Gilbert Bourdin
gourou et chef religieux français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gilbert Bourdin ( - ), également connu sous le nom de Seigneur Hamsah Manarah, Swami Hamsananda Sarasvati, ou S. Hamsah Manarah, est le fondateur du mouvement sectaire de l'aumisme, présentée comme la « religion universelle de l'Unité des Visages de Dieu », et dont la forme administrative est composée de l'Association cultuelle du vajra triomphant (ACVT)[1] et de l'Association des chevaliers du vajra triomphant (AVT)[2], anciennement Ordre initiatique des chevaliers du lotus d'or jusqu'en 1995[réf. nécessaire], et classée cette année-là comme secte par la commission parlementaire sur les sectes en France. Le siège de l'association, basé dans la région de Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence, où résidait le Seigneur Hamsah Manarah, est le monastère du Mandarom.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Gourou, chef religieux |
| Organisation |
|---|
Biographie
Gilbert Bourdin naît le 25 juin 1923, dans une famille catholique de la Martinique[3]. Il quitte cette île en 1956. Il s'engage dans différents milieux ésotériques et occultistes, s'affilie à la Société théosophique et à la franc-maçonnerie, fréquente assidument les milieux rosicruciens, martinistes, kabbalistes et alchimistes[4].
Sa recherche spirituelle l'amène à voyager, d'abord à New Delhi, puis à Rishikesh, dans l'Himalaya, où il s'intègre dans la lignée de Swami Sivananda. Le 13 février 1961, Gilbert Bourdin reçoit, dans l'ashram de Sivananda l'initiation de sannyasin, c'est-à-dire de renonçant se consacrant à la vie spirituelle. A cette occasion, Sivananda lui donne le nom de Hamsananda Sarasvati[5].
Durant l'hiver 1962-1963, le Seigneur Hamsah Manarah, rentré en France, se retire dans une grotte isolée du Vaucluse. À la suite de cette expérience, en tant qu'enseignant de yoga, il rassemble autour de lui ses premiers disciples. Pendant les années suivantes, il publie 8 livres sur le yoga, dont le premier Naturopathie et yoga est traduit en espagnol, néerlandais et italien[6].
C'est en 1990 qu'il se donne le titre de « Sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah »[7], se faisant ainsi appeler par les fidèles du mouvement, et se couronne « Messie Cosmo-planétaire » à la fin d'une cérémonie le , première d'une série de sept cérémonies, les « sept pas de la Révélation », une pour chaque religion, jusqu'au [8]. Ce jour d'août 1990, il se présente comme le Christ de retour sur Terre[9], ouvrant les portes du Mandarom à la presse.
Il a exercé comme instituteur[10].
Accusations de viol
Mis en examen et en détention provisoire en [11],
Selon Maurice Duval, dans son ouvrage Un ethnologue au Mandarom, « une des anciennes adeptes qui se disait victime de viol et qui en a fait la matière d'un livre, s'est vue condamnée par le Tribunal de grande instance de Nanterre à payer des dommages et intérêts »[13].
Décès
Gilbert Bourdin meurt le à l'hôpital de Grasse. Il souffrait de diabète et de la maladie de Parkinson[14].