et élu « Personnalité kabyle de l’année 2015 » par le journal électronique Kabylie-news[25].

L'hebdomadaire français Le Point le place parmi les sept artistes marquants de l'année 2015 en Algérie[26].

Ouvrages parus

En 2014, il publie son premier livre Sauve qui peut !, aux éditions Édilivre[27].

Notes et références

Liens

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks