Né en 1856 à Commentry, ouvrier mineur, Gilbert Cotte est signalé à Roche-la-Molière en 1887[2]. Militant syndicaliste de la Loire, il est élu secrétaire général de la Bourse du travail de Saint-Étienne en 1895, puis de la Fédération nationale des mineurs de France[3]. Organisateur de grèves, notamment de celle des Traminots en novembre-, il dirigea la fraction guesdiste stéphanoise[2]; il fut préféré à Jules Ledin lors du renouvellement du secrétariat en (il fut réélu en 1896)[2].
Sa popularité auprès des mineurs sera affectée par le comportement dilatoire du comité national dans les années 1901 et 1902[3]. En , la fédération de la Loire, œuvre de Cotte, quitte l’organisation nationale avec l’intention d’adhérer à la Confédération générale du travail (CGT), qui refuse cependant toutes relations avec lui[3].
Notes et références
↑Jean Jaurès, Oeuvres: Défense Républicaine et Participation ministérielle, t.8, Fayard, (lire en ligne)
123Institut des études régionales et des patrimoines (Saint-Etienne, Loire, France), Créations et solidarités dans la grande ville ouvrière, Publications de l'université de Saint-Etienne, (lire en ligne)
123Emile Pouget, L’Action directe et autres écrits syndicalistes (1903-1910), Marseille, Agone,