Gilbert Abraham-Frois

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Décès
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AngletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Isaac Gilbert AbrahamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Gilbert Abraham-Frois
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Fonctions
Président
Association française de science économique (d)
-
Louis-André Gérard-Varet (d)
Pierre Morin (d)
Rédacteur en chef
Revue d'économie politique
-
Bernard Lassudrie-Duchêne (d)
Antoine d'Autume (d)
Jury (en)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
AngletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Isaac Gilbert AbrahamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université Paris-Nanterre (-)
Université de Poitiers (-)
Université Mohammed-V (-)
Université de Caen-Normandie (-)
Université de Paris (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinction
Prix Rossi (Croissance, Innovations, Bulles spéculatives (d)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Gilbert Abraham-Frois (1934-2024) est un économiste français. Il a notamment enseigné à l'université Paris X Nanterre. Il est connu pour son manuel d'économie Économie politique.

Gilbert Abraham-Frois naît en .

Il est diplômé de l'école des Hautes études commerciales (HEC) en 1956 puis de l'Institut des Études Politiques de Paris en 1958[1].

En 1960, il soutient sa thèse « Essai sur les problèmes d’investissement en pays sous-développés » à l'université de Paris sous la direction d'André Philip. Il obtient le Prix de la Faculté de droit et sciences économiques de Paris, le Prix Jean Lescure de la meilleure thèse des Facultés de droit et sciences économiques de France et le Prix de l’Association française de science économique[1].

En 1962, Gilbert Abraham-Frois devient assistant à l'Université de Paris puis chargé de cours à l'université de Caen en 1963. En 1964, il obtient l'agrégation des Facultés de droit et sciences économiques et devient Professeur des universités en sciences économiques à l'université de Rabat et à l'université de Casablanca, au Maroc[1].

En 1968, il rejoint l'université de Poitiers qu'il quitte pour l'université Paris X - Nanterre en 1969. Il enseigne à Nanterre jusqu'à son départ en retraite, en 2003[1].

Gilbert Abraham-Frois meurt le à Bayonne[1].

Carrière universitaire

À son arrivée, cinq ans après l'inauguration de l'université de Nanterre, Gilbert Abraham-Frois participe à la structuration de l'enseignement de l'économie sur le campus. Foyer majeur du mouvement de Mai 68, celui-ci continue d'être le lieu de nombreuses contestations étudiantes. En 1971, une bombe fumigène contraint ainsi Gilbert Abraham-Frois à interrompre un examen d'informatique[2].

Durant sa carrière à Nanterre, il dirige le Diplôme d’Études Approfondies (DEA) « Modélisation et analyse quantitative » (MAQ) et le Magistère « Modélisation appliquée[1]». Puis, entre 1992 et 1993, il dirige l’École doctorale « Analyses et techniques économiques avancées » et assure également jusqu'en 2000 la direction du MODEM (Modélisation de la dynamique économique et monétaire) qui est reconnu comme URA par le CNRS en 1993 puis comme UMR en 1996[1].

De 1999 à 2000, il est président de l'Association française de science économique (AFSE) et est également rédacteur en chef de la Revue d’Économie Politique entre 1998 et 2008[3].

Travaux scientifiques et engagement intellectuel

Selon Françoise Larbre, Florence Legros et Valérie Mignon : « les publications scientifiques [de Gilbert Abraham-Frois] couvrent des champs variés, de l’économie classique à l’économie de l’innovation en passant par les différentes théories de la croissance, la théorie des cycles, les questions monétaires et financières, les bulles, les crises »[1].

Quelques mois avant le Coup d’État militaire de 1980 en Turquie, Gilbert Abraham-Frois est parmi les signataires d'un appel d'intellectuels français contre la violence et le « climat de terreur politique » qui règne dans le pays, publié dans Le Monde[4].

Publications

Notes et références

Liens externes

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