Gibet de Morges
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| Destination initiale |
Gibet |
|---|---|
| Destination actuelle |
vestiges |
| Construction |
XVIIIe siècle |
| Patrimonialité |
Classée Monument historique 1958 |
| Pays |
Suisse |
|---|---|
| Canton | |
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
Le gibet de Morges est un monument historique du canton de Vaud en Suisse. Il se trouvait au voisinage de la route du lac, sur la rive gauche du cours d'eau du Boiron de Morges, sur l'actuelle commune de Tolochenaz. Il n'en subsiste qu'une seule colonne maçonnée, recomposée en 1958.
Au XIIIe siècle, le seigneur de Vufflens, qui détenait le droit de dernier supplice sur toute la région de Morges, avait établi ses « fourches » au voisinage immédiat de la future agglomération.
Mais vers 1286 Louis Ier de Vaud accapare ce secteur pour y créer de toutes pièces une ville neuve, qui prendra le nom du cours d'eau voisin, la Morges (rivière). Son autorité s'étend aux droits de haute justice. Il fait par conséquent élever un nouveau son gibet en limite de ce territoire, sur la commune de Tolochenaz, sur la rive gauche du Boiron de Morges, au midi du vieux chemin menant de Tolochenaz à Saint-Prex, et en amont de la grande route plus récente, dite du lac.
Les lieux de justice
Au Moyen Âge, la justice se rend à Morges sur la place du marché, où un banc réservé à cet usage se trouve sous les halles. Plus tard, la justice inférieure, qui traite des affaires mineures, a lieu à l'hôtel de ville. La petite statue de la Justice (1651), dont une copie figure dans une niche à l'angle de l'hôtel de ville, provient de l'une des fontaines de la ville.
Un autre siège de justice est, au Moyen Âge, situé à l'entrée du château. Après la conquête bernoise en 1536, les baillis maintiennent la tradition en faisant restaurer, en 1566, ce siège de justice à l'entrée de la porte antérieure de la forteresse, mais déplacent les audiences baillivales dans la cour supérieure du château.
Les affaires criminelles relèvent de la haute justice et sont traitées par la justice baillivale. Les exécutions capitales doivent être approuvées par le gouvernement de Berne lui-même[1] .